"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline
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jeudi 23 mai 2013

La dernière lettre de Dominique Venner



Avant de se donner la mort, mardi 21 mai à 16 heures, devant l’autel de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, l’écrivain et historien Dominique Venner a fait  parvenir une lettre d’explication à ses amis, la voici:
"Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales. 
Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.
Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.
Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste." 

mardi 21 mai 2013

Jean Luc Méchencon

Mélenchon à l'époque du gouvernement Jospin en compagnie d'un copain


Il a beau vouloir nous la jouer « tribun cultivé », Mélenchon n’en reste pas moins un goujat mal dégrossi. C’est avec son légendaire raffinement qu’il a commenté ce week end sur Twitter, la chute accidentelle de Marine Le Pen  .

« en attendant, je me casse le cul pour les ouvriers pendant qu’elle se casse le cul dans sa piscine ».


Visiblement,  le rustre a toujours du mal à s’asseoir après ses deux défaites face à la chef du rassemblement « Bleu Marine ». Oui, méchant et con, le Jean Luc.
CD

mercredi 1 mai 2013

Mediapart va-t-il soutenir Clément Weill-Raynal ?



Clément Weill Raynal

par Gabrielle Cluzel
« Le mur des cons », c’est mon feuilleton préféré. On en est à la saison 2, le « Syndicat de la magistrature contre-attaque », et franchement, j’adore. Tous ces pompiers qui courent dans tous les sens pour éteindre l’incendie, mais qui n’arrivent pas à déplier la grande échelle et s’y prennent comme des manches pour dérouler le tuyau, que voulez-vous, ça me fait marrer. Leurs airs de vierge prude, d’abord, qui leur vont comme une petite moufle : Cooooomment ! Et la déontologie, alors ? Donner de l’information récoltée sans le nihil obstat des intéressés, ce ne sont pas des façons de journaliste, ça ! Parce qu’évidemment Cahuzac, lui, avait donné son imprimatur à Mediapart : Vas-y, Edwy, fais-moi mal, tape encore plus fort !



Leurs airs excédés, fatigués, supérieurs, pour écarter tout cela d’un revers de main : Ah ! Vous voulez parler de ces quelques photos épinglées là, sur un mur sombre ? Ce que vous êtes susceptibles… « Pas de quoi en faire un fromage », comme dit Laurent Berger. Une blague de potache, bien sûr. Les magistrats, c’est bien connu, sont de grands potaches. La prochaine fois que vous vous rendrez dans un tribunal, vérifiez que l’un d’entre eux ne vous a pas planqué un coussin péteur sous la chaise ou une araignée gluante dans le cou. C’est vrai que les tribunaux sont vraiment des endroits où l’on vient pour rigoler un bon coup. C’est pour cela que nos amis les magistrats, ceux qui rendent la justice en toute impartialité, ont mis obligeamment sur leur trombinoscope les pères de deux jeunes filles assassinées, pour qu’ils se détendent un peu : ils n’avaient pas trop l’air dans leur assiette.


Une blague de potache, un trombinoscope bien innocent… mais que l’on a quand même fait disparaître, c’est plus prudent. Quand l’avocat d’un des « cons » a voulu faire constater tout cela devant huissier, on s’est rendu compte qu’on avait bêtement jeté le mur des cons. Par inadvertance, sans doute. On devait avoir la tête ailleurs, et hop on a foutu le grand panneau dans les encombrants. À moins qu’on en ait fait des confettis. Parce que vous pensez bien que ce n’est pas le genre de respectables magistrats d’aller détruire sciemment une pièce à conviction qui, détaillée de près, aurait pu en dire sans doute encore plus long qu’un petit film pris à la sauvette.

Leurs airs vengeurs de justicier dans la ville pour muer le témoin en accusé (faites-moi peur, c’est comme cela qu’ils ont l’habitude de rendre la justice ?). À côté, Le Procès de Kafka, c’est La petite maison dans la prairie. Clément Weill-Raynal (qui s’était attiré par ailleurs un certain nombre d’inimitiés avec l’affaire al-Dura) peut-il au moins espérer être défendu par son « corps », ses confrères ? On attend vainement un soutien de Mediapart au nom de la liberté de la presse, et sur Le Plus du Nouvel Obs, Bruno Roger-Petit n’hésite pas à comparer les aveux du journaliste de France 3 à ceux de Cahuzac. Quant au Syndicat des journalistes, il accourt pour prêter main forte… au Syndicat de la magistrature : on lui tient la tête dans le sac, les gars, vous pouvez lui faire sa fête. Parce que vous pensiez quoi ? Un syndicat de journalistes ne se sent pas solidaire des journalistes, bien sûr, mais des autres syndicats, ceux qui ont le bon goût de partager ses options idéologiques.


Et c’est pour ça que je raffole de ce feuilleton. C’est aussi mauvais qu’une production française (m’étonne pas que France 3 soit dans la boucle), les ficelles y sont aussi grosses, mais cela vous met en joie. Car le mur des cons qui est en train de disparaître n’est pas seulement celui qu’ils ont fourré en douce dans la poubelle, mais ce mur opaque, étanche, qu’ils ont monté entre eux, la France qui compte et parle fort, et nous autres, la France des cons qui, si elle l’ouvre, se fait sniper par les VoPos. 

Gabrielle Cluzel

jeudi 25 avril 2013

le CRAC fait des émules à Florange


Jamais satisfaits ces syndicats !

Faire ça à Moi-je président, le jour même où sa principale promesse de campagne, donner un cadre juridique à la sodomie (1), est tenue et bien je trouve cela profondément injuste ! 
Mes chers Compatriotes, en homme d'état, François Hollande a su parer à l'urgence et définir ce qui était prioritaire. Quant au chômage et au déclin de la France cela fait quarante ans que ça dure, alors, hein, nous ne sommes plus à cinq ans près...

CD
(1) selon l'expression de Gaspard Proust

dimanche 21 avril 2013

Mariage Gay

Pierre Desproges, disparu il y a 25 ans (déjà)

«Comment reconnaître un hétérosexuel d'un homosexuel à sa façon de se tenir à table? 
C'est bien simple: servons à ce bel inconnu une banane flambée. S'il regarde la banane flambée sans piper, c'est un hétérosexuel. Mais s'il regarde la banane flambée en lui disant: Comment tu t'appelles? C'est une autre paire de manches.»

Pierre Desproges

samedi 20 avril 2013

Ferme des Bouillons


Je ne suis pas, loin de là, un expert du dossier mais ce que j'en sais me suffit pour penser que c'est un combat qui vaut la peine d'être soutenu. Si je résume de façon très sommaire, c'est l'histoire d'une ferme vendue par un propriétaire terrien à immo-auchan sur le territoire de la commune de Mont Saint Aignan dont le maire dit qu'il n'y est pour rien (air connu) sauf que lui et sa majorité municipale ont qualifié le terrain en zone à urbaniser. C'est donc aujourd'hui plusieurs hectares d'herbages et de terre cultivable qui à moyen terme sont condamnés à être transformés en zone commerciale et autre parking bitumé d'hyper marché.
Une association s'est créée afin de sauver le site et l'occupe depuis plusieurs semaines. Mais le rouleau compresseur habituel, huissiers/ menace d'expulsion s'est mis en route en attendant les CRS de François Hollande.

L'association de protection de la ferme des Bouillons organise ce samedi une "grande journée de résistance".Vous trouverez tous les détails dans le communiqué (voir ci dessous) qu'ils ont publié hier.
https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/communiqu%C3%A9%20de%20presse%2019%20avril%202013-1.pdf

j'en profite pour vous donner également l'adresse de leur blog: 

Manu ad ferum
CD

vendredi 5 avril 2013

Sa petite entreprise ne connait pas la crise

Iles Caïman
Lorsqu'un socialiste crée une entreprise, on doit reconnaitre qu'il se montre particulièrement attentif au sujet des conditions de travail. C'est son camarade Gérard Filoche qui va en être tout ému.
CD

mercredi 3 avril 2013

République exemplaire


"Moi Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres". 
(le Pingouin, 2012)


Les couillons et les malins par Brice Couturier
France Culture (mercredi 3 avril 2013)

" On trouvera dans le numéro du magazine Causeur à paraître demain, une interview de Marcel Gauchet dont on dirait qu’elle a été réalisée, non pas il y a plusieurs semaines, comme il est probable, mais bien plutôt hier soir. Le philosophe s’y exprime, en effet, comme s’il commentait l’actualité du jour.
Ecoutez donc : « Mon idée est que les conditions du respect des règles de la vie commune ont été profondément altérées par une situation où les uns, au sommet, ont les moyens de contourner les règles, tandis les autres continuent d’être obligés de s’y soumettre ou n’ont pas les mêmes moyens de s’y soustraire. » Fin de citation.
Cette intuition a reçu, hier, une vérification presque caricaturale. En effet, l’homme qui incarnait, depuis Bercy, les hausses d’impôts, les taxes nouvelles, les malus, les pénalités que, dans son imagination débordante, une administration impitoyable ne cesse de concevoir pour tenter de combler ses propres déficits, ce même homme avait trouvé le moyen quant à lui, de soustraire au fisc une partie importante de ses revenus, en les dissimulant à l’étranger…
S’il est dangereusement problématique de laisser entendre que la loi ne s’applique qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de lui échapper, il est plus dévastateur encore pour l’ordre social de constater que ceux qui la conçoivent s’évertuent à ne pas se la voir appliquer. Il n’y a pas de moyen plus redoutable de la délégitimer. L’idéal de la république, c’est que la loi est la même pour tous. Si ceux-là même qui ont pour mission de la faire respecter s’y soustraient dès qu’ils en ont l’occasion, on peut y voir la preuve qu’elle n’est pas légitime.
Comme le dit encore Marcel Gauchet : « un dilemme travaille confusément l’esprit de tout un chacun : faites-vous partie des couillons qui continuent bêtement de respecter les règles, ou êtes-vous du côté des malins, qui ont compris le nouveau système, et qui savent que les règles ne sont là que pour être tournées ? »
Ce « nouveau système », Marcel Gauchet y voit la conséquence de deux phénomènes historiques : d’abord, la globalisation, qui a été pensée pour « réformer les sociétés trop rigides et trop compliquées » qu’étaient les vieux Etats-nations. En les mettant en concurrence entre eux, « en créant des mécanismes de contournement » des lois nationales, en les ouvrant de force sur l’extérieur, on a cherché à les mettre à la page, à les décoincer. Ce courant de libéralisation a rencontré le courant libertaire issu de la contre-culture des années 60, qui prônait la transgression des règles communes : « il est interdit d’interdire ».
Du coup, les vieilles normes, conçues dans le cadre territorial des Etats, paraissent ne devoir s’appliquer qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de leur échapper. Et les violer apparaît comme un signe de supériorité intellectuelle. Pensez à la vogue de l’adjectif « malin »…

De plus en plus, c’est notre capacité de mobilité qui détermine notre envergure sociale : tout en bas, les centaines de millions de personnes qui ne peuvent s’éloigner du point d’eau grâce auxquelles elles survivent. Tout en haut, la minorité des très riches et des très informés, qui bénéficient des ressources innombrables qu’offre l’hyper-espace d’une planète mondialisée pour échapper au sort commun. Entre les deux, les citoyens assignés à résidence des Etats-nations, qui paient pour les folies des banques, en rongeant leur frein…. Ils voient certains, parmi les puissants, faire fi de la « common decency » prônée par Orwell, qui servit longtemps de morale minimale dans nos démocraties bourgeoises. Il ne faudrait pas que l’impression, qui prévaut en Europe, que les dirigeants élus sont incapables de nous guider hors de la crise, se double du pressentiment d’un naufrage inévitable. Or, c’est ce qu’on est tenté de déduire du comportement de sauve-qui-peut individuel de certains."

lundi 28 janvier 2013

Bien respirer à Bihorel



 Mes chers Compatriotes, nous venons de vivre, nous Rouennais au sens large du terme, une semaine très particulière. Elle nous laissera le sentiment d'être passés, tout près de la Fin. Je ne reprendrai pas ici le fil des évènements largement commentés dans la presse, mais nous fûmes des milliers à avoir senti cette puanteur lundi soir. Rassurez-vous braves gens, rien de tout cela n'était toxique, mais voyez vous, en la matière, j'aurais tendance à plus faire confiance à mon organisme  plutôt qu'au responsable en communication de Lubrizol lorsque la nausée me prend avec le mal de tête qui suit...
Chanceux, nous fûmes sans aucun doute, car si un gaz type moutarde, zyklon B ou tout autre hautement mortel s'était dispersé dans l'atmosphère de la Crea (et bien au delà), à la suite d'un accident industriel ou par le fait du résultat de l'agissement d'un de ces "opprimés" de cette religion d'amour et de paix qui semble devoir s'intéresser de très près à la France (honni soit qui Mali pense) dans les semaines et mois à venir, et bien nous serions des milliers, que dis-je des centaines de milliers à nous être présentés devant Saint Pierre, suffisamment en tout cas, pour inverser la courbe du chômage avant fin 2013. Bref, la mort, nous eut frappé qui dans nos voitures, nos maisons, nos écoles, nos lits ou sur nos lieux de travail et dans la plus profonde ignorance du "pourquoi".
Le nouveau préfet que nous avons touché en ce début d'année, tout frais moulu et à peine débarrassé du cellophane qui l'emballait par un Moi-je Président qui venait de le nommer, "le changement c'est maintenant" oblige, puisque le précédent était sarkozyste, a appliqué le principe que tout préfet lambda appliquerait: entre l'industriel et la sécurité des citoyens, on choisit bien évidemment...l'industriel. 
Alors mes chers compatriotes, il ne nous restait plus qu'à suffoquer comme la Dame aux Camélias car avant que le gaz "non toxique" ne soit identifié, le préfet ne décida pas grand chose, si ce n'est rien, après non plus d'ailleurs, sauf de protéger quelques footballeurs et laisser les enfants aller à l'école. 
Cynisme ou incompétence ? Les deux mon capitaine et l'on pourra, mais on le savait déjà, attribuer au Maire et Maire 2 de la "commune nouvelle" et illégitime, les mêmes qualités. 
Citoyens de la grande fusion, mère de tous les progrès, fûtes- vous informés du péril chimique qui vous menaçait en ce lundi ? Vous dispensa-t-on quelques consignes et conseils de prudence en ces circonstances exceptionnelles ? Vites-vous vos élus de la majorité responsable de la commune sur le terrain afin de dispenser auprès de leurs administrés quelques principes de précaution? Que nenni ! Pourtant leur mission n'est-elle pas, en dehors de toucher leur indemnités, d'assurer la sécurité des citoyens de la commune nouvelle ?
Autre sujet d'agacement, bien moins dramatique celui là je vous l'accorde, mais quand même, sur le territoire géré par les voleurs de communes. Ras le bol de marcher ou courir sur des trottoirs ou pistes cyclables transformés toute la semaine dernière en pièges à chevilles et autre col du fémur. Certes, le déneigement des trottoirs incombe dans la plupart des cas aux riverains mais peut-on les accuser de ne pas s’acquitter de cette tâche lorsque ceux en charge de la commune et responsables des pistes cyclables, faillissent à leur devoir en ne montrant pas l'exemple ? Là aussi, on attend les "bienfaits" de la fusion. 

Mes chers Compatriotes, l'avez- vous remarqué? Là, je m'adresse aux lecteurs de ce grand quotidien régional (je plaisante) Paris Normandie. Une semaine sans Gilbert ! Sans qu'il y vienne monter son "barnum" pour nous sur-vendre une énième fois sa fusion avec le freluquet, faire le beau et donner son avis sur tout et n'importe quoi. Une semaine aussi, sans une seule photographie du maire 2 en charge du secteur de Bihorel. Seraient-ce les millions de subvention de l'état sur lesquels ils vont s’asseoir qui les inciteraient à se faire oublier ? 
Au moins, pendant quelques jours, si l'atmosphère fut pour le moins polluée, le quotidien normand nous épargna-t-il, la pollution visuelle. Cela aurait presque rendu la lecture de ce journal agréable et ses correspondants locaux sympathiques. Encore faudrait-il que dans un dernier effort, il y soit donné la parole à tous les opposants aux voleurs de communes. Alors "peut mieux faire" Paris Normandie ? Affaire à suivre.

CD

mercredi 20 octobre 2010

Impressions de Manif

Solidarité lycéenne pour régime "cheminots"

Samedi d’octobre, jour de manif. Je n’avais pas battu le pavé depuis…depuis une manif un autre samedi, de mars celui là, contre le CPE. C’était en 2006, autant dire que Victor était en culotte courte et ne faisait pas encore le désespoir de ses parents en étant devenu communiste (je plaisante).
Problème des retraites ? La gauche tout au long de ses années de pouvoir n’a jamais voulu s’attaquer à la question par simple souci électoral. Je l’ai déjà écrit ici, la réforme des retraites du gouvernement Fillon est une mauvaise réforme qui apporte de mauvaises réponses à des questions mal posées. Mais elle a le mérite d’exister et de constituer « un pas en avant ». Demander des aménagements, des améliorations, son amendement, c’est faire un deuxième pas en avant.
Voilà pourquoi, ce samedi, je suis là, planté sur le bord du trottoir, place du Général de Gaulle (j’ai eu la flemme de descendre jusqu’au cours Clemenceau). Je regarde ce (très) long fleuve humain qui s’écoule dans le calme, je dirais même presque dans la torpeur. Cela ressemble parfois à une marche silencieuse. Manque d’enthousiasme, citoyens désabusés, manifestants blasés? Je ne sais.
Bref, je suis là un peu comme au mois de mars ou de novembre sur les bords de la grande bleue, quand je trempe un orteil dans l’eau, me demandant « alors t’y vas ou pas ? ». Aujourd’hui ce n’est pas une question de température, mais je ne trouve pas ma place. Dans quelle partie intégrer ce cortège? Toutes ces banderoles me sont étrangères. Certaines, rien qu’à leur vue, me filent des démangeaisons. Alors je continue d’observer tous ces manifestants.
Je n’y vois pas beaucoup de jeunes actifs, un peu comme si les 20/35 ans avaient deviné qu’ils étaient les dindons de la farce qui s’écrivait en cet automne 2010.
Ce n’est pas tout à fait exact et je ne peux m’empêcher de rigoler lorsque passent « les cheminots », Sud Rail ou CGT. Là, des jeunes, il y en a, il n’y a même que ça d’ailleurs et pour cause, à 52 ans à la SNCF, sonne l’heure des charentaises. Finalement les bénéficiaires, c’est eux aussi. La reforme ne touche pas à leur régime spécial ou si peu (l’âge de la retraite passera pour les roulants de 52 à 54 ans en 2017). Et les lycéens, étudiants, collégiens, qui sont un peu plus loin dans ce défilé devront en porter, sur leurs épaules, la charge financière pendant les quarante à cinquante prochaines années. Alors solidaires les jeunes ou dindes qui manifestent pour que la date de Noël soit avancée?
Je ne sais toujours pas où rentrer dans ce cortège. Arrivent les révoltés de la cité administrative et du Conseil Général. Bon, je ne vais pas « casser du fonctionnaire » mais en terme d’usure, ceux que je vois passer là, peuvent encore servir un bon moment. N’empêche, ils ont l’air soucieux. Sans doute à cause de cette question existentialiste qui mine la perspective de leurs retraites : comment la vivre ? Camping car ou voilier? 
Juste derrière, les postiers ! Ceux là, ce sont mes préférés, surtout ceux du tri de Saint Etienne du Rouvray. C’est grâce à eux que depuis un mois le courrier que j’expédie s’en va au petit bonheur la chance, que j’attends les chèques de mes clients pour payer les factures et les charges sociales, que mi-octobre je reçois du courrier expédié début septembre. Je ne vais quand même pas défiler avec des gugusses qui me pourrissent la vie depuis un mois pour ne pas dire des années avec leurs grèves à répétition et à tous bouts de champs.
Bon, voyons derrière, c’est qui? 
Des enseignants ! J’aurais dû deviner. Ils sont habillés et rasés comme des SDF.  Bien sûr, ils ne représentent qu’une partie du corps professoral, mais pour cette partie là, on ne s’étonnera pas qu’apprendre le respect à leurs élèves, ce ne soit pas de la tarte.

Finalement, je me suis rangé derrière les « Bleu, Blanc, Rouge », cela ne vous surprendra pas. Enfin ces trois couleurs sont dans leur logo. Et puis ce faisant, j’ai mis mes pas dans ceux de mon père. Il a milité 35 ans dans la fédération des métallos. En 2006, on a défilé ensemble, lui et moi, contre le CPE. Aujourd’hui, il serait là, d’ailleurs…..
J’ai quitté la manif au théâtre des arts. J’y ai fait un passage symbolique, peut être plus pour me donner bonne conscience que par conviction. On a ses jours de faiblesse ou de doute.
Cependant, j’y ai quand même vu quelques membres de la classe ouvrière. Ceux pour qui « pénibilité » est un mot qui se vit au quotidien. Ceux dont la peau, pour toujours, garde l’odeur de la fumée des huiles brûlées qui flotte dans l’air des ateliers. Ceux dont les mains sont crevassées par l’acidité du ciment. Finalement, j’aurais dû marcher encore un peu plus longtemps.
Juste pour eux.
C.D

dimanche 10 octobre 2010

Retraites et 2012: un Coca ou un PepSi Cola?

Confidences entre oligarques

Est –il nécessaire de vous rappeler l’information reprise par les médias concernant le rapport du FMI dirigé par le socialiste français Dominique Strauss Khan, concernant le dossier du financement des retraites qui affirme « qu'un recul de l'âge de la retraite est préférable à une baisse des pensions » avant de poursuivre « qu’une hausse de deux ans de l'âge légal de la retraite suffirait à stabiliser les dépenses pour les retraites exprimées en part du PIB à son niveau 2010 sur les deux prochaines décennies".
DSK et Sarkozy évoluent tous deux « dans le cercle vertueux du domaine des possibles » comme pourrait l’écrire Alain Minc, cet autre penseur du social.
Mes chers Compatriotes, vous le savez, les cocus de 1981 et 1997 le furent à posteriori.
Ceux qui voteront pour le PS en 2012, soit parce qu’ils ont une mémoire de poisson rouge ou sont atteints de cette maladie infantile que l’on nomme « socialisme », ne pourront pas prendre la même posture dès les premières trahisons post électorales. Les faits les auront prévenus suffisamment à l’avance.
Alors, réformes des retraites ou 2012, un Coca ou PepSi Cola? 
C.D

jeudi 9 septembre 2010

L'été des permanents du spectacle

Permanents du spectacle
La médiocrité ne connaît pas de trêve estivale. En tout cas pas en matière de politique. Les permanents du spectacle ont assuré cet été plus que le minimum. D'un coté la pseudo droite qui sentant que c'est (très) mal parti pour 2012, a gesticulé telle une bande de chimpanzés sur sa branche. Les Roms en ont fait les frais. Ce n'est pas que j'aie une sympathie particulière pour des individus qui fréquemment vivent de rapines et envoient leurs enfants dès 5ans faire la mendicité dans la rue, mais les Roms sont des lampistes et une goutte d'eau dans l'océan de la délinquance et de l'insécurité. Ne soyons pourtant pas trop inquiets pour eux. Ces pauvres Roms seront de retour chez nous dans moins d'un mois, carte vitale en poche et après être passés par la case départ, en ayant touché 20.000.

Avec le sens de la nuance qui la caractérise la pseudo gauche a bien interprété son rôle sur la scène de la post-démocratie. "Nos rebellocrates" ont ressorti tous les poncifs éculés qu'ils utilisent dans ces circonstances: Vichy, rafles, bref toutes les outrances propres aux professionnels de l'indignation. Martine Aubry dans ce registre fut très performante à défaut d'être crédible. Si peu crédible que quelques jours après ses condamnations et ses indignations concernant les expulsions on apprenait que la communauté urbaine de LIlle qu'elle préside, avait demandé en juillet dernier l'évacuation d'un camp de Roms d'un terrain lui appartenant. Bon de toutes façons, Martine était déjà ridicule bien avant.
Figurez-vous mes chers Compatriotes qu'avec Ségolène, nous sommes presque d'accord (si,si) sur une idée! La Vuvuzela du PS propose que la racaille se fasse rééduquer dans les casernes par les paras (je crois bien que ce fut la seule idée des socialistes ces derniers temps). Moi je propose que les paras aillent nettoyer les banlieues de la racaille. Nous n'avons jamais été aussi proches!

S'il y eut un non événement politique cet été, ce fut bien les universités du PS. Autour de la table de poker menteur, il manquait le Milou des marchés financiers, l'idole des révolutionnaires en charentaises et des boursicoteurs de gauche: DSK himself!
A part ça, il paraitrait que les socialistes cherchent des idées. Pas pour gouverner, non, seulement des idées pour être élus. Après les élections, on gère le quotidien, on profite de l'auberge et puis avec l'héritage que la pseudo droite va leur laisser, les socialistes sont tranquilles, ils n'auront pas à chercher bien loin les arguments pour nous expliquer leur échec dans la gouvernance post 2012 de notre pays.
Notons toutefois que Martine nous a promis pour octobre "le plan socialiste de lutte contre l'insécurité" (ça ressemble à un oxymore). Les socialistes se sont fait virés du pouvoir en 2002 à cause de leur bilan sur la sécurité. Huit ans après, il est amusant de constater qu'ils n'ont toujours pas d'idée à proposer sur ce sujet (comme sur le reste) et qu'il nous faudra attendre encore un mois et demi pour découvrir comment la racaille va se faire câliner après 2012. Dans les "think tanks" du PS, on doit aussi faire les 35 heures.

Pardonnons nous, les uns les autres!
En matière d'absolution, les politiques n'ont besoin de personne. Ils s'absolvent eux mêmes. Delanoë et Chirac vont s'arranger entre eux, quelques emplois fictifs contre quelques millions d'euros. Entre gens du même monde, on ne va pas se reprocher les mêmes pratiques. Les discours sur l'intégrité et tout le blabla, c'est pour les effets dans les discours sur les estrades médiatiques, pas pour le réel. L'UMP va donc régler la note. Le financement des partis politiques étant (enfin c'est ce que l'on nous dit) "public", mes chers Compatriotes, vous savez déjà où passera une partie du dernier tiers de vos impôts que vous ne manquerez pas, j'en suis sûr, de régler avant le 15 septembre prochain (cachet de la poste faisant foi, majoration de 10% passé cette date).

La fabrique du crétin et nos ancêtres les Zoulous
"Beaucoup de jeunes sont d'origine africaine: il faut aussi qu'ils se reconnaissent un peu dans les programmes." affirme, sans rire,  Laurent Wirth, doyen du groupe histoire-géographie de l'inspection générale du ministère de l'éducation nationale.
Cette fois ci, dans la destruction de l'identité nationale et de notre mémoire, les "pédagocollabos" n'y sont pas allés de main morte. Louis XIV et Napoléon virés de l'enseignement de l'histoire au collège! Les homos festivus hors sol qui veulent vivre avec leur époque vont être heureux. La fabrique du crétin a passé la sur-multipliée.
"Les manuels de 5e consacreront 20 pages à l'Afrique au Moyen Age (empires Shonghaî et Monomotapa) ce qui ne laissera plus que 8 pages dédiées à Louis XIV. C'est un pur scandale", "La déconstruction de notre histoire est rampante et les tenants de ces théories révisionnistes creusent lentement leurs sillons sans que personne ne réagisse",indique dans une lettre ouverte Dimitri Casili, historien spécialiste du 1er empire et dénonce également une France "tournée vers la seule lecture culpabilisante du passé et cet éternel esprit de repentance". Bref, c'est sensé redonner à la racaille le gout de l'école et des études. Ce serait du plus grand comique si cela n'était pas une nouvelle étape dans la déculturation en cours et du grand remplacement en marche.

Et notre clocher? va se plaindre l'ex-président Duval. Rien à dire?
Il semble qu'à Bihorel, nos permanents du spectacle s'agitent comme leurs modèles au plan national. Le Freluquet dévoile par où il va commencer à défigurer Bihorel village et notre Martine à nous (Laconde) est bien peu crédible dans le rôle de celle qui s'indigne. Mais ce sera le sujet d'un prochain billet.
 
Terminons par une note d'humour dans ce monde de clowns tristes, celle d'Eva Joly qui lors de l'annonce de sa candidature pour 2012, déclara " je connais DSK, je l'ai mis en examen dans le cadre de l'affaire ELF".
Chez les Verts Solidaires à Bihorel, ça promet d'être "Rock n Roll" pendant les Présidentielles.
C.D

jeudi 15 juillet 2010

Les Pyromanes


Si l’on voulait mettre le feu à la république, on ne s’y prendrait pas autrement. Personnellement cela ne me gêne pas, je pense que la France a besoin d’une grande secousse et d’un grand nettoyage. Chaque jour, Mediapart, le canard enchaîné et d’autres ajoutent un fagot au bûcher.
Affaire Woerth/Béthencourt, Woerth/Hippodrome de Compiègne, socialistes et villepinistes s’époumonent à souffler sur l’incendie qui couve. Les pyromanes sont ils pour autant conscients de ce qu’ils risquent de déchaîner ? L’aveuglement anti-sarkozyste qui leur tient lieu de programme, ne va t –il pas les emporter eux aussi dans la fournaise ?
64% des français pensent que les politiciens sont corrompus. Un parlementaire citait il y a peu un proverbe africain : « quand on veut monter aux arbres, il faut avoir les fesses propres ». Les bouches du Rhône sont là pour rappeler, s’il en était besoin, que les socialistes sont loin d’être des chevaliers blancs. Affaires Guerini/ordures ménagères au conseil général du 13, affaire des subventions à des associations fictives de « potes » dans le but d’acheter des voix (entourage du socialiste Michel Vauzelle, celui qui s’est dit « fier d’être le président d’une grande région musulmane » journal la Croix du 02/05, il parlait de la région PACA) devraient amener les socialistes à faire un peu moins les mariolles au sujet du couple morale et politique. A noter au passage que les médias soient disant à la solde du pouvoir se montrent beaucoup plus discrets sur les affaires des bouches du Rhône et PACA que sur l’affaire Béthencourt. Des médias qui par ailleurs ne sont guère plus diserts au sujet d’un autre grand bûcher : celui des voitures.
30.000 véhicules sont incendiés chaque année en France et la nuit du 14 juillet est un pic. Oh, ce ne sont pas les coupés Audi A5 des bobos des quartiers huppés que l’on brûle, non, ce sont plutôt des voitures à bout de souffle, celles du peuple des banlieues qui trime dur toute l’année pour gagner son smic et l’espoir de survie qui va avec.
Alors le peuple de France, il commence à sentir la moutarde lui monter au nez, lorsqu’il découvre sa voiture brûlée par la racaille et qu’il fait ses comptes en fin de mois tout en découvrant chaque jour les nouveaux scandales politico/financiers que les pyromanes lui mettent sous les nez.
Pendant ce temps, le sourire de Marine s’agrandit, elle a gagné 7 points en quelques mois. Ne vous plaignez pas, Marine, c’est ce qui peut vous arriver de plus doux et si vous ne me croyez pas, c’est que vous n’avez jamais goûté du pique et de la fourche.

Courage politique

Loi anti burqa : socialistes et communistes, faux culs et électoralistes ont préféré fuir l’hémicycle au moment du vote, déclarant cependant être contre le port de la burqa. Quel courage politique!
Pourtant des voix féministes de gauche s’étaient adressées à Jean Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l’assemblée), citons Yvette Roudy:
"Les fondamentalistes ne sont pas fous (...) Ils commencent fort intelligemment par la burqa (...) mais ensuite ils demanderont des temps de piscine distincts (ndlr : Martine leur a déjà accordé à Lille), des classes séparées. A Lyon, ils demandent déjà des espaces séparés dans les bus. Ils veulent des programmes scolaires purgés de toute allusion à la sexualité. Ce sera l'apartheid".
Quelque chose à ajouter?
C.D

lundi 12 juillet 2010

Coupe du Monde : deux ou trois choses.


Hier soir, comme un symbole, c’est une nation de la vieille Europe qui a remporté la coupe du monde de football 2010, en Afrique du Sud, ce pays qui selon la très belle formule de Jean Raspail « n’est pas un pays noir où se trouve une minorité blanche, mais un pays blanc à majorité noire ».
Les « metissolâtres » en sont pour leur frais. La « Roja », championne du monde, est un subtil équilibre entre Catalans et Castillans. Rien à dire, sur le terrain, les meilleurs ont gagné. Pendant quelques jours, l’euphorie fera passer au second plan les soucis des espagnols mais le gouvernement socialiste ne tient pas là une solution à la grave crise que connaît l’Espagne, à ses presque 20% de chômeurs et les fins de mois du peuple Ibère n’en seront pas plus douces. C’est bien la gueule de bois qui attend nos amis espagnols et la « Vuvuzela du PS » (Ségolène Royale), n’est pas prête de nous re- siffloter une ode à Zapatero.

"Le Bleu", Frank Ribéry

« One, two, three, vite fini! ». Parmi les 23 sélectionnés de l’équipe du neuf trois ou d’Algérie, comme vous voulez, pour ce mondial 2010, 17 sont nés en France, vivent en France et ont été formés en France aux frais de la France. Belle preuve d’amour pour leur patrie. A vous de trouver laquelle.
Si quelque chose m’a paru évident dans le fiasco de l’équipe de France, c’est bien la mort de l’argument que les belles âmes nous resservaient «ad nauseum » et qui voulait que si les racailles de banlieues étaient (majoritairement) d’origines maghrébine et africaine, c’est que ces pauvres hères vivaient dans des ghettos, dans la pauvreté, et qu’ils étaient les exclus de l’ascenseur social qui fit le succès de l’intégration « à la française ».
Anelka, Gallas, Evra et cie seraient-ils des exclus ? Ils vivent dans des villas de milliardaires, touchent chaque semaine ce que le français moyen mettra sa vie entière à gagner par son travail, ils sont hissés au niveau de héros de la nation et en fait d’être les exclus de la république, ils portent le maillot tricolore (je déteste le terme «bleu»). Force est de constater que pour eux l’ascenseur social a magnifiquement fonctionné! Alors pourquoi ce comportement ? Sociale la cause?
Non, c’est juste une question de culture : celle de la racaille.
Enfin amusons nous et imaginons, hier au soir, une victoire en Afrique du Sud de l’équipe de Hollande, pays des premiers « Afrikaners ». N’en doutons pas, ce matin dès l’aube, SOS Racisme portait plainte contre le « retour du colonialisme ».
C.D

vendredi 21 mai 2010

Le Curé, Brassens et François Morel


Parfois entre clichés et discours convenus, France Inter nous offre une éclaircie. La chronique de ce jour de François Morel en fait partie.