Enfin, ai-je envie de dire. Enfin cette campagne des municipales 2026 se termine ou se terminera au plus tard le 22 mars prochain. A Bihorel, elle ne fut pas des plus passionnantes, peut-être parce qu'elle eut comme point de départ, le régicide de celui qui régna sur Bihorel de 2001 à nos jours.
Trois listes se présenteront dimanche à nos suffrages. Trois listes qui se ressemblent étonnamment, utilisant les mêmes éléments de langage. Elles sont toutes trois "durable", "plus verte", "solidaire" "inclusive et humaine", pour "une ville sécurisée", "garantissant la tranquillité publique et la sécurité de tous", "une ville sereine , dans un environnement agréable et apaisé". Tous les candidats sont pour "une démocratie participative de proximité", "une ville dynamique et participative" "à l'écoute des citoyens" sans oublier "une maitrise exigeante du développement foncier" "une urbanisation maitrisée" et "ramener les réalisations immobilières à R+1+comble".
L'impression donnée est que tous les candidats ont consulté des communicants formatés dans les mêmes écoles et qui ont produit les mêmes "nuages de mots". (1)
Personnellement, je m'étais fixé quatre domaines pour faire mon choix.
- Un moratoire de la durée du mandat sur les constructions d'immeubles d'habitation.
- Une véritable présence policière de prévention et d'intervention sur la commune H24 et 365jours / an.
- Des engagements politiques fermes avec une clause de revoyure pour les citoyens au bout de trois ans avec possibilité d'annulation du mandat si les engagements ne sont pas tenus ou dévoyés. En cas d'évènement d'ampleur non prévu dans le contrat électoral et nécessitant une décision importante pour la commune, consultation par référendum des habitants avec obligation de respecter le résultat de celui-ci.
- L'engagement ferme de conserver l'actuel presbytère en le réhabilitant et de mener à bien un projet dans l'esprit de ce qui fut fait pour le laboratoire Gascard, cela en relation avec l'association "au Cœur de Bihorel" et en accord avec les habitants concernés qui auront le dernier mot pour valider ou non le projet final.
Ai-je trouvé mon bonheur dans les propositions d'une des trois listes ? Et bien, non !
Seule, concernant le presbytère et son avenir, la liste "Bihorel Alternative" a une position qui se rapprocherait de la mienne. Mais "Bihorel Alternative" a un gros défaut et pas le moindre: c'est une liste de gauche.
La liste que je trouvais la plus sympathique de prime abord, était "Bien Ensemble à Bihorel". Pourquoi ? Nouveaux visages, jeunesse et les échanges positifs que j'avais eus sur le marché avec eux. C'est pour ces raisons que je me suis rendu hier soir à la réunion qu'ils tenaient à la salle du Chapitre.
J'en suis ressorti fort déçu et pas du tout convaincu. Mauvaise ou absence totale de maitrise des dossiers bihorellais, arguments style "faites nous confiance, nous prendrons connaissance des dossiers une fois aux affaires et, alors, nous répondrons à vos questions". Bref, chèque en blanc, nous sommes super diplômés et compétents et avec nous, demain sera formidable.
Quelque chose ne va pas avec cette liste. Ils ont assez peu fait référence, ou même pas du tout, à Pascal Houbron qui est pourtant le seul chef scout parmi cette bande de Louveteaux et de Jeannettes. Un peu comme si, pas encore élus, ils avaient déjà passé le chef par dessus bord ou relégué celui-ci dans la remise aux accessoires. Le syndrome "Bihorel en Commun" ?
Tiens, "Bihorel en Commun", parlons en. J'ai déjà écrit sur ce blog, tout le mal que je pensais de ces putschistes et rebelles dont la seule cause est de continuer à tenir la ville et s'accaparer le gâteau. Je mets en pied de ce billet, le lien vers un article publié sur ce blog qui vous renseignera pleinement sur mon opinion au sujet de "Bihorel en Commun".
Une dernière chose les concernant: on ne règle pas les problèmes avec ceux qui en furent la cause.
Ah ! Mes "amis de gauche", Bihorel L' Alternative, ou supposée comme telle. Oui je pourrais écrire "mes amis de gauche", car y figurent des personnes que je considère comme tels, d'autres avec qui j'ai des relations cordiales, même si plusieurs membres, sur cette liste (et peut être pas la seule), m'accrocheraient volontiers une pierre autour du cou avant de me jeter dans la mare à Pécot. Oui, nous sommes de vieilles connaissances, depuis 2008 je crois...
Tout d'abord, pour une liste de "gauche", je trouve qu'elle manque singulièrement de cette "diversité" tant prônée d'ordinaire par les listes du Nouveau Front Populaire. Là, nous sommes un peu dans l'entre soi du vieux Bihorel, beaucoup de retraités, de fonctionnaires ou les deux à la fois.
Alors, si sur cette liste, se trouvent des gens sincères avec des convictions très respectables, il n'en reste pas moins que comme toutes les listes de gauche, c'est la caserne et qu'au delà des premiers rangs, en cas de victoire, les autres colistiers devront suivre l'avis du chef socialiste, sous peine de se retrouver dans les geôles froides et humides des sous-sol de la mairie. Bref, la porte ouverte à toutes les dérives autoritaires, car soumise aux ordres du grand chef à plumes: NMR.
D'ailleurs, pourquoi se cacher derrière des masques et faire croire aux électeurs que "Bihorel L'Alternative machin chose" est le fruit de la réunion de deux "collectifs" (ce mot m'a toujours fait froid dans le dos) "citoyens" dont l'un n'était composé que d'une seule et unique personne ? Bref, derrière les masques des Collectifs trucmuche, on trouve le Parti socialiste et Europe Ecologie les verts. Si on ajoute, parmi les colistiers, quelques membres ou sympathisants communistes et LFIstes, on se retrouve devant une liste du Nouveau Front Populaire, de sinistre mémoire.
La gauche ne sait pas gérer, c'est comme ça. La situation financière des villes qu'elle administre le prouve. "Le problème avec le socialisme, c'est qu'on finit toujours par avoir dépensé tout l'argent des autres. ·" dixit Margaret Thatcher.
Alors gare à l'augmentation de la taxe foncière et à l'endettement de la commune, tout cela pour des gadgets écolos, des "Viva Cité" et autres délires bobo.
Sans oublier que le premier travail d'une majorité, c'est de modifier la sociologie d'une commune pour renforcer son électorat. Regardez, mes chers Compatriotes, vers quel électorat, louche Mélenchon. Souhaitez-vous qu'il en soit de même à Bihorel ?
Vous l'avez déjà compris, mes chers Compatriotes, aucune liste ne recevra ma "bénédiction" (je mets des guillemets, sinon je vais encore avoir le clergé lancé à mes trousses).
De toutes façons, on se dirige vers un second tour avec trois listes et cela se jouera à la majorité relative le 22 mars. Pour nos trois larrons, la semaine prochaine prochaine s'annonce décisive.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
C.Dragasès
pour plus d'infos sur Bihorel en Commun
(1) nuage de mots


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