"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mardi 16 avril 2013

Une stèle pour Bihorel

Pour commémorer la commune de Bihorel (Seine-Maritime), annexée en janvier 2012 par Bois-Guillaume au mépris des habitants des 2 communes, le CRAC, Comité de Résistance et d'Actions Citoyennes, a procédé à l'inauguration d'une stèle - plus vraie que nature - pour que la mémoire du coup de force légal des élus reste vive. 
Voici le vibrant discours prononcé à cette occasion par un représentant du CRAC juste avant que la stèle ne soit dévoilée par le propre petit neveu d'Alfred Caron, premier maire de la commune de Bihorel.
Michel Coruble



La chorale d'Alfred chante pour Bihorel

Cette vidéo est le second volet de la cérémonie d'inauguration d'une stèle à Bihorel (Seine-Maritime), cérémonie initiée par le CRAC (Comité de Résistance et d'Actions Citoyennes) pour maintenir vive la mémoire des conditions particulièrement anti-démocratiques dans lesquelles s'est opérée l'annexion de Bihorel par Bois-Guillaume.
La Chorale d'Alfred qui est une émanation du CRAC a clôturé joyeusement ce rassemblement solennel ; écoutez-les : ils chantent parfois - souvent ! - faux mais ils visent toujours juste et touchent au cœur autant qu'à la conscience de tout démocrate, de tout citoyen véritable.
Michel Coruble 



Mes chers Compatriotes, vous trouverez à l'adresse de ce lien, le texte des chansons

 https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/ChoraleAlfredTextes.doc
ou
 https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/ChoraleAlfredTextesChansons.pdf

- et pour celui gravé sur la sixième stèle:

https://dl.dropboxusercontent.com/u/55627851/La%20sixi%C3%A8me%20st%C3%A8le.pdf


Vive Bihorel libre !
CD


lundi 15 avril 2013

l'Esprit d"Alfred


C'est bien connu, si en France tout se termine par des chansons et l'inauguration de la stèle n'a pas failli à cette tradition, tout commence souvent aussi par un discours.
Voici le texte de celui prononcé lors de cet évènement par Michel Coruble, grand inspirateur et animateur du CRAC devant l'éternel.

 Bonjour à toutes et à tous et merci, merci mes ami(e)s d’avoir répondu à notre invitation. Si vous me le permettez, avant que nous ne procédions au dévoilement de cette mystérieuse 6ème stèle, je voudrais vous dire quelques mots au nom du CRAC, notre Comité de Résistance et d’Actions Citoyennes.



Le CRAC, vous en avez sans doute déjà entendu parler ; les membres du CRAC, vous les avez peut-être même déjà entendu chanter lors de certains conseils municipaux houleux, et vous allez encore les entendre tout à l’heure car ce matin, la chorale d’Alfred est là et bien là ; vous avez certainement remarqué aussi certaines de leurs facétieuses affiches et les détournements de noms de rue auxquels ils s’étaient livrés pour dénoncer le déni de démocratie ayant présidé à la fusion ; bref, vous savez tous plus ou moins aujourd’hui que le CRAC est un réseau de citoyens des 2 communes de Bihorel et de Bois-Guillaume, de toute tendance politique, un réseau qui s’est constitué au lendemain de la funeste soirée du 4 juillet 2011, quand les élus des conseils municipaux de nos deux communes se sont déshonorés – il n’y a pas d’autre mot - en trahissant la confiance qu’une majorité d’électeurs leur avait accordée. La cérémonie de ce matin s’inscrit donc dans l’objectif poursuivi depuis bientôt deux ans par notre comité, à savoir, faire vivre, envers et contre tout, la démocratie locale en perpétuant la mémoire des conditions scandaleuses dans lesquelles s’est opérée la fusion Bois-Guillaume – Bihorel.

 

Nous n’oublierons pas en effet, ce 4 juillet 2011, quand par esprit clanique, par bêtise ou par intérêt, pour complaire finalement aux médiocres calculs politiciens de Pascal Houbron et de Gilbert Renard, la quasi-totalité des élus de leurs deux majorités municipales a voté, au mépris de tout esprit démocratique, la réunification des communes. Il serait plus juste d’ailleurs de dire que ce qu’ils ont tous voté en ce soir de honte, c’est l’annexion, oui, l’annexion de Bihorel par Bois-Guillaume car notre commune a bel et bien été annexée, littéralement absorbée ; elle n’est plus aujourd’hui de toute évidence, rien d’autre qu’un quartier de Bois-Guillaume, un quartier périphérique, excentré, un quartier revenu à un statut auquel nous pensions avoir échappé il y a exactement 121 ans aujourd’hui, quand le 14 avril 1892, après des mois, des années de luttes pour ne plus être les parents pauvres de la commune de Bois-Guillaume, les habitants de Bihorel, emmenés par le docteur Alfred Caron, avaient enfin obtenu d’ériger leur quartier en commune libre et autonome.





Et voilà qu’aujourd’hui, l’Histoire bégaie amèrement. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, nous ne sommes pas ce matin de larmoyantes victimes venues gémir sur notre triste sort ; si nous érigeons une stèle à la mémoire de notre commune, ce n’est pas pour pleurer sur un combat qui serait définitivement perdu ou pour engager je ne sais quel travail de deuil ; bien au contraire, cette stèle est là comme un cri de colère qui ne s’éteindra plus, cette stèle est là pour rétablir la vérité historique, cette vérité que nos élus voudraient tant faire oublier, cette tache indélébile qu’ils voudraient tant pouvoir effacer : l’histoire pitoyable de cette fusion sur fond d’enjeux politiciens pathétiques avec ses invraisemblables dénis de démocratie, ses mensonges éhontés, ses reniements à répétition. Cette stèle est là pour rappeler à tout jamais les conditions infamantes de création de la prétendue « commune nouvelle » ; elle est là pour maintenir vivante dans la mémoire de tous, la violence qui nous a été faite, la violence que nos élus nous ont fait ; pour dire que jamais, jamais il ne faudra oublier, jamais il ne faudra accepter pareil dévoiement, pareille violation du principe démocratique. Non, tout cela ne s’effacera pas ; cette stèle en gardera le témoignage inaliénable : toutes les traces de la forfaiture y sont gravées dans le marbre pour qu’elles s’inscrivent tout aussi profondément dans le marbre de nos mémoires d’électeurs.



Personne ne doit oublier comment ces deux maires, Pascal Houbron et Gilbert Renard, et tous les membres de leurs majorités municipales, se sont conduits de manière totalement indigne en prononçant l’annexion de Bihorel par Bois-Guillaume en dépit du rejet massif de ce projet dans les urnes par les habitants des deux communes et en dépit aussi de leurs engagements publiquement réitérés à respecter le verdict de la consultation. Personne ne doit oublier que nous sommes aujourd’hui, à Bihorel, avec un maire que nous n’avons pas élu, un maire qui ne s’est même jamais présenté à nos suffrages, alors que dans le même temps, quatre membres de l’opposition, quant à eux démocratiquement élus, se trouvent exclus du conseil municipal… Le dysfonctionnement, le scandale démocratique est criant et c’est là le résultat du cynisme absolu d’élus se prévalant d’un droit déconnecté de toute morale. Ces élus sont coupables, coupables non seulement de crime contre les communes dont ils avaient la responsabilité mais coupables surtout d’avoir creusé une faille vertigineuse entre légalité et légitimité, une faille abyssale entre politique et éthique aussi ; ces élus sont coupables d’avoir perverti l’essence même de la Loi en la captant à leur seul profit ; coupables ce faisant de nourrir la dangereuse tentation populiste ; coupables, en un mot comme en cent, de crime contre la démocratie.

 Ils pensent avoir commis le crime parfait parce qu’ils ont commis un crime parfaitement légal mais ça n’en reste pas moins un crime dont les auteurs devront être sanctionnés par les citoyens dans les urnes. Ces élus ont commis l’irréparable ; ils se sont discrédités, disqualifiés, placés eux-mêmes hors-jeu de tout débat démocratique et désormais, leur départ est le préalable indispensable au rétablissement d’un débat apaisé au sein de nos deux communes.



La démocratie - nos élus locaux nous en ont hélas apporté la terrible preuve - n’est pas, ne sera jamais un acquis définitif ; le combat pour la défendre reste toujours à mener ; et si demain, ceux-là mêmes qui l’ont bafouée pour satisfaire leurs petites ambitions personnelles et promouvoir leur petites carrières, ont encore l’impudence, l’indécence absolues de se présenter aux suffrages des électeurs qu’ils ont ouvertement méprisés, alors, la sanction devra être à la hauteur de leur trahison : il ne peut y avoir et il n’y aura pas d’impunité pour ceux qui ont piétiné la volonté des électeurs : en 2014, aucun vrai démocrate ne donnera son suffrage aux coupables d’un tel crime contre la démocratie : pas un vote, pas un seul n’ira aux violeurs de démocratie ; pas une voix, pas une seule n’ira aux voleurs de communes !



Vive Bihorel libre ! Vive Bois-Guillaume libre !



Michel Coruble, pour le CRAC

Parc de l’Argilières, Bihorel,

le 14 avril 2013

Ce n'était pas encore "le temps des cerises" mais sous les cerisiers en fleurs, la chorale d'Alfred a étouffé quelques "pierrots" (verre de vin blanc) bien mérités !

dimanche 14 avril 2013

le CRAC lance le Printemps Bihorellais !

Monsieur Guy Caron, petit neveu d'Alfred Caron premier maire de Bihorel, inaugurant la stèle en l'honneur de notre commune libre en 1892.



Mes chers Compatriotes,



En ce 14 avril 2013, cent vingt et un ans après la création de Bihorel libre, renouant avec une vieille tradition abandonnée sous l’ère Tamarelle, quelle belle page citoyenne fut écrite en ce jour  anniversaire de la naissance de notre commune !

En ces instants et en ce lieu souffla l’esprit français et avec lui, celui d’Alfred Caron représenté ce jour par Monsieur Guy Caron, son petit neveu qui inaugura officiellement une stèle en l'honneur de Bihorel, exempte, elle, de toute faute d'orthographe ou contre vérité historique, contrairement à ses voisines...

Pour les absents, sachez que le CRAC, ce 14 avril 2013, lança le printemps bihorellais et avec lui la moralisation de la vie politique à Bihorel / Bois Guillaume.

l'évènement attira bien plus de citoyens que les séances de baratin organisées dans chaque quartier par les voleurs de communes Houbron et Renard. Dans l'assistance, on aura remarqué la présence du conseiller municipal Jean Claude Ravenel


Cliquer sur l'image pour lire le texte


Ici, sur ce blog, tout au long de la semaine, nous reviendrons sur cet évènement avec photos, vidéos, textes de discours et de chansons.


La chorale d'Alfred: une première représentation qui en appelle bien d'autres...


J’entends Houbron, le Renard et ses moutons trembler !



Que Vive la démocratie et Bihorel libre !



Manu ad ferum

CD   

mercredi 10 avril 2013

le Crac à l'adresse de l'annexionniste Renard: "Go Home ! "

Samedi 6 avril au matin, Renard et ses voleurs de commune avaient organisé une séance de baratin dans Bihorel village. 
Maintenant toujours la pression, les partisans du Crac de leur coté avaient parsemé le parcours de Gilbert le Millionnaire d'un certain nombre de messages de "bienvenue" mais à aucun moment ils ne cherchèrent le contact avec l'annexionniste et ses collabos. 
En effet, comme l'énonçait un panneau installé rue de la république "on ne débat pas avec les ennemis de la démocratie".






Mes chers Compatriotes, à (très) bientôt pour de nouvelles aventures

Vive Bihorel libre !
Manu ad ferum
CD

mardi 9 avril 2013

Lundi 8 avril 2013: l'enfer bientôt privatisé ?


Mes chers compatriotes, je dois vous avouer que je suis assez stupéfait qu'il puisse être tresser de telles couronnes de lauriers, certes à titre posthume mais quand même, à cette vieille esclavagiste de Magret Thatcher.
Le monde dont elle rêvait dans les années 80 avec le cowboy de série "z" Ronald Reagan, shootés tous deux aux prêches des économistes de l'école de Chicago et bien nous y vivons aujourd'hui.
Dérégulations, finances sans frontière, pouvoir apatride des marchés, main d’œuvre variable d'ajustement, tel était leur credo. 
Trente ans après, on admire le résultat et qui mieux que Warren Buffet pour nous le commenter "la guerre des classes existe bel et bien mais c'est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c'est nous qui gagnons".
Alors pour une fois, je serai d'accord avec le camarade Mélanchon "Magret Thatcher va découvrir en enfer (1), ce qu'elle a fait aux mineurs".
CD

(1): surprenante référence chrétienne pour un trotskyste 

l'Homme de Rio


80 ans, déjà ?

vendredi 5 avril 2013

Sans étiquette mais pas sans idée



Mes chers Compatriotes, la politique ce n'est pas uniquement et fort heureusement que les tripatouillages de scrutins comme à Bihorel/Bois Guillaume ou les magouilles financières au sommet de l'état. Non, la politique cela peut être aussi un rassemblement de citoyens qui se retrouvent autour de quelques valeurs transcendant l'habituel clivage droite/gauche, un peu comme la liste "Que vive Bihorel" qu'avait conduite en 2008, Jean Claude Ravenel lors des dernières élections municipales.C'est d'ailleurs chez ce dernier qu'il y a une dizaine de jours nous nous sommes retrouvés.

Joie d'abord de revoir des visages amis avec lesquels j'avais partagé le combat de 2008 mais aussi plaisir de découvrir de nouveaux personnages dont plusieurs Bois Guillaumais(es). 
Bien vite, deux idées directrices dans la perspective de constituer une liste, ont fait consensus. La première, le rétablissement de la démocratie locale et l'extension de celle-ci aux sujets importants de la vie de la commune, bref redonner la parole aux habitants et la respecter. La deuxième, faire barrage à toute liste comportant Houbron et/ou Renard ou l'un des félons qui dans nos deux communes ont trahi la volonté populaire exprimée contre la fusion le 26 juin 2011. 
Bien sûr, tout un chacun s'est exprimé et a donné ses idées sur ce que pourrait être dans nos deux communes, la culture, le sport, le social, l'économie, les différentes générations etc...Bref un bouillonnement d'idées auquel vous pouvez d'ailleurs participer en vue de présenter un programme défendu par une liste en 2014 pour "Que Vive la Démocratie" de nouveau dans nos communes.
CD 

Sa petite entreprise ne connait pas la crise

Iles Caïman
Lorsqu'un socialiste crée une entreprise, on doit reconnaitre qu'il se montre particulièrement attentif au sujet des conditions de travail. C'est son camarade Gérard Filoche qui va en être tout ému.
CD

mercredi 3 avril 2013

République exemplaire


"Moi Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres". 
(le Pingouin, 2012)


Les couillons et les malins par Brice Couturier
France Culture (mercredi 3 avril 2013)

" On trouvera dans le numéro du magazine Causeur à paraître demain, une interview de Marcel Gauchet dont on dirait qu’elle a été réalisée, non pas il y a plusieurs semaines, comme il est probable, mais bien plutôt hier soir. Le philosophe s’y exprime, en effet, comme s’il commentait l’actualité du jour.
Ecoutez donc : « Mon idée est que les conditions du respect des règles de la vie commune ont été profondément altérées par une situation où les uns, au sommet, ont les moyens de contourner les règles, tandis les autres continuent d’être obligés de s’y soumettre ou n’ont pas les mêmes moyens de s’y soustraire. » Fin de citation.
Cette intuition a reçu, hier, une vérification presque caricaturale. En effet, l’homme qui incarnait, depuis Bercy, les hausses d’impôts, les taxes nouvelles, les malus, les pénalités que, dans son imagination débordante, une administration impitoyable ne cesse de concevoir pour tenter de combler ses propres déficits, ce même homme avait trouvé le moyen quant à lui, de soustraire au fisc une partie importante de ses revenus, en les dissimulant à l’étranger…
S’il est dangereusement problématique de laisser entendre que la loi ne s’applique qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de lui échapper, il est plus dévastateur encore pour l’ordre social de constater que ceux qui la conçoivent s’évertuent à ne pas se la voir appliquer. Il n’y a pas de moyen plus redoutable de la délégitimer. L’idéal de la république, c’est que la loi est la même pour tous. Si ceux-là même qui ont pour mission de la faire respecter s’y soustraient dès qu’ils en ont l’occasion, on peut y voir la preuve qu’elle n’est pas légitime.
Comme le dit encore Marcel Gauchet : « un dilemme travaille confusément l’esprit de tout un chacun : faites-vous partie des couillons qui continuent bêtement de respecter les règles, ou êtes-vous du côté des malins, qui ont compris le nouveau système, et qui savent que les règles ne sont là que pour être tournées ? »
Ce « nouveau système », Marcel Gauchet y voit la conséquence de deux phénomènes historiques : d’abord, la globalisation, qui a été pensée pour « réformer les sociétés trop rigides et trop compliquées » qu’étaient les vieux Etats-nations. En les mettant en concurrence entre eux, « en créant des mécanismes de contournement » des lois nationales, en les ouvrant de force sur l’extérieur, on a cherché à les mettre à la page, à les décoincer. Ce courant de libéralisation a rencontré le courant libertaire issu de la contre-culture des années 60, qui prônait la transgression des règles communes : « il est interdit d’interdire ».
Du coup, les vieilles normes, conçues dans le cadre territorial des Etats, paraissent ne devoir s’appliquer qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de leur échapper. Et les violer apparaît comme un signe de supériorité intellectuelle. Pensez à la vogue de l’adjectif « malin »…

De plus en plus, c’est notre capacité de mobilité qui détermine notre envergure sociale : tout en bas, les centaines de millions de personnes qui ne peuvent s’éloigner du point d’eau grâce auxquelles elles survivent. Tout en haut, la minorité des très riches et des très informés, qui bénéficient des ressources innombrables qu’offre l’hyper-espace d’une planète mondialisée pour échapper au sort commun. Entre les deux, les citoyens assignés à résidence des Etats-nations, qui paient pour les folies des banques, en rongeant leur frein…. Ils voient certains, parmi les puissants, faire fi de la « common decency » prônée par Orwell, qui servit longtemps de morale minimale dans nos démocraties bourgeoises. Il ne faudrait pas que l’impression, qui prévaut en Europe, que les dirigeants élus sont incapables de nous guider hors de la crise, se double du pressentiment d’un naufrage inévitable. Or, c’est ce qu’on est tenté de déduire du comportement de sauve-qui-peut individuel de certains."

dimanche 31 mars 2013

Pâques




"Au milieu des ruines encore fumantes de l’ère qui se dessine devant nous, quelques groupes d’hommes prendront conscience que leur destin n’a toujours fait qu’un et reconstruiront ensemble. 
Une communauté disséminée dans quelques enclaves retirées où la technique sera réduite à sa plus simple expression, et c’est au sein de cette laideur, de ce chaos, devant les vestiges, le soufre et les cendres de l’ancien monde qu’un jour, nous bâtirons à nouveau. Et le ciel s’éclaircira, et le soleil brillera.

Repartir à zéro avec comme trace inaliénable de notre étoile commune et éternelle, un crucifix de bois autour du cou."

samedi 30 mars 2013

Etat de la voirie à Bihorel: la Mairie nous ment !


 Mes chers Compatriotes, il vous a sans doute suffi de circuler dans les rues de Bihorel, pour vous apercevoir qu'il faut avoir suivi une école de slalom pour éviter de casser une jante, de fausser le parallélisme du train avant de sa voiture ou de s'étaler au guidon de sa bicyclette, tant les nids de poule y sont de plus en plus nombreux. 
A titre d'exemple, empruntez donc l'avenue du Maréchal Juin ou la rue Alfred Caron et vous deviendrez un champion du zig zag.

Dans le "Mensuel" numéro 9 de mars 2013, la météo et les conditions hivernales sont avancées pour toute explication. Mais voilà, la mairie nous prend pour des nigauds.
En fait, la dégradation de l'état de la voirie à Bihorel s'est amorcée depuis plusieurs années et les raisons sont à chercher ailleurs que dans le dégel.
Pour s'en convaincre il suffit de consulter le compte administratif de la ville (lien ci dessous) pour l'année 2012 et plus précisément la page 38 (section investissement-détail  des dépenses) compte 1211 (en bas de page), « voierie urbaine et réseaux divers ». 
Vous pourrez y lire que sur les 1.732.428 euros de crédit ouvert, seuls 756.287 euros ont été utilisés, soit un taux de réalisation de 43% et vous en déduirez que c'est près d’un million d’euros qui n'a pas été employé à rénover et entretenir la voirie.
L’état délabré de nos rues, caniveaux et trottoirs à Bihorel doit donc beaucoup plus au dilettantisme dans la gestion et l'administration de la commune de Gilbert Renard et de sa bande de félons qu’aux rigueurs de l’hiver. 
Mes chers Compatriotes, la prochaine fois que vous flinguerez un amortisseur de votre voiture, voilerez une roue de votre vélo dans un nid de poule ou que vous vous tordrez une cheville sur un trottoir défoncé, souvenez-vous en !

CD


(https://dl.dropbox.com/u/55627851/CA%20-%20Ville.pdf)

dimanche 24 mars 2013

Entrer dans la Passion

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 22,14-71.23,1-56.
Quand l'heure du repas pascal fut venue, Jésus se mit à tables, et les Apôtres avec lui.
Il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir !
Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle soit pleinement réalisée dans le royaume de Dieu. »
Il prit alors une coupe, il rendit grâce et dit : « Prenez, partagez entre vous.
Car je vous le déclare : jamais plus désormais je ne boirai du fruit de la vigne jusqu'à ce que vienne le règne de Dieu. »
Puis il prit du pain ; après avoir rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Et pour la coupe, il fit de même à la fin du repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous.
Cependant la main de celui qui me livre est là, à côté de moi sur la table.
En effet, le Fils de l'homme s'en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux l'homme qui le livre ! »
Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d'entre eux allait faire cela.
Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d'entre eux, à leur avis, était le plus grand ?
Mais il leur dit : « Les rois des nations païennes leur commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs.
Pour vous, rien de tel ! Au contraire, le plus grand d'entre vous doit prendre la place du plus jeune, et celui qui commande, la place de celui qui sert.
Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.
Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi.
Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël.
Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment.
Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »
Pierre lui dit : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. »
Jésus reprit : « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd'hui avant que, par trois fois, tu aies affirmé que tu ne me connais pas. »
Puis il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans argent, ni sac, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? »
Ils lui répondirent : « Mais non. » Jésus leur dit : « Eh bien maintenant, celui qui a de l'argent, qu'il en prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n'a pas d'épée, qu'il vende son manteau pour en acheter une.
Car, je vous le déclare : il faut que s'accomplisse en moi ce texte de l'Écriture : Il a été compté avec les pécheurs. De fait, ce qui me concerne va se réaliser. »
Ils lui dirent : « Seigneur, voici deux épées. » Il leur répondit : « Cela suffit. »
Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent.
Arrivé là, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
Puis il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait :
« Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne. »
Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait.
Dans l'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance ; et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre.
Après cette prière, Jésus se leva et rejoignit ses disciples qu'il trouva endormis à force de tristesse.
Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. »
Il parlait encore quand parut une foule de gens. Le nommé Judas, l'un des Douze, marchait à leur tête. Il s'approcha de Jésus pour l'embrasser.
Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ? »
Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent : « Seigneur, faut-il frapper avec l'épée ? »
L'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille droite.
Jésus répondit : « Laissez donc faire ! » Et, touchant l'oreille de l'homme, il le guérit.
Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l'arrêter, chefs des prêtres, officiers de la garde du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j'étais avec vous dans le Temple, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais c'est maintenant votre heure, c'est la domination des ténèbres. »
Ils se saisirent de Jésus pour l'emmener et ils le firent entrer dans la maison du grand prêtre. Pierre suivait de loin.
Ils avaient allumé un feu au milieu de la cour et ils s'étaient tous assis là. Pierre était parmi eux.
Une servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit : « Celui-là aussi était avec lui. »
Mais il nia : « Femme, je ne le connais pas. »
Peu après, un autre dit en le voyant : « Toi aussi, tu en fais partie. » Pierre répondit : « Non, je n'en suis pas. »
Environ une heure plus tard, un autre insistait : « C'est sûr : celui-là était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen. »
Pierre répondit : « Je ne vois pas ce que tu veux dire. » Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta.
Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre ; et Pierre se rappela la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. »
Il sortit et pleura amèrement.
Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le maltraitaient.
Ils lui avaient voilé le visage, et ils l'interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? »
Et ils lançaient contre lui beaucoup d'autres insultes.
Lorsqu'il fit jour, les anciens du peuple, chefs des prêtres et scribes, se réunirent, et ils l'emmenèrent devant leur grand conseil.
Ils lui dirent : « Si tu es le Messie, dis-le nous. » Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ;
et si j'interroge, vous ne répondrez pas.
Mais désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite du Dieu Puissant. »
Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « C'est vous qui dites que je le suis. »
Ils dirent alors : « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes nous l'avons entendu de sa bouche. »
Ils se levèrent tous ensemble et l'emmenèrent chez Pilate.
Ils se mirent alors à l'accuser : « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le désordre dans notre nation : il empêche de payer l'impôt à l'empereur, et se dit le Roi Messie. »
Pilate l'interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C'est toi qui le dis. »
Pilate s'adressa aux chefs des prêtres et à la foule : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. »
Mais ils insistaient : « Il soulève le peuple en enseignant dans tout le pays des Juifs, à partir de la Galilée jusqu'ici. »
A ces mots, Pilate demanda si l'homme était Galiléen.
Apprenant qu'il relevait de l'autorité d'Hérode, il le renvoya à ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.
A la vue de Jésus, Hérode éprouva une grande joie : depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu'il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle.
Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien.
Les chefs des prêtres et les scribes étaient là, et l'accusaient avec violence.
Hérode, ainsi que ses gardes, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d'un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate.
Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu'auparavant ils étaient ennemis.
Alors Pilate convoqua les chefs des prêtres, les dirigeants et le peuple.
Il leur dit : « Vous m'avez amené cet homme en l'accusant de mettre le désordre dans le peuple. Or, j'ai moi-même instruit l'affaire devant vous, et, parmi les faits dont vous l'accusez, je n'ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
D'ailleurs, Hérode non plus, puisqu'il nous l'a renvoyé. En somme, cet homme n'a rien fait qui mérite la mort.
Je vais donc le faire châtier et le relâcher. »

Ils se mirent à crier tous ensemble : « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. »
Ce dernier avait été emprisonné pour un meurtre et pour une émeute survenue dans la ville.
Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole.
Mais ils criaient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
Pour la troisième fois, il leur dit : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le faire châtier, puis le relâcher. »
Mais eux insistaient à grands cris, réclamant qu'il soit crucifié ; et leurs cris s'amplifiaient.
Alors Pilate décida de satisfaire leur demande.
Il relâcha le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, celui qu'ils réclamaient, et il livra Jésus à leur bon plaisir.
Pendant qu'ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus.
Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.
Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants !
Voici venir des jours où l'on dira : 'Heureuses les femmes stériles, celles qui n'ont pas enfanté, celles qui n'ont pas allaité ! '
Alors on dira aux montagnes : 'Tombez sur nous', et aux collines : 'Cachez-nous'.
Car si l'on traite ainsi l'arbre vert, que deviendra l'arbre sec ? »
On emmenait encore avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.
Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.
Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font. » Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.
On venait de crucifier Jésus et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d'autres : qu'il se sauve lui-même, s'il est le Messie de Dieu, l'Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui. S'approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée,
ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait : « N'es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l'autre lui fit de vifs reproches : « Tu n'as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c'est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
Il était déjà presque midi ; l'obscurité se fit dans tout le pays jusqu'à trois heures, car le soleil s'était caché.
Le rideau du Temple se déchira par le milieu.
Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.
A la vue de ce qui s'était passé, le centurion rendait gloire à Dieu : « Sûrement, cet homme, c'était un juste. »
Et tous les gens qui s'étaient rassemblés pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s'en retournaient en se frappant la poitrine.
Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, et qui regardaient.
Alors arriva un membre du conseil, nommé Joseph ; c'était un homme bon et juste.
Il n'avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d'Arimathie, ville de Judée, et il attendait le royaume de Dieu.
Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.
Puis il le descendit de la croix, l'enveloppa dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n'avait été déposé.
C'était le vendredi, et déjà brillaient les lumières du sabbat.
Les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé.
Puis elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

lundi 18 mars 2013

Conseil Municipal illégitime 21/03/2013


Jeudi 21 mars 2013 à 18H30, foyer municipal de Bihorel

Quelques liens utiles vers:

Convocation et projets:
https://dl.dropbox.com/u/55627851/Convocation%20et%20projets032013.pdf

Compte administratif
https://dl.dropbox.com/u/55627851/CA%20-%20Ville.pdf

Annexes et délibérations 28 - 51
https://dl.dropbox.com/u/55627851/Annexes%20d%C3%A9lib%C3%A9rations%2028%20-%2051.pdf

Annexes et délibérations 52 - 75
https://dl.dropbox.com/u/55627851/Annexes%20d%C3%A9lib%C3%A9rations%2052%20-%2075.pdf

Compte administratif Lotissement parc de Halley
https://dl.dropbox.com/u/55627851/CA%20-%20Lotissement%20Parc%20de%20Halley.pdf

Compte administratif piscine Transat
https://dl.dropbox.com/u/55627851/CA%20-%20Piscine%20Transat.pdf