Pour le bruit du torrent de montagne, du ruisseau dans la plaine, de la fontaine sur la place du village. Pour mes grand-pères, héros anonymes de 14 – 18, survivants de toutes les batailles.
Pour le baptême de Clovis. Pour les métallos (Cœurs d’Acier) pères de famille, héros au quotidien. Pour le bruit de la bouteille de vin que l’on débouche. Pour ma mère, ouvrière du textile, qui interrompit « sa carrière » pour devenir femme au foyer, héros au quotidien elle aussi.
Pour les glycines qui fleurissent et les feuilles qui tombent. Pour ma patrie, la France. Pour mon père que la vie m’a arraché et les valeurs qu’il m’a transmises. Pour les bulles du cidre et sa couleur quand le soleil l’éclaire.
Pour ma grand-mère institutrice dans les années 1920, morte si jeune. Pour Maurice Ravel et Neil Young. Pour ma femme, compagne de tous les instants de bonheur et de malheur.
Pour les tisserands et les paysans du pays de Caux, mes ancêtres.
Pour le baptême de Clovis. Pour les métallos (Cœurs d’Acier) pères de famille, héros au quotidien. Pour le bruit de la bouteille de vin que l’on débouche. Pour ma mère, ouvrière du textile, qui interrompit « sa carrière » pour devenir femme au foyer, héros au quotidien elle aussi.
Pour les glycines qui fleurissent et les feuilles qui tombent. Pour ma patrie, la France. Pour mon père que la vie m’a arraché et les valeurs qu’il m’a transmises. Pour les bulles du cidre et sa couleur quand le soleil l’éclaire.
Pour ma grand-mère institutrice dans les années 1920, morte si jeune. Pour Maurice Ravel et Neil Young. Pour ma femme, compagne de tous les instants de bonheur et de malheur.
Pour les tisserands et les paysans du pays de Caux, mes ancêtres.
Pour la cloche de l’Angélus qui nous invite à la prière et sonne l’heure « d’étouffer un pierrot ». Pour le génie français.
Pour les canuts, les prolos de 1936 et ceux qui sont morts sur les barricades.
Pour mes filles aux caractères bien trempés et qui avancent d’un pas décidé (le sang parle).
Pour les derby noires et les richelieu bicolores, l’élégance, le respect de soi (donc des autres). Pour Raspail et Reiser. Pour l’aube qui se lève sur la route. Pour les vestes Barbour et les blousons « perfecto ». Pour le bruit des talons aiguilles qui résonnent sur le sol.
Pour Corneille, Chateaubriand, Voltaire, Péguy, Barrès, Proust, Ronsard, Rosny Ainé et Frederic Dard. Pour l’odeur de la terre chaude après la pluie de l’été. Pour tous les noms gravés sur les monuments aux morts des trente huit milles communes de France.
Pour Carpentier, Bouttier, Cerdan, Tiozzo et Monshipour ou ceux que j’ai croisé sur un ring (de quartier).
Pour l’espoir en l’avenir et en l’homme même si cela appartient plus à ceux qui viennent. Juste pour moi un rôle de vigie afin que la modernité et ceux qui se croient dans le sens de l’histoire ne finissent de détricoter ce que nous sommes (fûmes ?).
Pour la présence du Christ à mes cotés chaque jour. Pour les complies à Cîteaux, les laudes à Vézelay. Pour la Romanée Saint Vivant, le Lynch Bages, un marc de 1915, le Banyuls, le Vieux Télégraphe et les rouges « couillus » du sud.
Pour le Gréco à Tolède, le Cid Campeador, la Reconquista. Pour l’histoire de la France (Sol y Sombre).
Pour la colline de Sion, les châteaux de la Loire, la vallée de l’Ubaye, la Lozère, la grande Bleue (Mare Nostrum), les monts d’Arrée, la tranchée de Calonne.
Pour les canuts, les prolos de 1936 et ceux qui sont morts sur les barricades.
Pour mes filles aux caractères bien trempés et qui avancent d’un pas décidé (le sang parle).
Pour les derby noires et les richelieu bicolores, l’élégance, le respect de soi (donc des autres). Pour Raspail et Reiser. Pour l’aube qui se lève sur la route. Pour les vestes Barbour et les blousons « perfecto ». Pour le bruit des talons aiguilles qui résonnent sur le sol.
Pour Corneille, Chateaubriand, Voltaire, Péguy, Barrès, Proust, Ronsard, Rosny Ainé et Frederic Dard. Pour l’odeur de la terre chaude après la pluie de l’été. Pour tous les noms gravés sur les monuments aux morts des trente huit milles communes de France.
Pour Carpentier, Bouttier, Cerdan, Tiozzo et Monshipour ou ceux que j’ai croisé sur un ring (de quartier).
Pour l’espoir en l’avenir et en l’homme même si cela appartient plus à ceux qui viennent. Juste pour moi un rôle de vigie afin que la modernité et ceux qui se croient dans le sens de l’histoire ne finissent de détricoter ce que nous sommes (fûmes ?).
Pour la présence du Christ à mes cotés chaque jour. Pour les complies à Cîteaux, les laudes à Vézelay. Pour la Romanée Saint Vivant, le Lynch Bages, un marc de 1915, le Banyuls, le Vieux Télégraphe et les rouges « couillus » du sud.
Pour le Gréco à Tolède, le Cid Campeador, la Reconquista. Pour l’histoire de la France (Sol y Sombre).
Pour la colline de Sion, les châteaux de la Loire, la vallée de l’Ubaye, la Lozère, la grande Bleue (Mare Nostrum), les monts d’Arrée, la tranchée de Calonne.
Pour le sable que je serre si fort entre mes mains mais qui inexorablement file entre mes doigts
Contre les cloportes et ceux qui, comme les méduses, se laissent porter par le courant.
Contre tous les fâcheux, les pisses vinaigre, les bâtons merdeux et ceux qui chient sur mon pays. La France, tu l’aimes ou tu la quittes. Sûr !
Contre cette bobocratie, de gauche ou de droite, ces petits marquis bien repus, très satisfaits d’eux-mêmes, ravis de profiter des avantages du pouvoir, sans toucher au système, à ses privilèges et qui, si on les laisse faire, continueront à nous pourrir la vie.
Tout le monde ne peut pas mourir comme le vrai Constantin Dragasès en Empereur à la tête d’une armée sur les murailles en donnant sa vie pour une civilisation qui se meurt. Mais chacun est libre de vivre soit les armes à la main soit en éduens.
Mes Chers Compatriotes, vous l’avez compris. Je suis un Gaulois, Catholique pratiquant, hétérosexuel, marié et père de famille. Une famille ni décomposée ni recomposée. Cela fait de moi au mieux un ringard voire un beauf ou plus certainement aux yeux de la doxa de ce début de 21ème siècle un réactionnaire.
Certes ! Mais dans ces conditions, fier de l’être !
Constantin Dragasès