Pourquoi je m’oppose à la loi sur "l’aide à mourir"
Chers amis,
La loi dite "du droit à l'aide à mourir", votée à l'Assemblée en mai dernier, est arrivée au Sénat.
Vote solennel le 28 janvier. Le temps presse.
On nous explique que cette loi serait un progrès. Qu'elle relèverait de la fraternité. C'est une ruse. Froide, calculée.
Deux lois avancent côte à côte. L'une promet les soins palliatifs. L'autre organise la mort. On tient d'une main la loi qui soigne, et de l'autre la loi qui tue. La première main ignore ce que fait la seconde.
Le langage sert d'anesthésie. On ne tue plus : on « accompagne ». On ne supprime plus : on « prolonge le soin ». Le mot efface la chose.
On franchit une ligne que les civilisations traçaient pour se protéger elles-mêmes. L'interdit de tuer disparaît, remplacé par une permission administrative, budgétaire.
Le pauvre, le malade, le handicapé, l'isolé apprendront à douter. À se demander si la seringue qui s'approche est celle qui soulage… ou celle qui met fin.
Je refuse cette imposture. Je refuse que la France enseigne aux plus faibles qu'ils feraient mieux de disparaître.
C’est cela, le populicide : quand on gouverne contre le peuple réel, contre sa chair, contre son être.
C'est pourquoi je vous appelle à signer la pétition de la Fondation Jérôme Lejeune "Euthanasie : ne nous laissons pas abattre !"
Je compte sur vous.
Philippe de Villiers

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire