"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mercredi 12 octobre 2022

Avenir incertain

 

Gustave Loiseau (1915)


Comme des milliers de Français le firent avant moi, j'aime profiter de la quiétude de mon jardin au soleil d'automne. Pour cela, il suffit de choisir le meilleur fauteuil que l'on placera mi-ombre, mi-soleil, de prendre un bon livre, d'en lire une trentaine de pages puis de le poser et de regarder. "Nous ne sommes pas seuls", c'est un peu l'enseignement du roman de Sylvain Tesson, la "Panthère des neiges"  .

Et pas seulement en pleine nature au Tibet, même dans le jardin d'une vieille maison située aux marges d'une métropole, "nous ne sommes pas seuls".  Il suffit d'observer le carrelage de la terrasse pour y découvrir de petits rampants qui frénétiquement s'activent à le traverser comme ci leur existence en dépendait, d'admirer le papillon qui cherche dans un dernier vol à butiner les rares fleurs avant les premières gelées, d'écouter la pomme tomber de l'arbre sur la pelouse, se souvenir de la belle fleur qu'elle fut au printemps, résistant au gel puis devenue fruit, à la sécheresse de l'été. Parfois une simple pomme peut être une survivante, elle aussi.  

"Et Dieu dans tout cela ? " , comme le demandait , voilà bien longtemps, Jacques Chancel. Assurément, Dieu est là, présent dans ce jardin comme au fond de chacun d'entre nous. Mais voudra-t-il, cette fois encore, sauver les hommes d'eux mêmes et du Malin qui se réveille ces temps-ci chez certains ?

Ce jardin refleurira-t-il au printemps prochain et le reverrons nous, ou bien sera-t-il vide à tout jamais, vitrifié ?


C.D





mardi 11 octobre 2022

La colère française face à l'homo zombicus

 




par Ivan Rioufol 

L’homo zombicus est aussi Français. L’écrivain français d’origine russe, Iegor Gran, sort un livre (Z comme zombie) dans lequel il décrit la zombification de la société russe, prête à avaliser sans recul la propagande poutinienne et sa brutalité. Mais certains traits qu’il observe là-bas – l’absence d’esprit critique et la soumission au récit officiel – ressemblent à ce que je constate ici depuis longtemps. Le somnambulisme de la société française, qui ne réagit plus à la somme de violences qu’elle endure de la part du pouvoir, reflète bien une hébétude collective, une zombification des endormis. Elle a sa source dans la politique d’abrutissement des consciences menée par la macronie et ses médias. On en connaît les ressorts, avec la fabrique d’une peur perpétuelle (du populisme, du climat, du Covid, des parias, etc) allant de paire avec une infantilisation accrue des citoyens. Aux slogans débiles lancés par l’Etat-nounou lors de l’épidémie de Covid  (« Je me lave les mains », « j’ouvre les fenêtres », « je n’embrasse pas », etc)  a succédé le : « Je baisse, j’éteins, je décale » sorti du « plan climatique » activé par la guerre en Ukraine et les pénuries énergétiques qui s’annoncent. Le procédé est toujours le même : faire reposer sur les Français la responsabilité des réponses apportées aux crises, en faisant oublier que le Covid fut d’abord la révélation de l’effondrement de l’hôpital public tandis que la guerre de Poutine a dévoilé le sabotage du parc nucléaire français par François Hollande et Emmanuel Macron. Dans l’effondrement général qui s’observe,  les dirigeants successifs sont les premiers responsables. Mais ce sont eux qui pérorent.


Reste la question : cette aboulie de la société civile est-elle un renoncement à rependre en main son destin, ou est-elle un découragement superficiel qu’une étincelle pourrait revivifier ? Je penche pour la seconde hypothèse. Ce lundi matin sur Europe 1, le député Modem Jean-Louis Bourlanges a reconnu que « la société française, extrêmement fragile et volatile, peut à tout moment partir en vrille ». Une enquête du Monde (Ipsos-Cevipof) parue mercredi dernier sur « les fractures françaises » a dévoilé l’état d’exaspération des gens : 36% des sondés se disent «  très en colère » et 58% «  mécontents »… Pour autant, il faut bien constater l’effacement des partis et des syndicats, incapables depuis les Gilets jaunes d’anticiper et de fédérer les mécontentements. La grande manifestation « contre  la vie chère », lancée par la Nupes dimanche prochain, ressemble à une tentative de survie de l’extrême gauche, perdue dans ses dérives totalitaires. Son idéologie relativiste et remplaciste est à la source du grand malaise existentiel qui traverse la société déprimée. Ce n’est pas cette gauche qui peut, seule, prétendre parler au noms des Oubliés. Dans le grand vide intellectuel porté par la macronie, les zombies sont pléthore. Mais attention à l’eau qui dort ! Quand on cherche le peuple, on le trouve.


https://blogrioufol.com/






lundi 10 octobre 2022

Répliques, Alain Finkielkraut




Emission du samedi 8 octobre 2022 (cliquez sur le lien ci-dessous)


Répliques: l' école républicaine a-t-elle un avenir ? 





Virilité

 



« Quant à l’idéal de virilité, j’incline à penser que c’est pour ne l’avoir plus cultivé que l’ensauvagement prospère : la virilité n’est pas la force brute, elle est au contraire un fruit de la civilisation, elle est devoir de maîtrise de soi et de ses pulsions, sens de la protection des faibles, et volonté d’affronter et de répliquer à l’adversité. L’exécutif explique que si la lutte contre les “stéréotypes de genre” doit être remise à l’ordre du jour, c’est que “les résultats ne sont pas bons”. Et si, c’était la nature qui s’obstinait, si, toujours, quelle que soit l’ardeur qu’on mette à la nier et la dompter, elle revenait au galop… »


Bérénice Levet





mardi 4 octobre 2022

Aux Mureaux "Toi le blanc, quitte la ville, on est chez nous"

 


dimanche 2 octobre 2022

jeudi 29 septembre 2022

 



“Je donne pas dix ans pour que les jeunes prennent Pétain pour une épicerie… "Colombey-les-Deux” pour un sale jeu de mots… Verdun pour un genre de pastis… “confiance, vacances, oubli…” 


Louis-Ferdinand Céline, "Nord”.







mardi 27 septembre 2022

Tabula rasa

 



C'était écrit. Oui, mes chers Compatriotes, depuis quelques années, j'alerte dans ces colonnes sur la fin programmée de notre presbytère. Il faut dire que notre petit marquis de la Bétonnerie et ses copains promoteurs, avec lesquels il prend parfois le frais, traquent tels des ratiers, le moindre mètre carré disponible sur Bihorel pour y commettre leurs méfaits. 

C'est maintenant officiel depuis la réunion publique du 21 septembre, pour son 150ème anniversaire (1873 / 2023), notre presbytère sera rasé et remplacé par un énième clapier. Cette fois, ce qui change par rapport à d'habitude, c'est que la paroisse est dans le coup, puisque si le terrain et le bâtiment appartiennent à la commune, une clause dite "presbytérale" voulue par le donateur au 19ème siècle, oblige la ville par rapport à la paroisse.

Une commission paroissiale nommée "projet presbytère", s'est donc constituée et en découvrant sa composition, je me suis demandé si notre curé n'était pas sous mauvaise influence. J'y ai retrouvé le nom d'une vieille connaissance, Martine Laconde, avec laquelle j'ai déjà eu maille à partir lors des élections municipales de 2008 (j'œuvrais à l'époque sur internet pour la liste de J.C.Ravenel, elle figurait sur la liste socialo-écolo d'en face) avant de la retrouver sur la même liste que moi en 2014 () ce qui ne nous empêcha pas de nous affronter. En effet, nous ne sommes d'accord sur rien et surtout pas en matière d'urbanisme et de cadre de vie. 

Si en 2008, sa liste avait recueilli la majorité, le PLU qu'elle aurait alors participé à élaborer et à imposer aux Bihorellais de manière tout aussi démocratique que le fit Pascal Houbron pour le sien, aurait mené à la même bétonisation de notre commune, à la différence notable près que l'on aurait inclus aux clapiers une part non négligeable de logements sociaux dans le but de modifier la sociologie et par conséquent l'électorat bihorellais.

C'est ainsi que le "projet presbytéral" élaboré par quelques paroissiens, sans doute auto-désignés, suit la politique de la tabula rasa, la même que celle menée par notre petit marquis de la Bétonnerie.

A Bihorel, on ne sait que détruire l'existant pour construire du "neuf" sous prétexte de modernisme et de "transition". Ainsi, notre maire à tous décrète-t-il sans rire, l'actuel presbytère "obsolète". Ce serait plutôt sa réflexion et sa pensée qui seraient obsolètes. Alors que les communes, cherchent à mettre en valeur leur patrimoine, notre petit marquis inlassablement le détruit à Bihorel, patrimoine architectural mais aussi végétal (arbres de la place de l'église, sacrifiés pour quelques places de stationnement, minéralisation des lieux, nombreux jardins de vieilles demeures détruits et espaces verts bétonisés). Bref, sa pensée semble être restée bloquée dans les années 80.

Pourtant, nous avons là, sous nos yeux à quelques pas de la mairie et du presbytère, un merveilleux exemple de réhabilitation d'un bâtiment, de son intégration dans une construction nouvelle et de son changement de destination. Je parle bien évidemment du centre Gascard qui a conservé l'aspect architectural et les murs des anciens laboratoires du même nom. C'est l'œuvre de ma défunte amie Claude Beausoleil, architecte, qui dans les années quatre vingt, sut préserver l'ossature du bâtiment tout en modifiant profondément l'intérieur. Transformer le laboratoire où l'on élaborait depuis le 19ème siècle l'eau des Jacobins en centre culturel du 20ème siècle, il fallait pour cela une bonne dose d'imagination mais aussi l'amour du patrimoine, deux qualités dont semblent dénués les architectes d'aujourd'hui.

Alors, j'encourage notre curé, le Père Henry, à remettre l'ouvrage sur le métier, à ne pas suivre les urbanistes qui ont un bulldozer à la place du cerveau et les maires qui ne raisonnent qu'en terme de rentabilité. Le presbytère est l'un des derniers témoins du passé de Bihorel. Avec de la volonté et de l'imagination, il peut lui aussi à l'image du laboratoire des frères Gascard être réhabilité, transformé et intégré dans un ensemble renouvelé tout en diversifiant sa destination et en conservant sa fonction presbytérale. Une idée ? Pourquoi ne pas se faire aider en lançant un appel à projets auprès des élèves de l'école d'architecture de Rouen ?

Je mets en ligne ci dessous le document décrivant le contenu du projet. J'ai ce fichier en ma possession depuis plusieurs mois, mais par égards vis à vis du Père Henry (ce n'est pas lui qui me l'a transmis), je ne l'ai pas mis en ligne plus tôt. Maintenant que tout est sur la place publique, il n'y a plus aucune raison de ne pas le publier. Il concerne tous les Bihorellais, catholiques pratiquants ou non. Le presbytère nous appartient à tous. Cependant, connaissant l'énergie et la pugnacité avec lesquelles les Bihorellais se sont opposés à l'abattage des arbres de la place de l'église et à la fermeture de leur piscine, je crains une nouvelle issue fatale... 

Enfin, et j'en terminerai par là,  vous trouverez dans ce document directement ou parfois sous entendue l'expression "mixité sociale", expression qui une fois passée à la moulinette du décodeur orwellien de la novlangue, signifie de nos jours "mixité ethnique". Les références aux dernières encycliques du Pape François contenues dans le texte et la composition de la commission "projet presbytère" ne font que confirmer le décodage.


C.Dragasès



pour lire l'intégralité du projet, cliquez ci-dessous

Projet presbytère


pour la bonne bouche, lien vers l'article de Paris Normandie dans lequel, on se régalera avec les "chouineries" de notre petit marquis.

https://www.paris-normandie.fr/id344595/article/2022-09-23/pres-de-rouen-le-presbytere-de-bihorel-appele-disparaitre?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1663949555





vendredi 23 septembre 2022

Bonne rentrée


La France va-t-elle mieux aujourd'hui qu'en septembre 2021 ? La réponse est non.

Le peuple français va-t-il mieux aujourd'hui qu'en septembre 2021 ? La réponse est non.

Ma commune va-t-elle mieux aujourd'hui qu'en septembre 2021 ? La réponse est non.

La justice, la police, l'école, le système de santé, l'armée, vont-t-ils mieux aujourd'hui qu'en septembre 2021 ? La réponse est non.

Les libertés individuelles, la démocratie ont-elles été rétablies depuis septembre 2021 ? La réponse est non.

Le peuple français s'est-il engagé depuis septembre 2021 sur le chemin de la reconquête de sa souveraineté et de sa mère patrie  ? La réponse est non.

Notre culture, notre langue, nos paysages et l'art de vivre qui est le notre depuis des siècles, sont-ils moins menacés de remplacement aujourd'hui qu'en septembre 2021 ? La réponse est non.

Le peuple français s'est-il débarrassé depuis septembre 2021, de ses "élites" crétines et inconséquentes qui le mènent dans la soumission vers la disparition ? La réponse est non. 

On pourrait poursuivre cette litanie à l'envi. D'une rentrée à l'autre, dans l'apathie générale, la France semble entrainée dans une spirale infernale menant à la catastrophe et le pire, une majorité de Français semble y consentir.  

La France ne survivra pas à quinze ans d'Hollando-macronisme


Bonne rentrée à tous