"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

vendredi 11 décembre 2015

Normandie Consternante




Malraux disait "le gaullisme, c'est le métro à 6 heures". Le centrisme UDI, ça serait plutôt un pot au feu sans queue de bœuf, un verre de bordeaux de négociant comparé à un Patrimonio ou encore un bocal sans poisson rouge.


Depuis longtemps, je me demande pourquoi l'ex-ump se croit toujours obligée à chaque élection de se trainer le sac de boulets que constituent les centristes ? Charles Pasqua déjà à son époque déclarait à leur sujet "nous amenons les électeurs et eux les élus".  Au lieu de jouer l'ouverture vers des centristes qui votèrent pour certains Hollande en 2012, les ex-ump feraient mieux d'aller voir vers Dupont-Aignan et Devilliers, ce qui répondrait bien mieux aux aspirations des électeurs de droite.


Ce deuxième tour dégoutera encore un peu plus les Français des politiciens en général. En Normandie une droite d’un bleu diaphane tire sur des socialistes rabibochés de la dernière heure avec des pastèques et autres nostalgiques de l’internationale qui dès lundi recommenceront à les considérer à juste titre comme de vulgaires social traitres.

Ailleurs, des Estrosi ou des Bertrand ont enfilé leur tutu rose pour faire la danse du ventre à des électeurs de gauche qui, ces nigauds, se laissent hypnotiser par des nombrils qui brillent comme des miroirs de bordel. Imaginez mes chers Compatriotes, les saucisses de gauche qui dans la région Grand Est, vont voter dimanche pour le candidat de droite alors que la liste de leurs camarades est elle aussi encore proposée à leurs suffrages !

J’espère que Valls a prévu des cellules psychologiques pour réconforter tous ces idiots utiles car l’on peut s’attendre à des crises d’hystérie dans l’isoloir, des pleurs et des syncopes à la sortie des bureaux de vote. On risque même de voir dimanche, des électeurs de gauche errer tout nus et hagards dans les rues… 


Pendant cette semaine d’entre deux tours, la démocratie à la sauce Valls, puait non seulement à cause de sa tambouille électorale mais aussi parce que nous avons eu droit à un remake de la quinzaine anti Le Pen de 2002 additionné au  grand barnum de 2005 du « oui ». Pas un journaliste n’a manqué à son devoir de descendre le FN pas plus qu’une radio, télé, journal, ni un artiste forcément de gauche, ni un baltringue (comme Pierre Gataz à qui on ne reproche jamais d’être le fils d’Yvon) et encore l’état d’urgence nous aura épargné les grands défilés des belles âmes investies de sauver les valeurs de la république en arborant un panneau « Je suis le Bien ». Bref, ceux qui pensent représenter les 60% constitués par un amalgame de carottes et de poireaux, ont cherché toute la semaine comment interdire aux 40% bleu marine d’exercer le pouvoir. Un bien beau moment de démocratie, dans une gueuse à la dérive.


Plus près de chez nous, la liste « Normandie Conquérante » m’inspire de grandes craintes. Je me demande si une Normandie gérée comme Bihorel qui n’a plus un rond en caisse et dotée du dynamisme légendaire de notre commune, cela serait vraiment une bonne idée. Poser la question, c’est y répondre.

Avant de conclure, une précision importante. Si dimanche, nous aurons droit à un deuxième tour, c’est parce que la démocratie ne fonctionne pas en France comme elle fonctionne à Bihorel lors des consultations de ses habitants et que les abstentionnistes (50,05% dimanche dernier) ne sont pas considérés avoir fait confiance à leurs élus en en se déplaçant pas, sinon Nicolas-Meyer-Rossignol eut été brillamment réélu dès le premier tour, n’est-ce pas cher Pascal ?


Non, à bien y réfléchir mes chers Compatriotes, si Guillaume avait été un conquérant fait du bois centriste, le nom d’Hastings évoquerait pour nous, le souvenir d’une belle branlée et l’Union Jack flotterait sur une Normandie qui s’écrirait avec un « y ». Enfin, nous serions toujours sous une Monarchie mais sur ce dernier point, on ne pourrait y voir que des avantages…

CD

jeudi 10 décembre 2015

Puisqu'on vous dit et répéte que le danger, c'est le FN !

 Le parti de Clémentine Autain (deuxième de liste de Bartolone / Ndlr) appelle à se rendre à un meeting de Tariq Ramadan


On comprend mieux pourquoi Claude Bartolone n'aime pas "la race blanche" et fait du racisme de classe en montrant du doigt Versailles et Neuilly. 
Sa deuxième de liste dans le "9-3" Clémentine Autain, porte parole du collectif  "Ensemble !", mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire relaye "l'appel à se rendre à un meeting à Saint-Denis samedi sur le thème: «Pour une politique de paix, de justice et de dignité». Sous ces mots inoffensifs, se cachent des invités très militants: sont conviés notamment l'universitaire Tariq Ramadan, l'ex-porte-parole du Collectif contre l'islamophobie en France Marwan Muhammad et la secrétaire du syndicat de la magistrature Laurence Blisson." dixit le Figaro. la suite ICI  et  Là Aussi 

Bartolone a également accusé Valérie Pécresse  de vouloir « mettre la région en rang, en uniforme, un serre-tête dans les cheveux »…Comme le fait remarquer Marc Cohen (rédacteur en chef de Causeur):

" Je ne suis pas un fan du serre-tête. Mais quoi qu’il en soit, je le préfère à la burqa."

 
CD

mercredi 9 décembre 2015

De 1984 à 2015, les apprentis sorciers et le Front national / par André Bercoff


Par André Bercoff
Publié le 07/12/2015 à 13h24


 FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que le FN a effectué une poussée importante au premier tour des élections régionales, André Bercoff juge qu'on ne s'en tirera plus avec le vieux disque dur des années 30. Pour l'écrivain, il faudra plus que jamais innover pour desserrer l'étau.

 Que s'est-il donc passé hier? Il nous faut reparler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En ce temps-là, le Front national était variable d'ajustement. Petit électeur, mange ta soupe parfumée à la droite ou à la gauche, sinon le grand méchant borgne viendra te dévorer comme aux jours les plus sombres de notre Histoire. François Mitterrand enseigna aux foules émerveillées l'art et la manière d'utiliser Le Pen pour mieux régner: le faisant inviter à «l'Heure de Vérité» et introduisant une dose de proportionnelle en 1986, afin que les électeurs inquiets sentent le souffle de la bête immonde. Entre temps, le stratège de Jarnac avait plumé la volaille communiste et l'avait contrainte à se réfugier dans une cabine téléphonique. Il ne lui restait plus qu'à agiter par intermittence le spectre du fascisme qui vient, histoire de continuer à vivre tranquille.


De même, grâce au choc de Jean-Marie présent au premier tour, Jacques Chirac fit un score quasiment soviétique en 2002: la démocratie en danger se mobilisa pour stopper, à poitrine nue, les Panzer divisions du Führer de Montretout prêtes à venir jusque dans nos bras, etc.. etc.. A son tour, en 2007, Sarkozy, à l'école de Patrick Buisson, en usa à l'égard du FN comme Mitterrand l'avait fait pour le PC. Identité, sécurité, fermeté: l'Elysée valait bien cette messe. 


Mais voilà-t-il pas qu'aujourd'hui le paysage se bouleverse et mute. La réalité du chômage, de la précarité, de l'échec du «vivre ensemble», des attentats et du communautarisme galopant: tout se passe comme si la donne est en train de se modifier totalement et qu'au bout de quarante ans d'alternance droite-gauche, les mots ont perdu leur sens, et les sens leurs mots. Et surtout, que de plus en plus nombreux sont les hommes et les femmes qui ne savent plus où ils habitent et qui ils sont. Une bonne moitié de la population française, reléguée dans les villes moyennes et périphériques, abandonnée sur ses propres terres, s'est vue passer par pertes et profits et ne l'accepte plus du tout. D'où une gauche en capilotade parce qu'elle s'est coupée d'une bonne partie de son peuple, ayant remplacé les ouvriers par les bobos, et la classe moyenne par les primo-arrivants. Quant à la droite républicaine, rongée par la primaire et écartelée entre centristes et souverainistes, modérés et radicaux, elle est comme un canard à qui on a coupé le cou et qui continue de vaquer en tous sens. En témoignent aujourd'hui la cuisine d'après premier tour, l'excommunication de Nadine Morano, l'ineffable offensive anti-crèches de Noël de François Baroin et d'un certain nombre de maires, les discours apaisants de NKM et de Juppé, contrastant avec la rage froide et un peu trop répétitive de Nicolas Sarkozy. Tout cela fait un Front national en tête dans six régions sur treize, dans plus de 50% des communes de France, et des évocations touchantes à un passé vichyste qui ne passe plus. Quels que soient les résultats de dimanche prochain, l'étau se resserre, le nœud coulant aussi. On ne s'en tirera plus avec le vieux disque dur des années 30. Pour desserrer l'étreinte, il faudra plus que jamais innover, imaginer, oser. Il est minuit, docteur Sarko.

Rappel historique




A l'heure où les Jean Moulin de foire du trône pullulent dans les médias, le milieu artistique, le gouvernement et le politique Circus en général, il m'est apparu bon de publier à nouveau ces quelques paroles de Lionel Jospin.
CD

mardi 8 décembre 2015

Tous ensemble ! Tous ensemble !


Dans un premier temps, tous ces militants de gauche trahis vous donneraient au mieux envie de rire, au pire vous feraient pitié. Les pastèques d ' EELV malgré Notre Dame des Landes rallient leur maitre socialiste, uniquement cependant là où il veut bien d'eux et a surtout besoin d'eux. Ailleurs, comme en Bretagne, le domestique est éconduit. 
Le Front de gauche, malgré Macron et le futur démantèlement du droit du travail, va à la soupe. Mélanchon qui n'existe quasiment plus politiquement au vu du score de dimanche, aura perdu en plus son honneur entre les deux tours, comme tout vulgaire renégat. Et oui, le camarade Mélanchon pour faire échec aux chemises brunes qui n'existent que dans ses fantasmes, se range aux cotés de ceux qui appellent à voter Estrosi et Bertrand. Heureusement Billancourt n'existe plus, sinon quel désespoir pour lui !

Non, finalement le militant de gauche ne me fait ni rire ni pitié, il a le sort qu'il mérite. Le réel l'avait déjà rattrapé en janvier puis le 13 novembre dernier, dimanche, il lui a présenté l'addition.
Au deuxième tour, au prix de tambouilles, de trahisons et de renoncements, les meubles seront peut-ête sauvés face à la droite patriote comme en Normandie, mais ce sera dans toute l'acception du terme, reculer pour mieux sauter. Encore cinq minutes Monsieur le Boureau, crient-ils tous ensemble, tous ensemble (comme dans les manifs).
Continue à courir, camarade soixante huitard après ton vieux monde pendant que tes vieilles jambes te portent encore, mais comme le disait Baudrillard "le réel est plus fort que toi".
CD





lundi 7 décembre 2015

Le déni par Jean-Paul Brighelli



Homme politique, franchement, je ne pourrais pas. Pas comme ça. Pas comme eux.
Le PS vient de se prendre la pire raclée de son histoire. Le PR s’est révélé incapable d’en profiter. Le Front de Gauche rêve, de loin, de très loin, d’être un Podemos à la française. Les Ecolos sont dans les choux. Quant aux « petits partis », ils restent petits, parce qu’en état d’urgence, les votes vont vers les gros effectifs. Dommage.
Le FN tire les marrons du feu. Logique. « On n’a pas tout essayé », disent les désespérés de la France périphérique. Et ce ne sont pas seulement les scrogneugneus hors d’âge qui ont voté pour lui. Non : les jeunes aussi ont massivement apporté leurs voix au FN. La désespérance aussi est un parti politique.
Même si le plus grand parti de France est l’abstention — mais on s’en aperçoit un peu tard, dans un système qui a toujours refusé de comptabiliser les votes blancs, de peur que les hommes politiques (les femmes aussi, et on en connaît qui ne sont pas piquées des vers) ne réalisent à quel point ils sont démonétisés.

Assez intelligemment, ni Marine Le Pen ni Florian Philippot n’ont particulièrement pavoisé dimanche soir. Contents — on le serait à moins — mais conscients que l’establishment va s’insurger. Comment ? Le FN ? Et nous ? Et nos places ? Nos prébendes ? Nos bénéfices sur la collecte d’ordures ? Nos petites habitudes ? Nos petits arrangements ?
Pas une fois — et je me suis imposé l’écoute attentive des uns et des autres — le PS ou le PR n’ont mis en cause leur politique. Pas un seul pour dire : « Si les Français votent massivement contre nous, c’est que nous menons une politique nulle, niaise et nocive ».
Il faut dire que les principaux responsables de cette déroute, à commencer par le Premier ministre, sont restés loin des micros — et pourtant, ce n’est pas leur genre. Pimprenelle n’est pas venue s’excuser d’une mauvaise réforme du collège qui a dressé nombre d’enseignants de gauche contre la Gauche — ou ce qu’il en reste, des bourgeois parlant à gauche en tâtant leur portefeuille à droite. Emmanuel Macron n’a pas paru pour fustiger son néo-libéralisme qui fait les affaires des banquiers en remplissant leurs poches avec nos sous. Laurent Fabius ne s’est pas montré pour s’excuser d’une politique moyen-orientale aberrante. Et le capitaine en chef n’a rien dit sur son obédience européenne qui a fait de lui le toutou de « la chancelière » — ah, la chancelière !
 la suite ICI




dimanche 6 décembre 2015



Mes chers Compatriotes, à l'heure où je m'adresse à vous, les résultats connus donnent à la gauche, toutes tendances additionnées, 33 à 34 % des voix.  Le Front National est de très loin le premier parti de France. La droite souverainiste distance largement la droite gauchisée. 

Enfin l'actuelle région Haute Normandie a voté majoritairement pour Nicolas Bay du Front National qui arrive largement en tête dans les deux départements de cette entité ainsi que dans le département de l'Orne. 
Les voix des patriotes de tous horizons ne manqueront pas de le rejoindre au 2ème tour, dimanche prochain.

Manu ad ferum
CD

L'histoire d'un quinquennat


samedi 5 décembre 2015

Dimanche et le vase de Soissons



Demain, mes chers Compatriotes, nous irons voter car c'est un devoir. Nous aurons un large choix de listes partant de l’extrême gauche et allant jusqu'à la droite patriote, mais si malgré tout certains décidaient, personne n'est parfait, de glisser dans l'urne le bulletin de la liste "Normandie Consternante" et bien qu'ils n'oublient pas de rayer de manière très visible, le nom figurant en huitième place en Seine Maritime.

Mes chers Compatriotes, la fusion du 4 juillet 2011 doit être notre vase de Soissons !  

CD


Brèves de campagne

Quelques échanges avec Pascal Houbron, parmi d'autres, sur Twitter pendant cette campagne électorale. A vrai dire, je n'aime guère ce format, 125 caractères c'est bien peu pour exprimer une idée, mais suffisant pour que notre maire pour tous puisse politicailler comme tous ses congénères d'ailleurs.
Pour le reste, nous verrons dimanche soir. A noter que certaines de mes réponses ont disparu, comme celle de samedi dernier (pendant l'état d'urgence la croisière s'amuse), alors mauvaise "manip" de ma part ou censure ?





vendredi 4 décembre 2015

Matzneff - Les trois petits cochons

Des attentats de Paris est née une "génération Bataclan" dont le manque de spiritualité, de courage et de profondeur fait horreur à Gabriel Matzneff...

 

Trafalgar Square et la gare de Waterloo sont à Londres. La gare d'Austerlitz et la rue d'Arcole sont, elles, à Paris. Aux lieux, aux monuments, on donne des noms de victoires, non de défaites. De même, dans les écoles militaires les promotions de jeunes officiers prennent les noms de soldats victorieux : « Maréchal de Turenne », « Général Lassalle », « Lieutenant-Colonel Amilakvari ». Quand, par extraordinaire, il s'agit de vaincus, ce sont des vaincus qui se sont battus héroïquement jusqu'au bout, ont été vaincus avec tous les honneurs de la guerre : une des promotions de Saint-Cyr se nomme « Ceux de Diên Biên Phu ».
Quel est le suicidaire crétin qui a donné le nom de « génération Bataclan » aux jeunes femmes et jeunes hommes qui ont l'âge des victimes du vendredi 13 novembre 2015 ? C'est l'État islamique qui doit donner ce nom à ses jeunes citoyens, non la France, pour qui ce vendredi 13 novembre 2015 demeurera la date d'une de ses plus spectaculaires et déprimantes défaites.

La médiocrité de cette « génération Bataclan »

 

Ce choix de « génération Bataclan » exprime un masochisme, un mépris de soi ahurissant. Et l'on est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l'insignifiance des propos tenus par les survivants de cette « génération Bataclan » lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes ou s'expriment sur les réseaux sociaux. Le zozo qui s'est mis une ceinture de cœurs autour de la taille, l'autre imbécile qui se balade avec une pancarte « Vous êtes tous super ! », le troisième qui déclare fièrement que son but dans la vie est de continuer à se distraire, à voir les copains, ces petits bourgeois qui tiennent pour un acte de courage de dîner au restaurant le vendredi soir.

S'il s'agissait de gamins de douze ans, ce serait admissible. Hélas, ce n'est pas le cas. Ceux qui se comportent de manière si niaise, si médiocre sont des adultes, des barbus. J'ai dit « ahurissant », mais le mot juste est « consternant ». Comme a été consternante la cérémonie d'hommage aux victimes dans la cour des Invalides. J'adore Barbara et je connais par cœur certaines de ses chansons, mais ce jour-là, c'est le « Dies irae » qui, après La Marseillaise, devait retentir en ce haut lieu, non une gentille chansonnette, et nous aurions été autrement saisis aux tripes si, à la place du discours fadasse de M. Hollande, un acteur de la Comédie-Française nous avait lu le Sermon sur la mort de Bossuet.

Ils ne vivent pas, ils existent

 

Cette niaiserie, cette médiocrité s'expliquent par le total vide spirituel de tant de nos compatriotes. Ils ne vivent pas, ils existent, ils ont une vue horizontale des êtres et des choses. Ce sont les trois petits cochons d'une chanson que M. Hollande aurait dû faire chanter aux Invalides, elle lui va comme un gant : « Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous, c'est pas nous ! Nous sommes les trois petits cochons qui dansons en rond. »

À part le pape de Rome et le patriarche de Moscou, qui, en Europe, fait appel aux forces de l'Esprit, invite les gens à la transcendance ? Personne. En tout cas, personne en France où les responsables politiques pleurnichent contre la montée de l'islamisme, mais leur unique réponse, pour endiguer cette montée, est d'interdire les crèches de Noël dans les mairies. Bientôt, j'en fais le pari, la passionnante fête de la Nativité, du mystère de l'incarnation, du Verbe qui se fait Chair, du Christ Dieu et homme, sera, comme en Union soviétique à l'époque de la persécution antichrétienne, remplacée par une fête du Bonhomme Hiver, Diadia Moroz, mouture léniniste du père Noël.

 

Ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière

 

Jadis, du général de Gaulle à François Mitterrand, certains chefs d'État surent parler de transcendance aux petits cochons à béret basque et baguette de pain, les inviter à se dépasser, à lire Sénèque, Plutarque et Pascal. Aujourd'hui, l'État n'invite pas les Français à renouer avec les vivifiants trésors de leur patrimoine gréco-romain et chrétien, il en est incapable. L'État ne parle jamais de leur âme aux Français de la « génération Bataclan », et ceux-ci persistent à n'avoir d'autre souci que de gagner de l'argent, en foutre le moins possible, partir en vacances et s'amuser. Les trois petits cochons tiennent à leur vie pépère, le tragique leur fait horreur, ils ne veulent pas entendre parler de la mort, ni de l'éternité, ni du salut de leurs âmes, ni de l'ascèse, ni du jeûne, ni de Dieu ; ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière et surtout, surtout, que les vilains terroristes du méchant calife Abou Bakr al-Baghdadi les laissent tranquilles, na !

Pendant ce temps-là, dans nos banlieues où l'on s'ennuie, où au lieu d'inviter les jeunes Français d'origine maghrébine à – comme le firent naguère les jeunes Français d'origine arménienne, russe, espagnole, italienne, polonaise – lire Les Trois Mousquetaires, visiter le Louvre, voir Les Enfants du paradis, l'État n'enseigne que le football et d'abstraites « vertus républicaines » qui ne font bander personne, c'est le méchant calife qui leur parle de leur âme ; leur enseigne la transcendance ; leur explique que ce qui fait la grandeur de l'homme, comme l'enseignèrent jadis le Bouddha, Épicure, le Christ, ce n'est pas le Sum, mais le Sursum ; non pas le soi, mais le dépassement de soi ; non pas le confort, mais le sacrifice. C'est ce que ces adolescents rebelles, écorchés vifs, comme le sont depuis toujours les adolescents sensibles, ont soif d'entendre. Éduqués, instruits, ils pourraient devenir de lumineux Aliocha Karamazov, mais, grandissant parmi des adultes plats comme des limandes, ils basculent du côté du calife, de l'archange noir de la mort, du grand méchant loup. Il faut être très bête, ou d'une extraordinaire mauvaise foi, pour s'en étonner.


lundi 30 novembre 2015

une Marche Mondiale pour le climat, MADE in CHINA


Eco-responsables, nos écolos - gauchistes - bobos de la "marche mondiale pour le climat" hier à Paris ?

En observant sur la photographie, le nombre de runnings et autres baskets de marques Puma, Reebok, Nike, Asics, toutes "made in China" sans compter les tongs et ballerines de même provenance, en "plastoc", sorties du DistriCenter du coin, j'ai plutôt envie de parler d'écolos irresponsables. 
Fabriquées dans des usines géantes par des ouvrières dès l'enfance payées un bol de riz et trois coups de pompe aux fesses, ces chaussures auront parcouru la distance Chine / France avant de trouver un acheteur, soit environ dix milles kilomètres et si l'on y ajoute, comme il se doit, le coût écologique de la fabrication des polymères et autres élastomères qui les composent, on en déduira que l'empreinte carbone de chaque pas d'un de nos écolos - rigolos n'est pas loin d'égaler celui au kilomètre de mon 2,5 litres turbo-diesel ! 

Si je résume, rien que du commerce équitable et de la consommation de produits "locaux", bref nos pastèques (vert dehors, rouge à l'intérieur) qui donnent des leçons à la terre entière, devraient peut-être commencer par mettre leurs actes de consommateurs en conformité avec leurs discours. Mais il est vrai, mes chers Compatriotes, que le sabot en bois fabriqué en Bretagne, sied assez peu aux pieds du bobo parisien, même juste le temps d'une simple écolo parade.
CD

Robert Ménard a inauguré la crèche 2015 de la mairie de Béziers

dimanche 29 novembre 2015

Pour en finir avec l'islamo-gauchisme



 Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox. (24/11/2015)

Bien sûr qu'il faut nommer le nom de la nouvelle bête immonde si on veut avoir la moindre chance de la terrasser. On a tellement caché l'un pour caresser l'autre dans le sens du poil. Il y a peu encore, le 12 janvier, notre ministre du Quai se refusait encore à prononcer le mot tabou en cinq syllabes, par crainte obséquieuse pour les deux premières.

Et notre président laisse à son Premier ministre le devoir de vocabulaire. Mais pour autant, si l'on croit que le mal s'appelle islam radical, on se trompe encore. Car s'il faut complètement donner un nom au mal, celui-ci s'appelle «islamo-gauchisme».

Jamais l'islam radical ne se serait implanté aussi insidieusement, profondément, irrésistiblement sur le sol et dans les esprits français, sans l'assistance du prêt-à-penser gauchisant. Jamais, la complaisance envers son discours et l'indulgence envers ses membres, n'aurait pénétré par capillarité aussi librement les partis politiques-et pas seulement ceux de gauche-où les médias-et pas seulement ceux du service prétendument public-sans cette force destructrice de l'État et de la nation français aux manettes depuis 68. Jamais, les réflexes vitaux de défense du corps social et national-les frontières, l'éducation, la justice, l'information- n'auraient été autant paralysés sans le pouvoir sidérant de la fausse pensée, et de la fausse générosité.
Car on voit mieux, à la lumière glauque de l'horreur, sous le masque brutalement arraché de la bonté accueillante, le visage grimaçant de la bêtise méchante. Mais huit jours après la tragédie, on est encore loin du compte à rebours pour régler celui de la bête en furie.

Combien d'électrochocs faudra-t-il encore pour remettre en bon état de marche les esprits décérébrés? S'il n'écorche plus les lèvres les plus mièvres de dire islam et radical, la responsabilité gauchisante n'est point du tout pointée. Il faudrait un procès. À la hauteur de la catastrophe soudainement révélée. Tel Colomb découvrant le Nouveau Monde, nos responsables ont découvert l'Europe, ou plutôt son inexistence, sa vacuité faconde, sa fatuité féconde, son vide vertigineux. Et les Français, à la télévision, ont découvert à travers la visière des femmes en burqa, qu'un terroriste pouvait être comme un poisson dans l'eau de la Seine à Saint-Denis et que la Belgique n'avait pas le monopole de son Molenbeek. Il faudrait un procès, mais il n'y en aura pas. Car les gens par qui nous en sommes là, sont sans pudeur, sans complexe, sans mémoire critique, et dépourvus de toute humilité. Et, hélas sans juges.
Sans même leur demander une mortification chrétienne ou une autocritique stalinienne, on aurait pu espérer rien qu'un léger regret. Il s'en faut de beaucoup. Il n'aura pas fallu huit jours, pour que la stupidité gauchisante, friande de symboles creux, qui a peur de tout sauf de ce qu'il faut craindre, pousse ses premiers cris d'orfraie quant à l'état d'urgence et chante à nouveau les louanges d'une France multiculturelle que l'on aurait voulu assassiner. Dans les médias, la pensée gauchisante, comme si de rien n'était, a repris du service public.

Sur Arte, mercredi soir, touchant l'état d'urgence, seule les expertises du Syndicat de la Magistrature et de la Ligue des Droits de l'Homme étaient requises. Sur France Info, on permettait à Louis, rescapé du Bataclan, et sans doute pour cela grande conscience à boire les paroles une à une, de déclarer «j'ai beaucoup de souffrance à me dire que des mecs qui viennent d'à côté de chez moi en soient venus là. Je n'en voudrais jamais à un pauvre gosse palestinien qui souffre depuis qu'il est né de se faire péter la gueule et de me faire péter avec…». Il y avait effectivement trop longtemps que l'on n'avait pas entendu sur les ondes justifier le terrorisme aveugle. Il fallait que ce soit sur une radio d'État.

Comme si de rien n'était ou presque: au lendemain des attentats, le site de France Inter modifiait a posteriori et en douce le titre d'un article d'avant le drame. Du péremptoire «réfugiés: le fantasme de l'infiltration terroriste» on passait à un plus prudent «des terroristes parmi les migrants?» Pour faire bonne mesure, on effaçait également un sous-titre cruellement invalidé par la découverte de terroristes parmi les migrants: «l'argument est répété à longueur d'interviews par des personnalités comme Marine Le Pen ou Christian Estrosi: des terroristes se cacheraient parmi les migrants… mais est-ce crédible? Autant le dire tout de suite: non, et on vous explique pourquoi.» Lorsque l'on a proféré superbement des énormités et pris de haut, par idéologie, ceux qui disaient vrai, il est évidemment plus commode de les effacer plutôt que de s'en excuser.

Quant à France 2 et France 3, chez Ruquier ou avec le concours d'Alain Gresh du Monde Diplomatique, toujours la même célébration, sans trop de pluralisme, de la France multiculturelle, véritable village Potemkine auquel la France d'en haut est la dernière à croire. À ce degré de fausseté, n'est-il pas temps d'étendre le domaine des libertés à exiger, même sous état d'urgence, à celui de ne plus avoir le cerveau matraqué?
Il faudrait un procès de l'immigrationnisme imposé par la force et le mensonge, mais il n'y en aura pas, comme il n'y a pas eu de procès du communisme, malgré la découverte de ses crimes tragiques.
Monsieur Hollande a bien de la chance. Il a une bonne police et une mauvaise opposition parlementaire qui ne sait pas poser les vraies questions qui fâchent et qui préfère la polémique superficielle à la réflexion de fond. Il est vrai qu'elle aussi n'a guère à se vanter.

Les mosquées à fermer, les prédicateurs à expulser, les frontières à ressusciter. Les mesures qu'hier encore on trouvait imprenables ont été soudainement prises pour indispensables. Comme si l'on comprenait enfin que l'Europe psychotique, toujours en proie à son complexe de culpabilité, n'était pas moins suicidaire que ces hybrides paranoïaques d'Orient et d'Occident qui nous détestent tant.

Mais c'est le temps qui manque. Si l'on veut en gagner et économiser ainsi un peu du sang des hommes, il convient de liquider le totalitarisme islamo-gauchiste. Ou bien c'est lui qui nous liquidera. 

 Gilles-William Goldnadel



samedi 28 novembre 2015

Saturday Night, spécial Normandie Consternante


Pendant l'état d'urgence, la croisière s'amuse
CD