Novembre commence mal et continue en pire.
Il s’ouvre sur la fête des Morts, journée austère et désolée, et continue par des pluies noires, la boue, la brume, le froid, la nuit, à peine coupés, les années indulgentes, par le soleil jaune de la Saint-Martin.
Les chrysanthèmes pourrissent et les souliers prennent l’eau. L’homme se ratatine sur lui-même, se rétrécit et se bande comme un ressort. Il lui en vient un nouveau dynamisme, qui se traduit par un immense besoin de choucroute et de chasse au loup.
Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons – Novembre
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