Dans le vacarme du monde, on les a oubliés.
Trop de bruit, trop de fureur mais surtout trop d'intérêts, de géopolitique, de coups de billard à trois bandes et de "realpolitik".
Les hommes et les femmes ne comptent pas face aux "Dow Jones" et au cours du Brent. Ce qui prévaut, c'est le détroit d'Ormuz, la courbe de la croissance mondiale. Alors Trump peut bien avoir menti aux Iraniens lambda en leur laissant croire qu'il allait les débarrasser des barbus, pour mieux les laisser tomber après, de New York à Pékin en passant par Moscou, on se réjouit : business must go on.
Les pendus de Téhéran se balancent toujours aux lampadaires, la jeunesse iranienne est arrêtée arbitrairement dans les rues puis violée, torturée et exécutée sans autre forme de procès par les barbus, (méfiance, nous avons les mêmes chez nous, prêts à passer à l'action au premier signal).
Les dirigeants se réjouissent, le pétrole va couler à flots, parait-il ? Macron a eu sa photo. Retour aux affaires courantes !
Peu importe le nombre de pendus à venir, de femmes, d'hommes et d'enfants massacrés, de populations enfermées dans le plus sombre des obscurantismes. Cela n'a aucune valeur marchande, alors on laisse tomber.
En 1972, Michel Polnareff chantait "mais que fait-il le Dieu qu'ils aiment ? Qui vit dans l'espace. Que la terre est basse".
Et le monde répugnant.
C.D

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