"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mercredi 3 mai 2017

Muray, souvenir d’une quinzaine antifasciste 2002-2017: un entre-deux-tours chasse l’autre

  
                                               

                                   Extrait d’Exorcismes spirituels, tome III, paru le 4 octobre 2002

De lui-même, Le Pen n’est rien. Rien d’autre que la structure gonflable qu’est venu emplir, le 21 avril dernier, tout ce qui subsiste de réel. Le Pen est la figure que prend la réalité lorsque toute une société en mutation technoïde la chasse par la porte et qu’elle revient s’inviter au festin, sous le nom par exemple d’insécurité, en sautant par la fenêtre. Le Pen est la tête que revêt le réel lorsqu’on l’a laissé trop longtemps dehors, dans les ténèbres extérieures, et qu’il y a chopé la peste. C’est la baudruche enflée de tous les résidus de monde concret non encore transformés par les processus de cybermodernisation illimitée dont notre temps est la proie.
Sans ces vestiges encore en suspension un peu partout, et qui sont allés s’engouffrer dans son nom, le soir du premier tour des élections présidentielles, parce qu’ils n’avaient pas trouvé de pire débouché, Le Pen serait relégué au magasin d’antiquités avec sa quincaillerie de calembours, de latin de cuisine, d’Indochine, d’Algérie, et sa collection de casseroles négationnistes. Il est probable qu’il n’a jamais voulu le pouvoir parce que l’accumulation de jouissance que lui donne l’horreur qu’il suscite lui est une satisfaction plus forte que l’exercice de la maîtrise.

Quand je le voyais à la télévision, dans les derniers jours de la campagne du second tour, je repensais à ce texte où Borgès évoque la visite chez lui, en juin 1940, d’un « germanophile » venu lui annoncer triomphalement l’entrée de l’armée nazie dans Paris. « J’éprouvai, écrit-il, un mélange de tristesse, de dégoût, de malaise. Quelque chose m’arrêta que je ne pus comprendre : l’insolence de la joie n’expliquait ni la voix de stentor ni la brusquerie de l’annonce. Il y ajouta que ces mêmes armées entreraient bientôt à Londres. Toute opposition était inutile, rien ne pourrait arrêter leur victoire. Alors je compris qu’il était lui aussi atterré. » Et Borgès commente : « Le nazisme souffre d’irréalité, comme les Enfers d’Érigène. Il est inhabitable ; les hommes ne peuvent que mourir pour lui, mentir pour lui, tuer et ensanglanter pour lui. Personne, dans la solitude centrale de son moi, ne peut souhaiter qu’il triomphe. Je risque cette conjecture : Hitler veut être battu. Hitler, d’une manière aveugle, collabore avec les inévitables armées qui l’anéantiront, comme les vautours de métal et l’hydre (qui ne devaient pas ignorer qu’ils étaient des monstres) collaboraient, mystérieusement, avec Hercule. »


Le lepénisme souffre lui aussi d’irréalité, quoique le réel résiduel l’ait choisi comme trou noir. Il est inhabitable et il ne demande qu’à être battu. Dans cette perspective, il collabore avec ses ennemis, les anti-lepénistes. Mais c’est ceux-ci, alors, qui renâclent à ce travail de liquidation. Car Le Pen leur permet, en criant sans arrêt à la « lepénisation des esprits », de lepéniser tout ce qui leur déplaît, tout jugement non conforme, tout soupçon de lucidité un peu dissidente, tout ce qui pourrait entraver la marche en avant de leurs innombrables destructions encensées. Le Pen est une occupation. Le Pen occupe tous les RTTifiés au chômage de tout depuis l’RTTernité. Le Pen les justifie. Le Pen donne à ces demi-soldes de l’Histoire l’impression de vivre puisqu’ils sont vigilants et en état d’alerte. Le Pen est le metteur en scène de leur désoeuvrement. Et le justificateur de leurs malfaisances. Et le sanctificateur de leurs persécutions. Il leur permet d’aller de l’avant. Et de tétaniser autour d’eux les réticences éventuelles. Ainsi, ceux qui critiquent à si juste titre le prétendu art contemporain ont-ils été accusés, durant l’entre-deux-tours, par un cafard appointé du Monde, d’« alimenter l’idéologie du repli sur soi et du retour à la tribu », donc de faire le jeu de Le Pen.

Pour comprendre dans ses tréfonds l’extase anti-lepéniste de ces derniers jours, il suffit de se souvenir, a contrario, de l’enthousiasme très modéré qu’avait suscité chez ces mêmes anti-lepénistes, à la fin de 1998, la brutale scission du Front national. L’éditorialiste Serge July, sous le coup de cette surprise, qui aurait dû être considérée, et à bon droit cette fois, pour divine, mais qui ne le fut pas du tout, alla jusqu’à écrire avec mélancolie : « Jean-Marie Le Pen est devenu bizarrement indispensable au bon fonctionnement de la démocratie française. »

Il fallait comprendre que la modernité emballée en avait besoin pour rendre ses surenchères de toute façon plus aimables que lui ; et que s’il n’existait plus, il fallait le réinventer. Eh bien ça y est. Le malheur des temps l’a ressuscité in extremis. Et si lui-même, de ce succès, était peut-être aussi « atterré » que le « germanophile » de Borgès, et s’il voulait sans doute aussi profondément être battu, il y avait en face une masse immense qui demandait qu’il gonfle encore ; et elle n’a pas ménagé sesefforts pour qu’il y arrive afin d’exister. Car le problème des anti-lepénistes n’est pas Le Pen ; il ne l’a jamais été ; le problème des anti-lepénistes c’est eux ; et ils attendent de Le Pen qu’il les aide à vivre ou à survivre ainsi ; car Le Pen, c’est toujours mieux que rien ; et même, comme les Barbares du célèbre poème de Cavafy, c’est « une espèce de solution »1 [2].

Dans l’invraisemblable concert qui a suivi les résultats du premier tour, dans ce carnaval où se sont bousculés pleureurs, pleureuses, hurleurs et hurleuses au loup, flagellants culturels hagards, mirifiques têtes blondes des lycées et collèges faisant l’apprentissage de leur métier de mouches du coche citoyennes, dans cet opéra mythologique où tout un pays se dressait contre la Bête, la nouvelle humanité s’est baptisée comme dans une eau lustrale. Elle se cherchait un nom, elle l’a trouvé. Elle est désormais anti-lepéniste. Et cela lui suffit, apparemment, pour se définir et le faire de manière passionnée. Car l’anti-lepénisme n’est pas une pensée, c’est une passion. L’anti-lepéniste déteste Le Pen, on ne saurait en douter ; mais il aime de manière passionnée l’état dans lequel le place cette détestation. Il y loge une part essentielle de son identité, la plus haute, la plus belle. Il peut alors faire l’étalage de son moi transfiguré par une si vaste colère. Sous les pavés de bonnes intentions, la rage. Une rage officielle dont la légitimité et même la naturalité ne sauraient être mises en doute. Dans les anti-Le Pen Prides de l’entre-deux-tours, on a pu voir défiler passionnément tout ce qui a vocation à dominer les temps qui s’annoncent.

La vertu emphatisée a paradé comme jamais. La jeunesse dévote, illuminée du vertige de se faire peur, a découvert qu’elle était antifasciste sur rollers et sur autocollants. Les bons apôtres des lendemains qui délepénisent poussaient leurs landaus vers l’avenir radieux, transformant la Grande Marche légendaire des progressismes du passé en une intifada des pouponnières. On ouvrait, dans les immeubles, des ateliers banderoles et des chantiers slogans. Tandis que les éditeurs juraient de publier dans les délais les plus intrépides « des cris de colère de gauche », et que les artistes se désolaient de ne pas être « populaires » dans les cités déshéritées où pourtant ils sont en mission, comme les prêtres ouvriers jadis, et même d’y être si injustement considérés par les exclus comme des exclueurs.


Quant à la gauche sublime du Parti pluriel unique provisoirement en miettes, jamais elle n’était apparue sous son meilleur jour qu’en ces cortèges admirables où la fierté d’être bon donnait le bras à la satisfaction d’être pur, où la repentance se rengorgeait, où la colère était une joie, et où la transparence de l’âme s’appuyait sur les élans du coeur. Les délicatesses qu’elle étalait, lorsqu’elle expliquait qu’elle n’allait voter Chirac qu’après mille réticences, tous ces fins scrupules, toutes ces gracieusetés et ces fines bouches devant le plantureux plat de couleuvres qui s’offrait à elle, faisaient naître un nouvel éventail de gauche tout aussi riche et divers que lorsqu’elle était plurielle ; mais bien plus amusant. On vit ainsi apparaître la gauche du for intérieur et du cas de conscience, la gauche gantée et la gauche dégoûtée, la gauche à reculons et la gauche pince à linge, la gauche haut-le-coeur et la gauche profil bas, la gauche restriction mentale, la gauche pédiluve, la gauche urticaire, enfin toute la gamme de la gauche prophylactique drapée dans son immaculée indignation comme dans un scaphandre stérile. La gauche bébé-bulle. La gauche pince-nez. La gauche pincettes. La gauche pinçon. La gauche pincée. La gauche pince-mi. La gauche pince-moi. La gauche outrée. La gauche outragée. La gauche affligée. La gauche dans les pommes. La gauche à nausée. La gauche désolée. La gauche vierge violée. La gauche temple profané. La gauche offensée et contre-offensante. La gauche élevant sa phobie à la dignité d’une vision du monde, et surmontant encore cette élévation du sacrifice admirable qu’elle faisait en allant voter pour l’objet de sa phobie. Il était même étrange de la découvrir, elle qui s’était récemment connu comme essentielle raison d’être de pourchasser tant de phobies (xénophobie, europhobie, homophobie, gynophobie), à son tour si phobique ; mais si fière de l’être aussi ; comme de bien entendu.
 

Toute cette parabole des aveugles contre un borgne ! Certains ont diagnostiqué, dans cet exhibitionnisme de la grande peur des bien-portants, et dans cette grande vapeur des bien-sortants, une réapparition de la politique dont on peut se demander où elle se trouvait, car la politique suppose au moins l’affrontement de thèses également respectables et défendables, alors que le lepénisme n’est ni respectable ni défendable ; il est l’anti-monde de la politique et il a tout fait pour l’être. Ce n’est pas contre un adversaire que tant de militants de la Bonne Cause ont déferlé mais contre Godzilla, King Kong, la Bête des marais. Comme les Américains, après l’effondrement du World Trade Center, s’étaient dressés contre le Mal. « Comment peut-on nous faire ça, nous qui sommes si purs, si innocents ? » s’est aussi demandé la gauche mirobolante de gouvernement. Oui, comment a-t-on pu la bafouer à ce point, elle qui était si contente de son bilan et de ses acquis, de l’euro, des trente-cinq heures, des emplois-jeunes, du Pacs, de la parité, du congé paternité et de tant d’autres belles choses encore tombées de sa hotte de Père Noël sociétal ? En fin de compte, rien ne résumait mieux ce qu’il en était de la politique, en ces jours, que la pancarte brandie par une petite fille où on pouvait lire : « Contre les méchants ». On était bien à Disneyland, pas sur le forum ou sur l’agora, et la lutte des classes était remplacée par celle des petites classes.

Le lepénisme souffre d’irréalité. Mais c’est lui, parce qu’il n’a pas trouvé de canal moins détestable, que le réel a choisi, au premier tour, pour se faire entendre en s’y engouffrant. Ainsi s’est-il donné tous les moyens aussi d’être battu à plates coutures au second tour. Et, bien sûr, de ne pas être entendu du tout. Le réel ? Les joueurs de cornemuse de la France qui gagne, et tous les endormeurs de la nouvelle vie confuso-onirique, l’ont incriminé sous des noms divers : « peur des petits Blancs », « sentiment d’abandon », « angoisse identitaire », autant de comportements peu plaisants, et même franchement antipathiques parce qu’ils s’opposent aux « jeunes et aux classes moyennes qui rêvent d’une société plus ouverte ». Ramené aux dimensions des faits divers criminels les plus sombres, et condensé dans le thème de l’insécurité, le réel a été accusé, dès le 21 avril au soir, d’avoir fait peur aux Français. Et le traitement médiatique de la hausse de la délinquance a été aussitôt montré du doigt.


Ainsi, dans le temps où l’on découvrait qu’un gouffre s’était creusé entre les élites et le peuple, entre ceux d’« en haut » et ceux d’« en bas », on voulait aussi précipitamment ne plus rien savoir de ce qui se passait en bas et qui incitait tant de gens à voter si bassement. Par un bel élan où la pensée magique n’était pas pour rien, on a exigé que les médiatiques cessent sur-le-champ de parler de choses laides et sanglantes comme le massacre des conseillers municipaux de Nanterre ou le tabassage d’un vieil homme d’Orléans à qui l’on tentait de prendre l’argent qu’il n’avait pas et dont on a incendié la maison. L’agression elle-même fut moins déplorée que sa « couverture par les “ Vingt heures ” », et c’est la présence obsédante de la face martyrisée du vieil homme sur les écrans qui a été regardée comme une insupportable délinquance par les Barabbas socialistes du monde qui vient, et même comme une rébellion contre le cours idyllique des choses. « Le fait divers de trop », s’est-on écrié ; et il n’est pas très difficile de traduire que c’était d’abord ce vieil homme que l’on considérait comme de trop. Il n’avait pas su prendre le train de la croissance. Il était resté sur le bord de la route. Il n’avait jamais nagé dans les courants porteurs du world wild web. Ce dinosaure avait tout faux. Sa seule existence était une insulte au bonheur éclatant de vivre pour toujours de l’autre côté du portail Internet. De plein droit, il devenait l’incarnation de cette « France affreuse » que Serge July découvrait au lendemain du premier tour, alors que son journal, un mois plus tôt, consacrait une série d’articles à célébrer la « France décomplexée » de Jospin-président, d’Amélie Poulain et de ce délectable basculement du franc à l’euro qui n’avait « suscité ni drame ni angoisse au grand étonnement des souveraino-sceptiques lepéno-chevènementistes qui, comme toujours, pariaient sur le pire ».
Sans parier sur quoi que ce soit, on peut au contraire supposer que le basculement dans la monnaie unique n’est pas passé inaperçu, en fin de compte, ni comme une lettre à la poste, et que toute l’euphorie assourdissante déversée par les médias à ce sujet avait d’abord pour objectif d’interdire à la moindre critique de se faire entendre. Cet événement bruyant a d’abord été un événement sans discussion, donc moderne. Et il n’a donné le sentiment d’être approuvé à l’unanimité que parce qu’il était inacceptable qu’il ne le soit pas. De sorte que le mécontentement qu’il pouvait susciter a été frappé de mutisme ou même refoulé. Du moins le temps qu’ont duré les effets de la piqûre anesthésiante.


Comme ont été refoulées bien d’autres réalités sur lesquelles on a tout de même levé timidement un coin de voile durant l’entre-deux-tours parce qu’il était devenu impossible de faire autrement. Ainsi a-t-on pu découvrir, par exemple, que certains n’étaient pas si satisfaits que cela des trente-cinq heures et de la réduction du temps de travail. Et même que des ouvriers regrettaient de ne plus pouvoir « faire des heures supplémentaires le samedi », alors que leur bonheur de rentrer chez eux pour s’y adonner au partage équitable des tâches domestiques paraissait acquis2 [3]. Et, tandis que l’on accusait le programme lepéniste de vouloir « faire rentrer les femmes à la maison », mais que l’on trouvait délicieux que Ségolène Royal y renvoie les hommes, ceux-ci, en silence, saisissaient parfaitement l’entreprise de meurtre qui se tramait contre eux derrière tant de sourires. Avec une belle fraîcheur, un jeune homme de Vitrey-sur-Mance, près de Vesoul, résumait ainsi la situation, et en donnait la clé d’or : « Nous les ouvriers, on voulait pas des trente-cinq heures, on dit les “ Retiens-Tes-Testicules ” (RTT) parce qu’on est empêchés de faire des heures sup. »


Nul ne saurait mieux exprimer la longue besogne de castration sociétale qu’aura été, avec son train d’enfer de mesures et de lois qu’on ne saurait refuser, le gouvernement Jospin, l’un des plus terrifiques qui aient jamais été.


Ainsi, durant l’entre-deux-tours, le réel a-t-il montré le bout de son nez. Mais il a choisi, pour ce faire, le plus sinistre masque qui soit. Quinze jours de fête anti-lepéniste ne se sont pas privés de lui en faire honte. Le réel a reculé. Le réel ne passera pas. Du moins pas cette fois. Et pas comme ça. Le réel est reporté à une date ultérieure. On a eu chaud.




Philippe Muray octobre 2002

Causeur 3 mai 2017

 (1) À quelques jours de là, toute cette exultation s’exprimait sans gêne dans la presse. « Avant, on
s’ennuyait, Le Pen nous a réveillés », confiait ainsi dans Libération un jeune décrit comme « fou
de techno ». « On dormait, on s’ennuyait, poursuivait-il. Maintenant, tout le monde a le sourire.
Cela a créé quelque chose de formidable. » Un peu plus tard encore, dans Le Monde cette fois,
une jeune héroïne qui avait été de toutes les causes citoyennes durant l’entre-deux-tours se
désolait : « le net recul du Front national et la puissante vague bleue du premier tour des
législatives » l’avaient stoppée dans son élan. « Nous avons perdu notre principal bouc
émissaire, Jean-Marie Le Pen. » Et, dans un joli mouvement dénégateur, elle poursuivait : « Je
ne dis évidemment pas qu’il aurait mieux valu qu’il réalise un bon score pour que nous ayons
encore un combat à mener. » Mais elle se rassurait aussi : « C’est presque pas plus mal que le PS
soit arrivé derrière l’UMP. Au moins, avec la droite a priori ultra-majoritaire à l’issue du second
tour, nous aurons encore un ennemi costaud devant nous. » On précisait néanmoins que
« Gaëlle ne s’intéresse plus vraiment au vote, elle dit s’être presque forcée pour aller dans
l’isoloir et avoir choisi son candidat un peu au hasard le 9 juin. Elle sait juste qu’elle est toujours
“ super en colère ”, même si elle a plus de mal à dessiner les contours de sa révolte qu’à la fin
avril ». Qu’importe le contour pourvu qu’on ait l’ivresse de la colère (juin 2002).

(2) Un mois plus tard, revenant sur les raisons de la déroute jospinienne dans une série
d’articles, Le Monde recueillait les propos de militants socialistes de base. Un ouvrier du Nord
n’hésitait pas à affirmer : « Nous avons perdu à cause des trente-cinq heures. » Mais le Pacs
aussi, et pour la première fois de manière si crue, était désigné comme l’un des responsables de
l’échec. « Je pense que cela a fait plus de mal que de bien », confiait un autre ouvrier. Et le
plumitif du Monde se voyait alors contraint d’observer : « Cri du coeur, toutes générations
confondues : “ Mais pourquoi se mêlent-ils de cela ? ” (juin 2002)











dimanche 30 avril 2017

Quand le grand père spirituel de Macron, fleurissait la tombe du Maréchal Pétain



Ah, Pauvre Maréchal ! Le voici, une fois encore, convoqué par l'actualité. C'est un réflexe pavlovien de la gauche et de la droite chochotte colonisée par l'idéologie de gauche. Dès qu'un patriote montre le bout de son nez, ils nous resservent des pastilles Vichy.

Il me semble utile, une fois encore sur ce blog, de replacer l'église au milieu du village en rappelant quelques vérités historiques, assez éloignées de la bouillie révisionniste servie durant cette élection présidentielle par des journaleux incultes, partiaux et inféodés à leurs propriétaires financiers.

En 1940, le Maréchal n'est pas arrivé  à la tête de la France par hasard. Après la débâcle de mai et juin de la même année (débâcle due au pacifisme bêlant de la gauche, relire Marc Bloch), c'est le sénat et l'assemblée nationale issus du Front Populaire (socialistes et communistes) qui votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.  Faut-il rappeler que les Doriot, Laval et Déa, principaux acteurs de la collaboration avec l'Allemagne, étaient de gauche et que Maurice Thorez, le Jean Luc Méchancon de l'époque, fila comme un péteux se planquer à Moscou durant la totalité de la guerre...

Et coté De Gaulle, me demanderez-vous, mes chers Compatriotes, qui retrouva-t-on ?  
 «  A Londres, j’ai croisé la cagoule et la synagogue ». Cette phrase du Général donne à elle seule, la réponse. En juin 40, les premiers résistants autour de lui furent des juifs, quelques hommes de sac et de corde et des patriotes de droite.

Plus près de nous, François Mitterrand, l'idole de la gauche bobo et people, fut décoré de la Francisque par le Maréchal en personne et pendant ses deux septennats fit fleurir chaque année, la tombe du Maréchal Pétain.
Si François Hollande s'est réclamé comme étant le fils spirituel de François Mitterrand et le père spirituel d'Emmanuel Macron et bien on voit là que le grand père spirituel de Macron fleurissait tous les ans la tombe du Maréchal Pétain ! 

Enfin, à tous les "Jean Moulin de foire du trône" qui repartent ces temps-ci dans une grande quinzaine anti-Le Pen, je ne saurais trop leur conseiller d'éviter de porter un jugement sur l'histoire d'hier avec leurs yeux d'aujourd'hui, yeux d'autant mal éclairés qu'ils le sont par l'enseignement dispensé par la fabrique nationale à crétins, réductrice de cerveaux et d'esprit critique.

CD 






samedi 29 avril 2017

Samedi soir







Français, réveillez-vous !



Chers amis, chers compagnons,

Les circonstances exceptionnelles dans laquelle la France se trouve me conduisent à m'adresser directement à vous. Tant d'années passées ensemble, tant d'efforts communs, tant de sacrifices au service de notre pays. Nous avons toujours eu des relations de confiance aussi me dois-je de vous faire part, après la réunion de deux conseils nationaux (lundi et aujourd'hui) de mon choix pour le second tour de l'élection présidentielle.

1,7 millions de Français m'ont accordé leur confiance, Debout la France est désormais solidement implanté au cœur du paysage politique français. Ce score nous confère d'immenses responsabilités.

Je refuse de laisser la France à Emmanuel Macron, je refuse cette mondialisation débridée que nous promettent ceux qui ont saccagé la France, je refuse de voir notre « cher et vieux pays » soumis à des technocrates et des financiers bruxellois non élus. Je refuse de cautionner la politique menée depuis vingt ans que le candidat Macron veut amplifier au risque de briser définitivement notre pacte social.

La France est en danger de mort, menacée dans son essence, ses valeurs.

Opposé radicalement aux idées de M. Macron, je supporte difficilement la collusion d'intérêts particuliers qui a saboté la campagne présidentielle au profit d'un seul candidat, celui d'une oligarchie qui se moque du peuple. Je trouve indécente la rapidité avec laquelle de nombreux élus des Républicains et du centre se précipitent pour soutenir celui qu'ils combattaient hier.

Notre engagement gaulliste et républicain nous oblige à sauver notre patrie en danger.
Par confort personnel, j'aurais pu choisir une position intermédiaire : le vote blanc ou l'abstention mais j'estime que cela ne serait pas digne de se dérober ainsi.

J'ai décidé de m'opposer par tous les moyens à Emmanuel Macron et donc de soutenir Marine Le Pen pour le deuxième tour de cette élection présidentielle.

Cet appui n'est pas un chèque en blanc car j'ai négocié un vrai partenariat qui garantit l'indépendance totale de notre mouvement. Nous présenterons d'ailleurs des candidats partout, y compris face à des candidats Front National, aux législatives pour perpétuer notre mouvement et garder notre liberté.

Nous avons aussi conclu un accord de gouvernement qui s'inspire de mon projet présidentiel et permet de surcroît d'éclaircir et d'infléchir le programme de Marine Le Pen, respectant ainsi les fondamentaux du gaullisme social qui est notre colonne vertébrale. Le détail vous sera communiqué demain à l'issue d'une conférence de presse.

Je sais combien ce geste politique peut vous surprendre, même pour certains vous ébranler. J'y ai réfléchi plusieurs jours et plusieurs nuits. J'ai entendu pendant près de 10 heures les membres du Conseil national, j'ai écouté chaque intervention avec la plus grande attention.

Les polémiques ne vont pas manquer, les caricatures aussi. Mais l'Histoire n'attend pas et il faut savoir dépasser sa personne comme son appartenance partisane pour pouvoir sauver son pays.

Vous connaissez mon caractère, je serai le gardien vigilant de notre patriotisme humaniste et je vous dirai toujours la vérité sur le fonctionnement de cette alliance.

Je n'ai jamais trahi mes idéaux et ne les trahirai jamais. Quand le destin de la France est en jeu, il est du devoir de chacun de prendre ses responsabilités.

Je sais pouvoir compter sur votre abnégation, votre courage et votre amour de la France.

Nicolas Dupont Aignan

Président de Debout la France



mercredi 26 avril 2017

Les ouvriers de Whirlpool: des têtes de détails de l'Histoire




Jacques Attali, éternel troubadour de la mondialisation, nous donne depuis quelques années fréquemment la nausée. Aujourd'hui sans doute encore plus que d'habitude, en déclarant que les salariés de Whirlpool étaient une "anecdote". Un détail de l'Histoire en quelque sorte de la guerre économique...
Comment imaginer, mes chers Compatriotes, voter le 7 mai comme ce gros fat visqueux, méprisant une grande partie du peuple français et impassible face à l'extermination du monde ouvrier, mieux en l’approuvant et s'en félicitant .   
Pour le rééduquer, je proposerais volontiers de l'envoyer visser des tambours de machines à laver chez Whirlpool Pologne avec bien évidemment le salaire local, les semaines de 50 heures, sans protection sociale, ni congés payés ni perceptive de retraite,  tout en vivant dans les préfabriqués réservés à la main d’œuvre roumaine ou bulgare de cette usine et cela jusqu'à la fin du chômage, de la précarité et de la misère en Europe, si ce n'est sur tous les continents, histoire de lui apprendre combien elle est belle et joyeuse son "union européenne" chérie et heureuse sa mondialisation...

CD

ps: Attali faisait parti de la "petite sauterie" dimanche soir à la Rotonde organisée par Macron



lundi 24 avril 2017

23 avril





"Il était tellement heureux qu'il aurait donné de l'argent à un pauvre." 

Gustave Flaubert




Courtisan

Relire mon billet de ce samedi...

Ha, pendant que nous y sommes, une remarque sur la forme. Toujours aussi nul en orthographe, le freluquet. "les résultats de ce soir nous impose", n'y aurait-il pas "ent" à la fin de "nous impose" puisque ce sont "les résultats" ?