Le blog d'un contemporain du crépuscule - Membre de l'Internationale Réactionnaire
"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"
Louis Ferdinand Céline
Louis Ferdinand Céline
mardi 22 octobre 2013
vendredi 18 octobre 2013
Quand "valsent" les valeurs de gauche
Ce n’est pas qu’elles étaient toutes rutilantes les valeurs
dites de "gauche" lorsque Fanfan la
Teinture arriva au pouvoir en mai 2012. Non, tout juste
avaient-elles été ressorties du placard où Mitterrand les avait remisées trente
ans plus tôt, pour être dépoussiérées et ripolinées le temps d’une campagne
présidentielle, histoire de faire rêver le prolo et s’enflammer le bobo.
Dès
septembre 2012, le discours du renoncement qui renvoyait le changement pour « maintenant »
à la Saint Glinglin,
calma les ardeurs et le bon peuple comprit qu’une fois encore, sous un
gouvernement de gauche, il lui faudrait courber l’échine et tendre l’arrière
train. François ferait le reste…
Les illusionnistes occupèrent tout un printemps l’opinion
avec le mariage dit « pour tous ». Les belles âmes s’exaltèrent et se
pâmèrent devant une telle avancée de civilisation. Mais cet orgasme sociétal ne
maintint pas longtemps la gauche en l’air. Croissance inexorable du nombre de chômeurs,
creusement des déficits, fermeture à tour de bras d’entreprises, humiliation
diplomatique (Syrie), ramenèrent la gauche à son triste quotidien. En avalant
cette potion bien amère, le gogo de gauche croyait avoir tout subi et au moins
estimait-il être toujours le camp du bien, de la pensée progressiste
et de l’élégance d’esprit. Il n’était pas au bout de ses peines…
Voilà que, pour employer la terminologie qu’utilisait le
journal « Libération » lors des heures les plus sombres de notre
histoire (quinquennat Sarkozy), sous l’autorité d’un ministre socialiste,
furent exécutées cette semaine des rafles à la sortie des écoles pour
expulser du pays des lumières, d’innocentes écolières en situation irrégulière. Et
pour couronner le tout, dans la même semaine, une « grande
conscience de gauche » (Bedos) et un candidat du PS (Bourdeau) se mirent à
insulter deux femmes en invoquant, faux culs et ignorants qu’ils sont, l’esprit
rabelaisien et Hara Kiri, en les qualifiant de « conne » et de « salope »
sans que cela ne semble choquer les bien pensants qui, pour notre plus grand
malheur, nous gouvernent.
C’est que, mes chers Compatriotes, avant d’être des femmes,
Nadine Morano et Marion Marechal-Le Pen sont de droite. Ouf ! Les belles âmes sont rassurées. Alors, évidemment dans ces conditions, cela
excuse tout, même le fait que l’on puisse se conduire avec elles de la façon la
plus vulgaire qui soit.
On savait que pendant le quinquennat Hollande, la gauche
toucherait le fond mais personne n’aurait osé professer qu’il se situerait aussi bas.
CD
samedi 12 octobre 2013
En route vers les municipales
jeudi 10 octobre 2013
PULL !
"Pascal Houbron a décidé de repartir dans la bataille des municipales" écrit le Bulletin de cette semaine.
Qui en doutait ? C'est d'abord une question d'indemnités de maire et de vice-président de la Crea, on ne renonce pas facilement à plusieurs milliers d'euros par mois. Ensuite le coupable revient toujours sur les lieux de son crime ou plutôt concernant Pascal Houbron devrait-on écrire de ses crimes. Mensonges, manipulations, vol de commune, viol de démocratie...Le pédigrée de l'homme qui n'aime pas Bihorel est long comme un jour sans pain et nous aurons tout le loisir pendant les mois et semaines qui nous séparent des municipales de 2014 de rafraichir la mémoire des Bihorellais en revenant sur ses forfaitures passées et en dénonçant ses mensonges futurs (1).
On se demandera d'ailleurs comment après s'être assis sur l'avis des Bihorellais dans le dossier du P.L.U puis sur leurs votes dans l'affaire de la fusion, ce félon ose revenir solliciter nos suffrages !
Les renégats n'ont décidément pas d'honneur surtout lorsqu'il s'agit de défendre leurs intérêts personnels...Peu importe, mes chers Compatriotes, le freluquet veut y retourner, parfait, que le ball trap commence et crions ensemble "PULL" !
Face au voleur de commune, le Bulletin donne la parole aux représentants des oppositions en la personne de Jean Claude Ravenel et Benoit Pétel (2). Nous avons ici dans nos colonnes appelé à la constitution de ce que l'on pourrait nommer un "front démocratique" pour débarrasser Bihorel de celles et ceux qui en piétinant le suffrage universel se sont placés de facto, hors du pacte républicain.
Lorsque vous lirez dans le Bulletin, les déclarations de J.C.Ravenel et de B.Pétel, vous vous direz que ce serait un beau gâchis si la mayonnaise entre les deux mouvances ne prenait pas... Mais ce front démocratique ne doit pas se limiter aux deux seules principales composantes de l'opposition municipale, il doit aussi s'élargir au mouvement citoyen du CRAC en écoutant ses propositions.
Manu ad ferum
CD
(1) il a déjà commencé en parlant de liste ouverte à gauche, d'inégalités sociales et de baisses d'impôts. Nous y reviendrons
(2) à découvrir dans le Bulletin disponible chez tous les bons marchands de journaux.
lundi 30 septembre 2013
Retour vers l'anonymat
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| Potiche à gauche sur la photo (cliquer sur l'image pour l'agrandir) |
Mes chers Compatriotes, nous savons tous que les élus de BVAB excellent dans le rôle de potiche. Il suffisait, s'il en était encore besoin pour s'en convaincre, d'assister au conseil municipal jeudi soir.
Pour Pascal Houbron, on peut se demander s'il n'est pas devenu aussi transparent que ses berniques à un point tel que les journalistes dans la presse ne mentionnent même plus son nom lorsqu'il apparait sur une photographie. Il faut reconnaitre qu'après avoir démissionné de son poste de maire lors de la fusion, il est aujourd'hui conseiller municipal d'une commune nouvelle qui n'existera plus au 1er janvier. Bref, il n'est plus grand chose, alors pour le freluquet débute sans doute l'apprentissage de l'anonymat qui l'attend après mars 2014 !
Vive Bihorel libre.
CD
Vivement la suite !
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| Cliquer pour agrandir |
Mes chers Compatriotes, un conseil municipal sans grand intérêt que j'ai quitté avant la fin, histoire de ne pas louper le journal de 20 heures sur TF1 (je plaisante). Quelques échanges verbaux un peu tendus mais rien qui vaille la peine d'être retenu, tout juste le fait que la commune va se récupérer au 1er janvier 2014, les stèles et leurs inepties historiques du parc de l'Argilière, gracieusement offertes par les associations d'anciens combattants. Franchement, avec autant d’âneries gravées au m2, ils pouvaient se les garder...
Je vous livre donc l'article de PN contant ce conseil municipal, un récit toujours un peu sucré et en faveur du pouvoir en place (passage sur les "baisses d'impôts").
Vivement janvier et le retour à la mairie sous le regard d'Alfred et du Général.
Vive Bihorel libre !
CD
lundi 23 septembre 2013
Conseil Municipal illégitime, jeudi 26 septembre
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| Pipo Pascal et Bozo Gilbert |
Mes chers Compatriotes, profitons jusqu'à la fin 2013 des dernières représentations dans la commune nouvelle. Séance du conseil municipal illégitime, jeudi 26 septembre à 18h30 à l'espace Guillaume le Conquérant chez les annexionnistes.
Quelques documents pour suivre le programme:
- Convocation et projets:
https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/CONVOCATION%20ET%20PROJETS092013.pdf
- Annexes 157 à 161
https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/ANNEXE%20157%20A%20161.pdf
- PV du CM du 4 juillet
https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/PV%204%20JUILLET%202013.pdf
- Sommaire et annexes 145 à 156
https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851
/SOMMAIRE%20ANNEXE%20ET%20ANNEXES%20145%20A%20156.pdf
- Annexes 170 et 171
https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/ANNEXES%20170%20ET%20171.pdf
jeudi 19 septembre 2013
Sectaire ? Vous avez dit, sectaire...
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| Plus il fait clair, moins elle y voit |
Mes chers Compatriotes, la politique vous savez ce que c’est,
toujours une mauvaise langue de droite ou de gauche pour dire du mal de son
prochain et accuser l’autre de toutes les vilenies. Pas plus tard que la
semaine dernière, un ancien premier ministre insinuait que (parfois) les
socialistes pouvaient se montrer sectaires. Ce n’est pas à moi que l’idée
serait venue d’affirmer une telle chose, non vraiment pas, vous me connaissez. Quoique,
en y réfléchissant…
Oui en y réfléchissant, des socialistes sectaires, j’en ai connu,
ça oui, mais c’était il y a longtemps. Cela doit bien remonter à 2008, aux
dernières municipales, je crois. Leur liste s’appelait Bihorel quelque chose,
je ne me souviens plus très bien, enfin un truc monté pour faire croire que c’était
une liste d’ouverture et de rassemblement alors qu’il n’y avait pas plus
autiste. D’ailleurs, ça c’était mal terminé cette histoire. Les bobos s’étaient vus tellement beaux qu’ils avaient pris le manche du râteau électoral en pleine
poire, le genre de bourre pif que Raoul n’a pas dû oublier. Par la suite, nos
blogs qui se toléraient, ont fini par se brouiller. Une histoire de Casanis et
de maquis, si je me souviens bien. Puis ils ont fini par disparaître et depuis
deux ans, on est sans nouvelle.
Enfin, je vous parle de tout cela, c’était un autre temps,
une autre décennie je vous dis. Maintenant les choses seraient toutes autres. Les
socialistes à Bihorel aujourd’hui ne sont plus aussi aveugles et sourds que ceux de l’époque
(je vous demande d’arrêter de rigoler, comme disait Edouard). Ils ont dû comprendre
que pour battre le Freluquet et ses berniques, brandir la Rose qui est assez défraichie
en ce moment, ne suffirait pas et qu’il fallait bâtir un front démocratique
pour virer les voleurs de communes.
Tenez, j’en veux pour preuve le blog que les socialistes nouveaux viennent d’ouvrir. Ils souhaitent y voir se développer « une
activité que nous souhaitons vivante, riche en débats, polémique mais néanmoins
amicale ». Cela tombe bien, moi aussi !
Alors pour faire
preuve d’ouverture et comme il faut bien aider les petits nouveaux qui se lancent, je vais référencer l’adresse de leur blog dans la liste de mes
préférés et comme ce nouveau millésime de socialistes est animé d’un nouvel « état
d’esprit », ils en feront, n’en doutons pas mes chers Compatriotes, de même sur leur blog avec le mien…pour
montrer cette fois-ci, qu’ils ne sont
pas sectaires et qu’ils joueront la (vraie) ouverture afin que l’histoire ne
leur repasse pas deux fois de suite, le même plat…
Manu ad ferum
CD
l'adresse: www.bihorelavecvous.com
mercredi 18 septembre 2013
La délinquance des puissants (Edwy Plenel)
"le mandat qui m’intéresse, c'est la députation" Pascal Houbron ( 27 janvier 2011)
dimanche 15 septembre 2013
Ridicule
François vient de comprendre que le monde avait deux papas ou deux mamans (comme vous voudrez), mais qu'il n'avait pas besoin d'un(e) troisième. François pourrait s'en tirer avec un peu de gloire s'il décidait de se porter au secours des chrétiens d'orient massacrés en Syrie ou bientôt au Liban mais François n'a ni le cœur ni les "corones" pour.
Il lui resterait bien une porte de sortie honorable à Fanfan la Teinture, si à l'image de son prédécesseur Guy Mollet, il choisissait de pacifier Marseille comme son ancêtre de la SFIO décida de "pacifier" les départements français d’Algérie.
Et oui François, pas la peine d'aller en Syrie, reviens ! A Trappes, dans le 93, à Roubaix-Tourcoing ou à Marseille, on a les mêmes à la maison..!
CD
samedi 14 septembre 2013
Rentrée...
Mes chers Compatriotes, les plus observateurs d'entre vous auront noté que ce blog porte maintenant un nom: "le Plaisir de la Différence". Si celui-ci s'était imposé à moi depuis la création du blog en mai 2009, il ornait jusqu'alors la façade d'une villa surplombant la méditerranée où j'eus jadis mes habitudes. Acquise récemment par de nouveaux riches au mauvais goût (pléonasme), ces derniers n'eurent d'autre urgence que de la débaptiser pour la nommer "l'Oasis" (original n'est-ce pas ?). Le nom étant libre, il pouvait dès lors être celui de ce blog.
Quitter les golfes clairs, chers à Charles Trenet, pour retrouver Bihorel, n'est pas des plus enthousiasmant surtout lorsque le plafond y est (très) bas, non je ne fais pas là allusion au Freluquet et à ses relaps, mais simplement à la météorologie, même si effectivement il va falloir s'habituer à croiser de nouveau toutes ces têtes à claques que l'on avait (presque) oubliées et replonger dans le marigot bihorellais ! Enfin malgré tout, vous me connaissez, il me tarde que le "Ball-trap" des municipales commence, histoire de mettre un point final à une histoire qui dure déjà depuis deux mandats, deux de trop...
Allez, la rentrée a aussi de bons cotés et je vous ai gardé une petite friandise; une chronique de Philippe Meyer, celle du 10 septembre dernier. Philippe Meyer c'est, comme Philippe Muray, indispensable à la survie intellectuelle dans ce quinquennat qui n'en finit pas...
jeudi 12 septembre 2013
Le cave se rebiffe ou la methode Harry appliquée à Nice
Braquage à Nice : le cave se rebiffe
Par François Delaître
À Nice, hier matin, deux braqueurs s’attaquaient à un bijoutier
sexagénaire et le contraignaient à leur ouvrir son coffre. Histoire a priori
banale que ce fait divers, c’est l’éternelle fable du loup et de
l’agneau. Dans son adaptation contemporaine, le loup n’a toutefois plus à
se chercher des prétextes pour dévorer l’agneau, des tiers hybrides se
chargent de les lui trouver, et l’agneau en a pris son parti.
Mais il arrive aussi que l’agneau, parfois, se rebiffe. Et ce matin,
le bijoutier – déjà cambriolé quelques mois plus tôt – a répondu à la
violence de ses agresseurs à coups de pistolet. Bilan de la matinée : un
truand abattu (un « jeune de 22-23 ans », selon un témoin), un autre en fuite avec une partie du butin, et le commerçant placé en garde à vue pour « homicide volontaire ».
Comme le bijoutier de l’avenue de La Motte-Picquet à Paris l’an
dernier, le commerçant niçois apprendra peut-être lui aussi que dans la
France Valls-Taubira, il est des actes qu’on ne saurait tolérer. Il
n’est par exemple pas acceptable qu’un quidam se charge du travail que
le gouvernement se montre au mieux incapable d’accomplir, au pire
parfaitement conscient de saboter.
Dans cette France que d’autres nomment « orange mécanique »,
dans laquelle la criminalité explose quasiment partout et dans tous les
domaines (depuis un an, les seuls vols à main armée auraient augmenté
de 7 % dans les villes, et 12,9 % dans les campagnes selon le criminologue Xavier Raufer), on n’a raison de se défendre que lorsqu’on est mort.
Aurait-on trouvé Jacques Blondel à ce point héroïque si l’arme qui
l’a tué à Marignane le mois dernier s’était retournée contre les
braqueurs qu’il avait pris en chasse ?
L’histoire de Stéphane Turk, le bijoutier niçois, ne semble au
premier abord pas si différente. Témoin d’un braquage – le sien –, il
prenait en chasse hier matin ses braqueurs, en fuite sur un scooter. Le
malheur voulait que monsieur Turk fût armé et ne se fît point tuer… Sa
mésaventure se poursuivra donc au commissariat, puis sans doute au
tribunal…
Cette histoire est celle du cave qui se rebiffe. Du dindon qui ne
veut plus fournir la farce. Et de l’arroseur arrosé, aussi. Une histoire
qui, à mesure que le garde des Sceaux se moque du monde, semble trouver
de plus en plus de volontaires pour l’écrire.
La raison du plus fort est toujours la meilleure, disait La Fontaine.
Et si la solution au problème de la criminalité exponentielle en France
était bêtement là ?
samedi 31 août 2013
Carte postale (13): Totalitarisme doux
Mes chers Compatriotes, depuis que nous vivons sous le règne de Fanfan la teinture, ne sommes nous pas censés couler des jours heureux dans la plus parfaite des démocraties, dirigée par les plus sourcilleux chiens de garde de toutes les libertés collectives et individuelles? Tout l’aréopage qui grouille autour de notre admiré et aimé Président et dans les couloirs d'un pouvoir, phare avancé de la conquête de lendemains toujours plus justes et de grand soir du progrès des consciences, n'est-il pas constitué uniquement de belles âmes, de justes autoproclamés et d'indignés professionnels ? C'est en tout cas le roman de quatre sous que nous écrivent dans la bibliothèque rose, une presse et des médias serviles, attirés par les faveurs du pouvoir, par ses petits fours et son champagne.
La réalité est toute autre, pourvu que l'on se donne la peine de regarder un peu derrière la vitrine. Ce pouvoir qui dans toute démocratie digne de ce nom aurait été révoqué au bout d'un an par le peuple français (si on lui donnait la parole plus souvent que tous les cinq ans), pour trahison de ses engagements électoraux, ce pouvoir disais-je réduit chaque jour un peu plus des libertés fondamentales comme celle de manifester ou de s'exprimer dans la rue.
Après avoir emprisonné pendant trois semaines pour délit d'opinion Nicolas Bernard Buss (mandat de dépôt immédiat après comparution, alors que les racailles sortent, elles, en sifflotant des tribunaux, merci Christiane) qui commit l'outrage de manifester devant les locaux de M6 pendant que Caramel 1er causait dans le poste, c'est aujourd'hui la marche des Veilleurs dans Paris et leur rassemblement qui sont interdits.
Aveuglé par l'idéologie, auto-persuadé d'être le camp du bien, le pouvoir socialiste enferme chaque jour davantage les Français dans un totalitarisme doux.
Jusqu'à quand ?
Jusqu'à quand ?
Manu ad ferum
CD
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| Nicolas Bernard Buss faisant l'apprentissage de la démocratie socialiste |
mercredi 28 août 2013
Disparition d'Hélie de Saint Marc, la mort d'un grand Français.
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| Hélie Denoix de Saint Marc |
Mes chers Compatriotes, la France vient de perdre l'un de ses plus valeureux soldat et patriote. Peu de chance que ce gouvernement digne descendant des porteurs de valises ne lui rende le moindre hommage.
Je vous propose à la lecture celui que Jean Sevilla lui a rendu sur le site Boulevard Voltaire.
"Nous le savions lentement aspiré par l’âge et la maladie, mais comme
les vieux chênes, tant qu’il vivait et durait, il était là. Et puis est
venu ce matin d’été où Hélie de Saint Marc est parti, et nous sommes
nombreux, si nombreux, à être tristes. Et pourtant il n’aurait pas aimé
notre tristesse, lui qui avait appris à surmonter les épreuves, toutes
les épreuves que la vie lui avait infligées.
Quelle image retenir de lui, tant elles se bousculent dans la
mémoire ? Enfance bordelaise et périgourdine, milieu de hobereaux
désargentés. Sur une cheminée de la demeure familiale trône un buste de
Marie-Antoinette. Le père, avocat, lit Charles Maurras mais veille, en
1942, à saluer dans les rues de Bordeaux les passants qui portent
l’étoile jaune. Déjà un héritage de fidélité et d’esprit rebelle. Le
jeune Hélie est membre d’un réseau de Résistance. En 1943, cherchant à
rejoindre les forces combattantes d’Afrique du Nord, il est dénoncé,
arrêté. Prison, Compiègne, Buchenwald, puis le camp satellite de
Langenstein… Saint Marc en réchappe grâce à un communiste letton qui l’a
pris sous sa protection. Quand il est libéré par les Américains, il
pèse 42 kilos et ne se rappelle plus son nom.
Ayant frôlé la mort, il n’a plus peur. À 23 ans, il est élève à
Saint-Cyr. Avec la Légion, ce sont ensuite deux séjours en Indochine, et
cette scène qui le hantera jusqu’à la fin de ses jours : sur ordre du
commandement, au cours d’une opération de repli à la frontière de Chine,
il devra abandonner des villageois qui avaient fait confiance à l’armée
française.
Ce sera ensuite la guerre en Algérie, sous la direction du général
Massu, puis le putsch de 1961 dans lequel, commandant par intérim du 1er
REP, il entraîne son régiment. Lors de son procès, le soldat perdu
expliquera n’avoir pas voulu revivre ce qu’il avait subi en Indochine :
trahir la parole donnée.
Condamné à dix ans de réclusion criminelle, gracié en 1966, il entame
une carrière civile et mène enfin une vie de famille. Deux décennies
d’activité professionnelle où il ressemble – en apparence – à un cadre
tel que l’industrie française en emploie des milliers, mais où il mûrit
en réalité une réflexion qui s’exprimera, à partir des années 1990, dans
ses livres et ses conférences. Témoin et acteur d’événements tragiques,
Hélie de Saint Marc devient alors un personnage public, qui raconte et
commente ce qu’il a vu. Mais il ne le fait pas comme un ancien
combattant ; soit dit avec le respect qu’on doit aux anciens
combattants…
Ancien déporté, ancien officier ayant servi dans des guerres perdues,
ancien prisonnier, ancien proscrit, Hélie de Saint Marc, quand il se
racontait, ne ressassait pas ses malheurs. Au contraire, sans renier ses
engagements, il sublimait sa propre histoire, parvenant à une sagesse
lucide sur la destinée humaine. Ceux qui avaient l’honneur d’être reçus
par lui, à Lyon ou à l’ombre de ses oliviers, dans la Drôme, le
constataient : le présent et l’avenir le passionnaient plus encore que
le passé.
La foi, la fidélité, l’honneur, le patriotisme, le courage, le don de
soi, le service, telles étaient les valeurs qu’il prêchait, avec son
profond regard et sa voix sûre, mais calme. « Il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine », écrivait-il dans sa Lettre à un jeune de vingt ans. Adieu donc, cher Hélie de Saint Marc, à la douce pitié de Dieu. Vous aussi, à votre manière, vous étiez un Veilleur.
Jean Sevilla
Jean Sevilla
vendredi 23 août 2013
Carte postale (12): l'étonné nouveau par Philippe Muray
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| Philippe Muray |
Mes chers Compatriotes, entre un aligot à Saint Flour, un tripoux à Rodez, des boles de picolate à Port Vendres et des séances de préparation à un marathon automnal (la gageure étant de faire en sorte que les premiers ne viennent pas trop pénaliser les secondes), je m'abandonne chaque jour que Dieu fait durant mon doux périple dans notre cher vieux et beau pays à de saines lectures.
Les fidèles lecteurs de ce blog savent que pour moi Philippe Muray est un maître à penser et ses écrits un manuel de survie intellectuelle dans une France livrée pour quatre longues années encore à une forte poussée de "modernité" qui se traduit entre autres dans les faits par une "Taubirate" aigüe, si d'ici là, des forces qui ne se sont pas encore exprimées ne tonnent pas...
Publiée le 6 février 2005 dans le journal "La Montagne" cette chronique intitulée "L'étonné nouveau" n'a pas pris une ride et elle apportera un réconfort intellectuel à celles et ceux qui comme moi pensent que plus vite se refermera la parenthèse d' Hollande et ses Cruchots, mieux ce sera.
"L'étonné nouveau
Il y a une nouvelle innocence, une nouvelle forme de candeur, une manière moderne de s'étonner que tout ne soit pas encore tout à fait moderne, complètement moderne, moderne à cent pour cent, et plus si affinités.
Il y a une expression de cet étonnement. Elle consiste à tomber des nues, à chuter verbalement de l'armoire ou de tout ce qu'on voudra, en entendant quelqu'un proférer encore l'un ou l'autre des mille jugements, sentiments ou façons de voir qui furent considérés comme des banalités de base pendant des siècles et des siècles. Et qui, pour l'étonné moderne ne sont plus du tout des banalités de base mais des énormités voire des abominations, au mieux des signes de confusion mentale. Ainsi commence le nouveau millénaire : par un renversement des étonnements.
L’étonné nouveau
Ces derniers jours, dans un grand quotidien national comme on dit, on pouvait découvrir le portrait d'un comédien qui eut très jeune son heure de gloire avant de plonger dans l'oubli. L’exercice du portrait journalistique est un art en plein essor : quelques confidences autour d'un verre, des détails d'ambiance, deux ou trois indications physiques et biographiques, des propos notés au vol, et le portrait est tiré, il ne reste plus qu'à la croire. Dans ce portrait-ci, plutôt compatissant d'ailleurs car le "sujet" en question, un quinquagénaire crépusculaire, engendrait la mélancolie qui incite à la sympathie, on finissait tout de même par remarquer que le portaituré disait "des horreurs" par dessus sa salade verte, et surtout qu'il "s’emmêlait les pinceaux" dans des "propos confus" .Et comment s’emmêlait - il les pinceaux? En prétendant que, pour les enfants, "deux mamans ce n'est pas possible, qu'il faut un père".
En effet. On ne saurait davantage s'emmêler les pinceaux qu'en répétant l'un de ces truismes qui remontent à la plus haute Antiquité. Ce n'est pas d'ailleurs qu'il remonte à la plus haute Antiquité qui rend ce truisme plus respectable pour autant ; mais enfin, celui ci a au moins pour lui les évidences de la nature et les affirmations de la Bible. On peut être contre, bien sûr, contre la nature ou contre la Bible et même contre la nature et la Bible en même temps, mais alors ça fait beaucoup. Et il y aussi la psychanalyse, qui ne dit pas autre chose que la nature ou la Bible quand elle parle "d'ordre symbolique" c'est à dire du père et de la mère nécessaires. Mais l'étonné nouveau se moque éperdument de la Bible comme de la nature ou de la psychanalyse, ces machins obsolètes. Ou plutôt, il s'étonne que quiconque puisse encore y faire référence et même allusion. C'est qu'il n'est pas né d'hier l'étonné nouveau,; il est né d’aujourd’hui ; et il ne comprend même plus ce qui s'est passé hier, ni ce qu'on y a pensé ni ce qu'on ait pu y penser. Qu'on y ait pensé quelque chose d'autre que ce qu'il ne pense pas le jette dans des stupéfactions sincères. "Comment peut on être pensant" , se demanderait -il s'il se souvenait de Montesquieu. Il ne s'en souvient pas, il ne se souvient de rien. Il est trop occupé à s'étonner que l'on puisse encore penser comme avant lui. Cette pensée si bizarre, si exotique, si ringarde (cette pensée biblique , psychanalytique ou tout bonnement et banalement naturelle), cette pensée tout court, cette pensée humaine, il la nomme "emmêlage de pinceaux". Il pourrait aussi bien parler de "songeries nébuleuses" ou de "divagation" .
Pour l'étonné nouveau on divague lorsqu'on s'imagine encore qu'il faut un père et une mère à un enfant. On déraille lorsqu'on constate qu'au mois de Janvier succède le mois de Février. On est aux trois-quarts fou, en tout cas très perturbé, si on soutient que deux et deux font toujours quatre. Ou que les roues ne sont pas carrées. On s'emmêle les pinceaux. On pédale dans la semoule. On confond tout. La confusion pour l'étonné nouveau, c'est de ne pas être encore dans la nouvelle confusion, de ne pas y nager comme un poisson dans l'eau, et de la nommer par exemple confusion comme s'il pouvait y avoir autre chose. La confusion c'est de ne pas soi-même se confondre encore tout à fait avec la confusion qui est devenue la nouvelle clarté. L'étonné nouveau est un personnage nouveau de la nouvelle comédie de la vie. Il n'a plus rien de transgressif ou d'agressif ni de revendicatif.
Rien de provocateur non plus. La seule chose étonnante c'est que l'étonné nouveau ait encore des occasions d'étonnement. Il n'en aura bientôt plus. Car demain tout le monde pensera comme lui, c'est à dire non-pensera. Il ne sera plus alors l'étonné nouveau, il sera le nouveau. Tout court,. Il l'est déjà."
Philippe Muray
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