"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline
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mardi 2 juillet 2013

Mort d'un grand Français

42ème kilomètre

Tous les "cent bornards", ultra-trailers, marathoniens ou simples joggers devraient cette semaine lui dédier chaque kilomètre qu'ils vont parcourir. Je parle bien évidemment d'Alain Mimoun disparu la semaine dernière.
Fervent catholique, valeureux soldat né à Maïder (département d'Oran, Algérie française), vainqueur et médaille d'Or du marathon des J.O de Melbourne en 1956, Alain Mimoun était un exemple d'intégration et il aimait par dessus tout notre beau pays. La mort d'un grand Français !
CD

mardi 25 juin 2013

Réponse aux "choqués" du 18 juin 2013

"La flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas"

Les anciens combattants de Bihorel auraient-il l'indignation sur commande ou à géométrie variable? Les voilà choqués parce qu'à la suite de la cérémonie de commémoration de l'appel du 18 juin 1940, certaines personnes, comme moi,  après avoir chanté la Marseillaise et honoré la mémoire du Général de Gaulle,  se sont déplacés de quelques dizaines de mètres pour sous le monument dressé à la mémoire d'Alfred Caron, célébrer  la décision du jour prise par le T.A de Rouen d'annuler la fusion.

Je voudrais dire à ces anciens combattants qu'ils n'ont pas le monopole du patriotisme ni des valeurs qu'incarne la France. L'Histoire se nourrit de symboles et que la dé-fusion soit prononcée un 18 juin en est un, au combien significatif.
Ils devraient ces anciens combattants, réviser leurs classiques et se remémorer la portée philosophique du message du Général de Gaulle, grand défenseur devant l'éternel, des valeurs de la République et de la démocratie, lui qui en premier s'inclina devant la décision du peuple français, démissionnant le 28 avril 1969, respectant ainsi ses engagements après que le "NON" au référendum du 27 avril l'ait emporté, non pas avec 66% mais avec 52,41 % des suffrages exprimés. 
Désavoué mais en garant de la démocratie, de Gaulle n'a pas cherché, lui, en trafiquant les résultats à s'accrocher au pouvoir comme d'autres y sont restés agrippés comme des morpions dans la honte et le déshonneur un 4 juillet 2011. 
Honorer la mémoire du Général de Gaulle et des milliers de combattants français " ceux qui sont morts pour que notre pays vive en démocratie et en liberté" dites-vous, cela ne devrait pas se limiter à prononcer trois discours, faire prendre l'air aux trompettes et au drapeau tricolore, écouter la Marseillaise d'un air pénétré avant d'aller rapidement s'envoyer des petits fours. 
Porter l'héritage de Charles de Gaulle et de ceux qui "heureux sont morts pour la terre charnelle, mais pourvu que ce fût dans une juste guerre (...) Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles, couchés dessus le sol à la face de Dieu" (1) oui porter leur héritage et honorer leur mémoire, c'est  continuer au quotidien à défendre l'idéal démocratique pour lequel ils firent le sacrifice suprême et combattre tous les totalitarismes, fussent-ils doux, comme celui d'un certain 4 juillet 2011, soir où, chers anciens combattants, on  ne vous entendit guère ! 
Alors seulement dans ces conditions, vos glorieux ainés ou camarades dont les noms ornent nos monuments aux morts, n'auront plus à rougir de vous...

Vive Bihorel libre !
CD   
 
(1) Charles Péguy



samedi 22 juin 2013

Prenons un peu l'air !



Allez, éloignons nous pour un temps de notre cher clocher et allons prendre l'air à la campagne ou du moins de ce qu'il en reste encore avant qu'Auchan ne l'ait mangée et qu'il est de ce fait, encore plus important de sauver que Bihorel. Et puis cela nous changera de l'odeur de décomposition en cours des autocrates fusionnels.

Promenons-nous à la ferme des Bouillons, où des "gauchistes" à qui tout devrait normalement m'opposer selon ceux qui ont une lecture binaire de notre monde, font acte de résistance au "progrès" et à une soi disant "modernité". Après tout, qu'y a-t-il de plus conservateur qu'un l'écologiste (je plaisante) mais quand même, la question vaut d'être posée...

Bref, j'ai déjà omis, actualité dé-fusionnelle oblige, de vous informer
des diverses manifestations se déroulant à la ferme des Bouillons. Alors je vais essayer de me faire pardonner. Vous trouverez en utilisant le lien ci-dessous, le numéro de juin-juillet-août 2013 de la Gazette des Bouillons. A consommer sans modération !

 https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/gazette%204%20web.pdf

"Gardarem lo Bihorel" ( j'ai bon, Victor ?)
CD

 

jeudi 11 novembre 2010

Le souvenir de Léopold Veze

Sépulture de Léopold Veze
Le destin m’a un jour mené dans le cimetière de Colamine sous Vodable, un vieux village auvergnat. Il s’y trouve une sépulture oubliée parmi d’autres. La plaque porte le nom de Léopold Veze et indique qu’il est  mort à 26 ans, en août 1914 près de Sarrebourg. Il est écrit « A mon cher fils ». La plaque est surmontée d’un cœur aux inscriptions effacées et d’une croix christique en fer.
Le cimetière entoure l’église Saint Mary du 11ème siècle. Ce n’est ni Vézelay ni la colline de Sion mais pourtant là aussi souffle l’Esprit. Dans ce cimetière, je me sentais chez moi sur cette terre de France et parmi les miens, ceux de cette « race d’esprit » dont parle Charles Péguy. On y mesure à quel point chaque mètre carré de notre patrie porte l’emprunte de leur sueur et de leur sang. Au bout d’une petite heure et après avoir admiré avec émotion dans l’église une statue en bois de la Vierge en majesté datant du 12ème siècle, j’ai repris ma route vers d’autres lointains villages.
Ce matin à 11 heures devant le monument aux morts de Bihorel, pendant la minute de silence, j’ai bien sûr pensé à mes deux grands pères, mais aussi à Léopold Veze, cet inconnu pour moi, mort pour la France et pour nous, dont le souvenir a croisé le chemin que j’empruntais et qui traversait notre pays un jour de paix au mois d’août 2010.
C.D
Eglise Saint Mary à Colamine sous Vodable

lundi 26 juillet 2010

Jean Paul Hébert nous a quitté.



C’était les mid-seventies. Nous étions « jeunes et larges d’épaules ». Tous les possibles s’offraient, croyait-on, à nous. Le ciel était notre seule limite. C’est à ce moment là que j’ai eu la chance pendant mes études, peut être comme certains d’entre vous de rencontrer un professeur qui a marqué ma vie à tout jamais.
Cela s’est passé dans un lycée un peu particulier. J’y ai fait la rentrée de 1975. Je crois n’avoir aucun souvenir des surveillants, pas plus que du reste de l’administration, tant ils étaient absents voire invisibles. Je venais de me faire virer de Val de Seine, un lycée caserne. Mon prof d’anglais au conseil de classe avait dit à la directrice « c’est lui ou c’est moi ». Ce fut moi. La directrice n’a pas du hésiter plus que le temps d’une ou deux remontées gastriques. Voilà comment je me suis retrouvé aux Bruyères, le lycée à l’époque, qui était ce qui se faisait de plus proche de Summerhill, pour ceux à qui cela dit encore quelque chose. Un lycée presque autogestionnaire, enfin au moins autogéré sur le plan éducatif par les profs. Cela tombait bien. Autogestionnaire, ils l’étaient tous. Les autres étaient barges. Je me souviens de mon professeur d’allemand qui me voyant fumer la pipe au dernier rang de son cours, plutôt que de me virer, m’avait demandé ce que je fumerai à 60 ans avant de poursuivre ses déclinaisons!
C’est dans ce lycée que mon chemin a croisé celui de Jean Paul Hébert. Il est devenu mon Professeur de sciences économiques pour trois ans. Sciences éco? L’économie, « cette science qui depuis le temps des esclaves, justifie la richesse des maîtres » selon l’expression d’un philosophe, dont, à cette heure le nom m’échappe. Il n’avait pas croisé Jean Paul Hébert. Son jugement en eut été, radicalement, changé.
J’attendais ses cours avec impatience et j’y assistais avec passion. Une même passion qui animait ce jeune professeur d’à peine 30 ans dans le plaisir de nous transmettre son savoir, de développer notre sens critique et d’éveiller chez certains une conscience politique. Avec lui et grâce à lui, heure après heure de cours, le monde qui nous entourait devenait de plus en plus compréhensible. Si ce blog existe, Jean Paul Hébert y est pour quelque chose.
Autogestion ne voulait pas pour autant dire absence de respect, même si les relations avec nos professeurs se teintaient de sympathie voire d’amitié (il y eut même des histoires d’amours). Nous étions là pour apprendre et eux pour nous élever, dans le sens « élévation de l’être ». Nul besoin pour eux de faire péter les galons, leurs compétences suffisaient.
Plus largement que le professeur, c’est l’homme qui m’a marqué. Jean Paul était aussi un marin, un guitariste, un conteur, un fin analyste politique. Jean Paul était un puits de sciences. Je me souviens de son humanité. J’étais, bien malgré moi et ayant pourtant voté pour Alice Cooper (ça vient de là), délégué de classe et je me souviens que lors des conseils, il tempérait de façon sûre, et si j’osais, d’une force tranquille, les aigreurs et excès de certains de ses collègues vis-à-vis des élèves fumistes ou un peu cons.
A quelque uns, nous nous sommes sans doute remémorés en apprenant la nouvelle de sa disparition, les fêtes du PSU à la Courneuve, où il nous emmenait, ou au « yaourt » du Havre où Henri Tachan et François Béranger étaient les vedettes d’un soir, ou encore les réunions au siège régional du PSU, avenue Pasteur. C’est un monde qui me parait être « le lointain proche ». Lointain dans notre époque, mais si proche dans ma mémoire. Mais mes Chers Compatriotes, rassurez vous, en ce temps là déjà, lorsqu’on m’appelait « camarade », cela me faisait rigoler.
Il est exact que le temps est passé par là, qu’au fil des années, nos idées ont divergé, mais c’est toujours avec gourmandise que j’écoutais Jean Paul Hébert sur RCF où il dissertait avec le même humour que par le passé même si les sujets étaient devenus plus graves.
La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, je lui avais demandé pourquoi il avait quitté son poste au lycée des Bruyères. Je me souviens de son sourire narquois, celui qui chez lui précédait toujours un bon mot où une réponse teintée d’ironie et de dérision. Mais cette fois, ce sourire trahissait la déception. « Cela a tellement changé » m’avait-il répondu.
« On fumait des Gauloises bleues ». Je crois que c’est une chanson d’Yves Simon. Elles ont donc fini par avoir raison de vous, Jean Paul. A l’heure où l’on vous porte en terre, je veux garder présent à l’esprit le souvenir de la verve du militant PSU, ancien séminariste et de ses cours « d’éco » donnés au printemps sur la pelouse du parc des Bruyères, pendant lesquels vous nous éleviez.
Cher Jean Paul, mon respect et mon amitié vous accompagnent. Merci de m’avoir tant aidé à me construire à un age où l’on peut si facilement choisir le mauvais chemin.

Qu'il me soit permis de présenter ici mes condoléances à tous ses proches.
C.D

Lien de la vidéo de la conférence donnée en octobre 2009 à Montréal sur le thème du désarmement par J.P. Hébert: http://tv.uqam.ca/?v=52596


Article paru dans PN sur Jean Paul Hébert. Cliquer sur l'image

samedi 19 juin 2010

Etre et Durer


« Etre et durer », devise du régiment de paras que commandait Bigeard

La France vient de perdre l’un de ses plus fidèles serviteurs. Héros des guerres d’Indochine et d’Algérie, Bigeard était de la trempe des hommes qui font tant défaut à la France d’aujourd’hui.
« Adieu ma France, écrivait-il en 2005, tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne national et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France, des trafics en tout genre, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée…Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? ».
Clin d’œil de l’histoire, Marcel Bigeard s’est éteint un 18 juin, jour de patriotisme s’il en est.
Avec le panache qu’on lui connaissait, le Général Bigeard a demandé à ce que ses cendres soient dispersées au dessus de la cuvette de Diên biên phû afin de rejoindre ceux qu’il commandait et qui ont péri là bas.
L'actualité en 24 heures a mis sur le devant de la scène les deux extrémités du spectre en matière de patriotisme: d'un coté De Gaulle, le 18 juin 40, le Général Bigeard et de l'autre les renégats qui jouent en "bleu".
C.D

Ps : à tous les super résistants de gauche qui voudraient venir ici faire les malins et jouer les « gentils » de l’histoire en me parlant de torture en Algérie, je rappellerai que les pouvoirs spéciaux à l’armée française en Algérie ont été votés (12 mars 1956) sous le gouvernement socialiste de Guy Mollet par le parlement français, y compris par le groupe communiste qui comptait alors 146 députés (et, oui Victor cela a existé), suivi d’un décret le 17 mars 1956, signé d’un certain François Mitterrand, qui instaurait la justice militaire en Algérie. Fermez le ban.

vendredi 18 juin 2010

Lendemain de débâcle


Charles de Gaulle, visionnaire s’il en est, aurait-il prononcé son discours du 18 juin 1940, s’il avait pu voir ce que la France deviendrait en 2010? Cela valait-il la peine de se dresser, de résister, de combattre, d’appeler les Français une fois encore au sacrifice, pour 70 ans après en arriver au sarkozysme, à la gauche solidaire, au consumérisme, à la contre colonisation et l’avachissement de l’esprit français ?
Oui, j’en suis certain, le Général de Gaulle aurait prononcé ce discours car il avait foi en la France éternelle. Il n’aurait pas douté qu’en 2010, des patriotes issus de toutes les classes sociales, seraient prêts à affronter les nouveaux périls qui menacent notre pays.
A l’heure où dans l’espace public, les "apéros" sont interdits et la prière des musulmans autorisée par les nouveaux collabos, ceux là même dont les contre-réformes détricotent une à une les conquêtes sociales du Conseil National de la Résistance, à l’heure où les citoyens paient les cigares des nantis de la république, à l’heure où il ne se passe pas une semaine sans que le drapeau français ne soit brûlé par la racaille, le discours du 18 juin 1940 n’en est que plus actuel et doit donner à chaque Français, fier de l’être, la force de continuer à porter la flamme de la France et à refuser la résignation.
Les grands hommes qui incarnèrent l’âme de la France et qui avec le peuple écrivirent l’histoire, émergèrent toujours des époques incertaines, des situations chaotiques, des révoltes, des insurrections, des guerres civiles.
Ces temps là sont proches et ce n’est pas fait pour me déplaire!
Manu ad ferrum
C.D

lundi 24 mai 2010

En te tenant la main


Je te tenais par la main, tu es partie et c’est comme un bateau qui lentement, inexorablement, seconde après seconde s’éloigne du quai pour n’être plus au loin qu’un minuscule point blanc qui brille dans le soleil.
On ne veut pas le perdre et nos yeux s’accrochent, jusqu’à la douleur, à ce point lumineux qui tremblote et vacille
On croit le voir encore, bien longtemps après qu’il ait disparu.
Et puis la mer est vide.
Elle charrie ses galets comme nos peines et dépose à nos pieds écorchés, nos souvenirs d’enfance tout comme du bois mort
Plus rien n’est vivant, notre âme est éteinte comme l’éclat de lumière disparu dans la mer.
Le lien défait gît, là, sur le sable ; mais il faut bien que peu à peu, lentement, doucement, tendrement, il se renoue.
Et c’est d’abord la lente et calme respiration des vagues.
Le vent secoue nos corps alourdis par la peine, le soleil dénoue nos épaules, la rumeur de la plage chante à nos oreilles, les rires des enfants nous éclaboussent, les visages aimés nous sourient et nous voyons leur sourires,
Nous revenons à la vie.
Le bateau a disparu à nos yeux, nous ne percevons même plus, les morceaux effilochés par le vent, des valses viennoises qu’on joue pour toi. Mais celle là qui a ton sourire, cette photo de ta jeunesse, la maison où tu as grandi, ce paysage bien connu de toi …Tu es là comme une brume légère, absence présente au milieu de nous, qui ne nous quitte plus et apaise nos âmes.
A ma Marraine, 13/03/1923 - 16/ 05/2010

mercredi 31 mars 2010

31 mars 1146

La Croix de Saint Bernard

Le 31 mars 1146 Saint Bernard prêcha la 2ème croisade de ce lieu même. En 1146, le Roi de France Louis VII et le Pape Eugène III décidèrent de faire une nouvelle croisade pour refouler les Turcs qui menaçaient l'Occident. Le Pape choisit Bernard de Clairvaux comme prédicateur et Vezelay comme lieu de rencontre. Mais l'église abbatiale Sainte Madeleine, pourtant déjà fort grande était bien trop petite pour contenir tous les chevaliers et le peuple. Bernard fut donc obligé de s'installer en pleine nature. Il choisit un petit tertre au nord de Vezelay, à mi-cote sur le penchant de la colline qui regarde Asquins.
Gesta Dei Per Francos

Gregorio Allegri - Miserere Mei, Deus


Gregorio Allegri - Miserere Mei, Deus
envoyé par

Le Miserere d'Allegri est une œuvre musicale chantée a cappella, composée durant le règne du pape Urbain VIII, vers 1630. Le Miserere est chanté à la Chapelle Sixtine lors des matines du mercredi et vendredi de la Semaine Sainte. Dès les premières années, le Vatican avait interdit de le reproduire ou de le diffuser afin d'en préserver le caractère unique. Le transcrire ou le jouer ailleurs qu'en ces lieux était puni d'excommunication.

dimanche 14 mars 2010

Georges Clemenceau

« On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse »

lundi 11 janvier 2010

Un Pupille fier de sa Nation


"La droite et la gauche ont le même grossiste. C'est pour ça qu'ils vendent le même produit" se plaisait à dire Philippe Seguin.
Une simple lecture de son discours à l'assemblée Nationale du 5 mai 1992 suffit pour voir ô combien celui-ci était prophétique... Tout y est: la définition de la Nation française contre une hypothétique identité nationale définie en creux par le Traité de Maastricht, la perte de la souveraineté au profit d’une caste dirigeante et technocratique, 1992 comme l'antithèse de 1789, le mépris de la souveraineté du peuple et des droits de l'Homme.

" la vie politique d’aujourd’hui, c’est comme un match de foot où les deux équipes jouent mais où le ballon a disparu, détenu par les autres puissances, celles de l’argent qui gouvernent en cachette", commentait Philippe Seguin auprès du jeune Dupont-Aignan...

dimanche 20 décembre 2009

Cathédrale et Mémoire

J’habite une ville dans laquelle s’élève une très belle cathédrale. Peut-être la plus belle de France. J’aime passer devant. Parfois, lorsque j’ai le temps, j’y entre. L’intérieur aussi est magnifique. Grand, froid, sombre, silencieux et majestueux. La sensation y est unique. A condition de savoir être à l’écoute, on peut y sentir le poids des siècles. Fouler le sol des ancêtres, apercevoir leurs ombres, entendre les murmures de leurs fantômes, se dire que le sang qui coule dans nos veines coulait dans les leurs ici même il y a mille ans… prendre conscience que nous sommes une étape de quelque chose de bien plus vaste, de bien plus fort,de bien plus lointain, de bien plus précieux. Alors, un sentiment étrange entre l’humilité, la plénitude et l’amour s’empare du corps et de l’âme. Une fois propulsé en haut, le panorama est imprenable.Un morceau d’éternité, un voyage immobile, une contemplation profonde et intense, un instant infini qu’aucun livre d’histoire ne saurait retranscrire. Une vague qui rassure et qui fait palpiter le cœur. Comme une évidence, elle surgit même dans des endroits qui n’ont a priori aucun lien avec notre mémoire individuelle, avec lesquels nous n’avons pas d’attaches personnelles. Des endroits dans lesquels nous n’avons pas grandi, que nous n’avons pas connus ici-bas. Nous n’y avons jamais mis les pieds et pourtant… et pourtant dès les premiers pas ils nous semblent aussi familiers que la poitrine d’une mère.

mardi 15 décembre 2009

Charles de Foucauld: français et chrétien.


"Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.
L'empire Nord Ouest Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc. a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.
Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.


Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui.

D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du Medhi, il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve ; "l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi..."


Lettre du père Charles de Foucauld à René Bazin de l'Académie Française, le 29 juillet 1916.

jeudi 12 novembre 2009

In Memoriam

Vitrail de la crypte de l'église N-D de Lourdes à Sotteville les rouen (détail)

vendredi 17 juillet 2009

Un lieu où souffle l'Esprit

A 50 ans, on sait que rares sont les choses éternelles.
Vézelay, cette autre colline inspirée, et la musique de Bach en font partie.

Lorsque Rostropovitch interprète les suites pour violoncelle de J-S. Bach dans la basilique Sainte Marie-Madeleine de Vézelay, alors plus encore qu'à l'accoutumée dans ce lieu, souffle l’Esprit.
C.D

mardi 14 juillet 2009

14 JUILLET, FETE NATIONALE

"Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd'hui soldat de l'humanité, sera toujours le soldat de l'idéal". Georges Clemenceau (11 novembre 1918).

dimanche 21 juin 2009

Fête des Pères


Aujourd’hui, c’est la première fête des pères où je ne pourrai pas embrasser le mien. Il est parti l’été dernier. Mon père c’est, sur la photographie, le petit garçon avec le poing levé. Mon grand père c’est le grand costaud en bas à droite, costume et gilet gris clair avec le chapeau. C’était à l’époque du front populaire.
Tout à l’heure j’irai fleurir leurs tombes et m’y recueillir. Le plus dur ce n’est pas de se rendre au cimetière mais à chaque fois d’en repartir en y laissant ceux que l’on est venu visiter.
Est-ce Schopenhaeur (peu importe) qui a dit que « l’homme ne meurt pas lorsqu’il descend dans la tombe mais lorsqu’il tombe dans l’oubli » ?
Alors en ce dimanche de fête des pères, lorsqu’en bon cauchois, avec ma femme et mes enfants ce midi nous trinquerons, le verre de mon père et celui de mon grand père s’entrechoqueront avec les nôtres.

dimanche 10 mai 2009

Le début de la fin

Dimanche, 10 mai 2009
Le 10 mai 1981, on croyait que c'était un début. Oui, ce fut le début de la fin de nos espoirs.
Le hasard a voulu qu'aujourd'hui, je passe près de la roche de Solutré, puis quittant le Mâconnais j'ai traversé le Morvan. Je n'y ai retrouvé que l'église.
"Une pierre éternelle dressée auprès d'une eau qui s'écoule" écrivait Barrès.
C.D