Le blog d'un contemporain du crépuscule - Membre de l'Internationale Réactionnaire
Louis Ferdinand Céline
samedi 22 octobre 2022
vendredi 21 octobre 2022
Toute honte bue
![]() |
| vélo blanc en hommage à la petite Albane, posé sur les lieux du drame |
ps: voici venir le temps d'établir les responsabilités. Commune ? Métropole ? Dirno ? un peu de tout cela ? Voilà au bas mot 15 ans qu'une passerelle réservée aux piétons et cyclistes est réclamée pour enjamber la voie express. Nous y reviendrons.
Les doués et le sous-doué
La commune de Dèville - lès - Rouen inaugurait cette semaine sa nouvelle piscine "Christine Caron" après un chantier de construction qui n'aura duré que deux ans.
Recherche de financements pour la construction, solutions innovantes en matière énergétique permettront à cette commune de 10.000 habitants de faire fonctionner cet équipement avec un faible coût d'exploitation.
Les Dévillois pourront profiter de ces nouvelles installations dès demain pour le début des vacances de la Toussaint pendant que les Bihorellais, eux, pourront continuer de contempler les ruines de leur piscine Transat pour la sixième année consécutive.
Et oui, mes chers Compatriotes, à Dèville il y a les doués et à Bihorel, le sous-doué.
C.D
Pour plus d'informations sur la piscine:
https://deville-les-rouen.fr/sport/piscine/
jeudi 20 octobre 2022
Lettre ouverte aux médias aveugles
« Le chantage à la récupération,
c’est la loi de l’omerta. »
par Eric Zemmour
Chers journalistes indignés,
Lola est morte il y a à peine quatre jours et déjà, nombre d’entre vous ne parlent plus du comment ni du pourquoi de la tragédie qu’elle a vécue, que sa famille continuera à vivre jusqu’à la fin de ses jours et que tant de nos familles connaîtront demain si l’on ne fait rien. Cela fait à peine quatre jours, et vous changez déjà de sujet. Lola n’est pas encore enterrée, et vous parlez déjà de stratégie politico-médiatique, « d’extrême-droite » et de récupération.
C’est la litanie des grands mots et des grandes indignations : récupération, instrumentalisation, manipulation. La litanie des colères surjouées et des imprécations surfaites. Du ministre de la Justice à vos confrères de France Inter, c’est la même rengaine, la même ritournelle, le même cinéma.
Que nous reprochez-vous donc ?
D’avoir eu le cœur brisé par le calvaire de la petite Lola ; de l’avoir dit, de l’avoir crié, de l’avoir hurlé.
D’avoir été révulsés, d’avoir été désespérés, d’avoir été indignés.
Oui, on s’est indigné.
On s’est ému.
On s’est révolté.
Mais c’est toujours la même histoire qui recommence, les mêmes recettes, les mêmes imprécations, les mêmes intimidations, les mêmes inhibitions, le même calendrier. D’abord, vous êtes vous-mêmes sidérés par la violence du réel, alors les Français ont le droit à 24 heures d’émotion légitime sans que vous ne leur jetiez l’anathème. C’est notre tarif, c’est notre lot. Cela ne durera pas. Puis vous comprenez que cette violence a des causes, vous comprenez que les Français vont comprendre, alors vous reprenez la main. 24 heures d’émotion, pas davantage. Vous sonnez la fin de la trêve. Elle n’a que trop duré à votre goût.
Vous fermez les portes, vous taisez les noms des coupables, vous interdisez l’interprétation, vous menacez, invectivez, dénoncez. Vous changez la focale : le sujet n’est plus cette pauvre Lola, ses souffrances, son martyre, la barbarie de sa tortionnaire, mais la récupération par ces infâmes, ces « charognards », ces « vautours ». Et les charognards, dans votre bouche, ce ne sont pas les assassins mais ceux qui les combattent. Quand les sages Français montrent la lune, les cyniques de plateaux préfèrent regarder le doigt. Dénoncer et arrêter les assassins, cela ne vous intéresse pas : vous faites de la politique.
Quand Jérémie Cohen, un autre fils, un autre frère, un autre martyr, a perdu la vie après avoir été tabassé par des barbares, vous avez fait l’omerta sur sa mort. J’ai été le seul à en parler. Vous avez hurlé à la récupération.
Le père de Jérémie Cohen lui-même est intervenu. Il vous a supplié d’arrêter avec cette accusation, en vous disant qu’il fallait en parler, qu’il souffrait du silence, que c’était même lui qui m’avait contacté pour me demander d’intervenir. Vous ne l’avez pas écouté.
Quand Evelyne Reybert, Patrick Jardin, et tant d’autres parents de martyrs m’ont demandé de faire la lumière sur les causes de la perte de leurs enfants, vous ne les avez pas entendus.
Où est l’indécence quand l’un de vos confrères du Monde qualifie Patrick Jardin de « haineux » parce qu’il dénonce le djihad qui lui a volé sa fille ? Où est la morale quand vous cachez aux Français le meurtre de Sarah Halimi lors de la campagne de 2017 pour « ne pas faire le jeu de Marine Le Pen » ? La douleur des martyrs ne vous touche pas : vous faites de la politique.
Paul Valéry disait : « la politique, c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde ». Oui, décidément, vous faites de la politique. Vous ne faites même que cela.
Vous faites de la politique et vous nous reprochez d’en faire. Non seulement, vous limitez notre droit à l’émotion, mais vous nous interdisez le droit d’analyser, d’interpréter, de comprendre et donc d’agir. Vous nous interdisez de chercher les causes qui éviteraient que de telles tragédies se reproduisent.
Et le pire, c’est qu’avec beaucoup de Français, vos injonctions fonctionnent. Parce que vous leur faites peur, parce que vous les intimidez, parce que vous leur faites croire que la morale est de votre côté et que l’indécence est du côté de ceux qui pleurent. Pourtant, souvenez-vous, vous ne vous êtes jamais privés d’interpréter des faits divers pour en tirer des conclusions politiques.
Pour éviter la mort des petits Aylan, nous avez-vous dit, il fallait ouvrir nos frontières aux migrants. Pour qu’il n’y ait plus de Georges Floyd, il fallait désarmer la police. Pour rendre justice à Adama Traoré, Zyed et Bouna, et tous les autres, il fallait traquer le « racisme systémique » de la police et de la République.
Faire la Une de tous vos journaux sur le petit Aylan en culpabilisant l’Europe entière, c’était sensibiliser à la cause migratoire. Parler quatre jours du meurtre d’une enfant par une clandestine, c’est de la récupération politique.
Il y aurait donc des morts qui mériteraient l’interprétation et d’autres qui ne mériteraient que le silence. On les trierait selon quel critère ? L’âge ? La nationalité ? La couleur de peau ? Celle de l’agresseur ? Il y aurait donc des émotions et des interprétations autorisées et des émotions et des interprétations interdites.
La vérité, c’est que vous voulez garder le monopole de l’émotion et de l’interprétation. Vous seuls avez le droit d’interpréter. Quand nous interprétons, nous récupérons. La « récupération », c’est l’interprétation interdite. Le chantage à la récupération, c’est la loi de l’omerta.
Chers journalistes, je vous le demande : de quelle récupération parlez-vous ? Y a-t-il une campagne électorale ? Y a-t-il quelque chose à gagner ? Quand des parents de victimes, quand certains de vos confrères courageux dénoncent les mêmes causes que nous, sont-ils des charognards eux aussi ?
Ne croyez-vous donc pas aux combats sincères ? Ne savez-vous donc pas que chacun d’entre nous porte comme une blessure au fond de lui chacune des agressions, des attaques, des meurtres, de nos frères et de nos soeurs ? Ne voyez-vous donc pas que ce sont ces tragédies qui nous obligent à nous battre ? Ne comprenez-vous donc pas que nous manquerions à notre devoir si nous nous taisions ? Que notre seule et unique espérance est qu’il n’y ait plus d’autres martyrs ?
Je veux le dire à tous ceux que vous intimidez : nous avons le droit de pleurer le martyre de cette pauvre enfant. Plus encore, nous avons le devoir de combattre les causes de son meurtre et d’empêcher les suivants. Parce que Lola aurait pu être notre fille, notre sœur, notre enfant. Oui, notre fille, notre sœur, notre cousine, auraient pu être martyrisées de la même façon, parce que la barbarie frappe les Français au hasard.
Aujourd’hui, les parents de Lola sont touchés, meurtris, dévastés à jamais. Mais demain, comme hier, ce seront d’autres parents qui pleureront la mort d’une enfant, d’autres maris qui pleureront la mort d’une femme, d’autres fils et filles qui pleureront la mort d’une mère. La tristesse de la tragédie arrivée à Lola appartient évidemment à ses parents, à sa famille, et nous nous inclinons respectueusement devant elle.
Mais la mort de Lola nous concerne tous, car elle n’est pas arrivée par hasard et peut toucher demain chacun d’entre nous. Nous n’avons pas le droit de nous taire, même si nous n’avons que des coups à prendre, c’est le rôle des lanceurs d’alerte : parce que nous savons que ces meurtres sont évitables, parce que nous connaissons leurs causes et parce que nous connaissons les moyens de les éviter.
Nous ne vous en voulons pas parce que vous nous insultez. Nous vous en voulons parce que vos intimidations font que nous continuons d’enterrer des Français qui n’auraient jamais dû perdre la vie.
Éric Zemmour, Paris, le 19 octobre 2022
mercredi 19 octobre 2022
Avenir du presbytère de Bihorel
Lu sur le site de notre paroisse
Jeudi 20 octobre :
20h30 : Temps d’échanges ouvert à tous sur le présent et l’avenir du presbytère de Bihorel à la salle paroissiale de Bihorel
mardi 18 octobre 2022
La France Orange Mécanique
L'odieux, l'innommable. Lola aurait pu être notre fille, notre nièce, notre petite fille. Une famille détruite, une vie arrachée. Les crimes, viols, égorgements, meurtres au couteau, agressions en tous genres deviennent quotidiens. Bien sûr il y a toujours le temps du deuil et du respect mais c'est aussi une fausse barbe bien utile à tous les collabos pour crier à la récupération et laisser passer l'orage de la colère populaire.
Les marches blanches, les fleurs, les bougies n'ont jamais empêché les massacres à venir. Basta les beaux hommages et grandes dénonciations sans lendemain, c'est à nous, mes chers Compatriotes, de virer par les urnes et par une pression constante, les politiciens collabos qui ne font rien contre la barbarie au quotidien et laissent ouvert le robinet d'une immigration qui tue chaque jour.
Cela dure depuis trop longtemps et l'aggravation de la situation s'accélère. Il est plus que temps de doter la France d'hommes à poigne pour la gouverner et de procéder à un grand nettoyage.
Macron, Darmanin et Dupont Moretti avaient pour mission de protéger Lola. Ils ont échoué. Ils doivent partir.
C.D
samedi 15 octobre 2022
Samuel Paty : ni oubli, ni pardon
vendredi 14 octobre 2022
«Monsieur le président, l’Arménie est en passe de disparaître»
La lettre de Sylvain Tesson à Emmanuel Macron
Monsieur le Président,
Au moment où vous réunissiez autour de la table praguoise les présidents turc et azéri et le premier ministre arménien, je me trouvais en Arménie à la frontière du Haut-Karabakh (Artsakh), dans les villages que les bombes de Bakou venaient de frapper. J’y rencontrais des Arméniens qui rebâtissaient leurs maisons. Ils préféraient lutter que migrer. Qui s’occupe de ceux qui demeurent?
Après qu’il vous a quitté, le premier ministre m’a reçu. J’ai vu un homme brisé, résigné. Certes, il était heureux d’avoir croisé en vous un regard, redécouvert une stature. Mais déjà, son discours sonnait comme l’oraison du pays dont il a la charge et pressent l’agonie. L’Arménie est en passe de disparaître. Déjà sa part orientale lui est soustraite. En attaquant le territoire souverain, le président d’Azerbaïdjan s’est rendu coupable d’une forfaiture pas moins barbare - dans son principe et toutes proportions gardées -que celle de V.V. Poutine.
Dans son motif, la forfaiture est pire. Poutine veut prendre la géographie. Aliev veut annuler l’Histoire.
Le premier conquiert. Le second efface.
Or, vous le savez (car depuis la guerre de 2020 vous n’avez jamais trahi les liens immémoriaux qui nous attachent à cet éclat de l’Europe fiché au seuil de l’Orient), l’Arménie n’est pas un territoire comme un autre. Sa foi, son histoire, sa mémoire, sa culture, son chagrin, sa terre et ses morts en font le poste avancé de l’Europe. L’Arménie est notre ombre projetée au seuil de la steppe. Anomalie démocratique au milieu des satrapies, le petit verrou entrave l’expansion turque. Sa mort ne sera pas une mort comme les autres à l’affiche du concert des nations.
Les Arméniens ne demandent qu’une chose. Celle qu’on demande à la France puisque c’est la France qui a inventé cette prière, il y a deux siècles: le droit d’un peuple à disposer de lui-même. Déjà s’élèvent les voix du renoncement. «Cédez le Haut-Karabakh pour sauver l’Arménie! Faites comme les bêtes prises au piège: amputez-vous d’un membre!» Mais le Haut-Karabakh n’est pas un membre, c’est un cœur. On ne sauve un être en lui arrachant le cœur.
Vers qui les Arméniens peuvent-ils se tourner? Les Russes n’appartiennent plus au cercle de la raison. Reste la France. Les Arméniens l’ont au cœur. Ils n’ont qu’elle à leur côté. Elle a inventé le secours porté aux peuples bafoués. À Erevan, personne ne conçoit qu’elle puisse se contenter d’assister à l’euthanasie historique, comme un médecin légiste.
Les Arméniens vous appellent.
Les liens de la civilisation nous attachent à ce pays. Ce sont des liens plus nobles que les gazoducs qui eux aussi relient les nations.
La France saura-t-elle prendre le risque d’entraîner ses alliés à se lever pour l’Arménie?
À Prague, il était question de sortie de crise. Vous seul pouvez tenter une entrée dans l’Histoire.
Veuillez Monsieur le président de la République, croire à l’assurance de ma très haute considération.
jeudi 13 octobre 2022
A Bihorel, un petit Ange est monté au ciel
C'est un petit Ange qui est monté au ciel hier matin à Bihorel. Comme tous les enfants de son âge, il avait dû se réveiller heureux que l'on soit mercredi. Le soleil brillait, la journée promettait d'être belle et sans doute la perspective d'une promenade sur le vélo de sa maman le rendait joyeux. Sa destinée, ce matin là, le mena jusqu'à ce rond-point où un camion arriva en même temps que lui et ce fut l'indicible...
Je ne connais pas cette famille, ni cet enfant. Les mots sont peu de choses et impuissants face à une telle tragédie, mais on imagine la douleur extrême de ses parents et de toute sa fratrie, alors dans le secret de nos cœurs, prions pour ce petit Ange monté au ciel et pour ses proches restés dans le chagrin sur la terre des hommes.
C.D
mercredi 12 octobre 2022
Avenir incertain
![]() |
| Gustave Loiseau (1915) |
Comme des milliers de Français le firent avant moi, j'aime profiter de la quiétude de mon jardin au soleil d'automne. Pour cela, il suffit de choisir le meilleur fauteuil que l'on placera mi-ombre, mi-soleil, de prendre un bon livre, d'en lire une trentaine de pages puis de le poser et de regarder. "Nous ne sommes pas seuls", c'est un peu l'enseignement du roman de Sylvain Tesson, la "Panthère des neiges" .
Et pas seulement en pleine nature au Tibet, même dans le jardin d'une vieille maison située aux marges d'une métropole, "nous ne sommes pas seuls". Il suffit d'observer le carrelage de la terrasse pour y découvrir de petits rampants qui frénétiquement s'activent à le traverser comme ci leur existence en dépendait, d'admirer le papillon qui cherche dans un dernier vol à butiner les rares fleurs avant les premières gelées, d'écouter la pomme tomber de l'arbre sur la pelouse, se souvenir de la belle fleur qu'elle fut au printemps, résistant au gel puis devenue fruit, à la sécheresse de l'été. Parfois une simple pomme peut être une survivante, elle aussi.
"Et Dieu dans tout cela ? " , comme le demandait , voilà bien longtemps, Jacques Chancel. Assurément, Dieu est là, présent dans ce jardin comme au fond de chacun d'entre nous. Mais voudra-t-il, cette fois encore, sauver les hommes d'eux mêmes et du Malin qui se réveille ces temps-ci chez certains ?
Ce jardin refleurira-t-il au printemps prochain et le reverrons nous, ou bien sera-t-il vide à tout jamais, vitrifié ?
C.D
mardi 11 octobre 2022
La colère française face à l'homo zombicus
par Ivan Rioufol
L’homo zombicus est aussi Français. L’écrivain français d’origine russe, Iegor Gran, sort un livre (Z comme zombie) dans lequel il décrit la zombification de la société russe, prête à avaliser sans recul la propagande poutinienne et sa brutalité. Mais certains traits qu’il observe là-bas – l’absence d’esprit critique et la soumission au récit officiel – ressemblent à ce que je constate ici depuis longtemps. Le somnambulisme de la société française, qui ne réagit plus à la somme de violences qu’elle endure de la part du pouvoir, reflète bien une hébétude collective, une zombification des endormis. Elle a sa source dans la politique d’abrutissement des consciences menée par la macronie et ses médias. On en connaît les ressorts, avec la fabrique d’une peur perpétuelle (du populisme, du climat, du Covid, des parias, etc) allant de paire avec une infantilisation accrue des citoyens. Aux slogans débiles lancés par l’Etat-nounou lors de l’épidémie de Covid (« Je me lave les mains », « j’ouvre les fenêtres », « je n’embrasse pas », etc) a succédé le : « Je baisse, j’éteins, je décale » sorti du « plan climatique » activé par la guerre en Ukraine et les pénuries énergétiques qui s’annoncent. Le procédé est toujours le même : faire reposer sur les Français la responsabilité des réponses apportées aux crises, en faisant oublier que le Covid fut d’abord la révélation de l’effondrement de l’hôpital public tandis que la guerre de Poutine a dévoilé le sabotage du parc nucléaire français par François Hollande et Emmanuel Macron. Dans l’effondrement général qui s’observe, les dirigeants successifs sont les premiers responsables. Mais ce sont eux qui pérorent.
Reste la question : cette aboulie de la société civile est-elle un renoncement à rependre en main son destin, ou est-elle un découragement superficiel qu’une étincelle pourrait revivifier ? Je penche pour la seconde hypothèse. Ce lundi matin sur Europe 1, le député Modem Jean-Louis Bourlanges a reconnu que « la société française, extrêmement fragile et volatile, peut à tout moment partir en vrille ». Une enquête du Monde (Ipsos-Cevipof) parue mercredi dernier sur « les fractures françaises » a dévoilé l’état d’exaspération des gens : 36% des sondés se disent « très en colère » et 58% « mécontents »… Pour autant, il faut bien constater l’effacement des partis et des syndicats, incapables depuis les Gilets jaunes d’anticiper et de fédérer les mécontentements. La grande manifestation « contre la vie chère », lancée par la Nupes dimanche prochain, ressemble à une tentative de survie de l’extrême gauche, perdue dans ses dérives totalitaires. Son idéologie relativiste et remplaciste est à la source du grand malaise existentiel qui traverse la société déprimée. Ce n’est pas cette gauche qui peut, seule, prétendre parler au noms des Oubliés. Dans le grand vide intellectuel porté par la macronie, les zombies sont pléthore. Mais attention à l’eau qui dort ! Quand on cherche le peuple, on le trouve.
lundi 10 octobre 2022
Répliques, Alain Finkielkraut
Emission du samedi 8 octobre 2022 (cliquez sur le lien ci-dessous)
Répliques: l' école républicaine a-t-elle un avenir ?
Virilité
« Quant à l’idéal de virilité, j’incline à penser que c’est pour ne l’avoir plus cultivé que l’ensauvagement prospère : la virilité n’est pas la force brute, elle est au contraire un fruit de la civilisation, elle est devoir de maîtrise de soi et de ses pulsions, sens de la protection des faibles, et volonté d’affronter et de répliquer à l’adversité. L’exécutif explique que si la lutte contre les “stéréotypes de genre” doit être remise à l’ordre du jour, c’est que “les résultats ne sont pas bons”. Et si, c’était la nature qui s’obstinait, si, toujours, quelle que soit l’ardeur qu’on mette à la nier et la dompter, elle revenait au galop… »
Bérénice Levet




.jpg)



