"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mardi 15 mars 2022

 





 

samedi 12 mars 2022

Samedi soir ou quand Pascal affole les "Dancefloors"

 





Depuis que notre petit marquis a soumis Bihorel à la métropole en lâchant les compétences de notre commune et bien à la mairie, on s'ennuie ferme et lorsqu'on ne bricole pas un logo, on se lance dans le clip vidéo pour une bonne cause, ça va de soi.

Travolta de l'ascenseur, "Clodette" de corridor, descente de l'escalier de la mairie digne de celui du Lido (le vrai pas le petit), tout ce microcosme, à l'évidence, a le rythme dans la peau mais je vous laisse découvrir le reste. Vous verrez, à la mairie, on a des journées bien remplies.

 Comme le disait naguère Coluche "rigolez pas, c'est avec votre pognon ! ".
 
C.D






vendredi 11 mars 2022

Une consultation signée Houbron

 



Ainsi, notre petit marquis a donc décidé de changer l'identité visuelle de notre commune. C'est vrai qu'il n'y avait aucune autre priorité et qu'à la mairie, on se demandait comment on allait bien pouvoir dépenser l'argent du contribuable bihorellais ? C'est à l'issue d'une réunion sur le sujet, réunion qui les occupa tout un après midi, qu'un fonctionnaire territorial (ou un élu, on ne sait) s'est écrié "et si on changeait de logo ? " . Banco ! s'est aussitôt enthousiasmé notre petit marquis, qui lorsqu'on lui parle "image" et "apparence" devient tout frétillant. 

Je passe sur ce que cela va coûter (changement de la signalétique, marquage des véhicules etc...), budget qui d'ailleurs aurait pu être consacré à meilleur escient comme l'entretien de notre patrimoine, au hasard, Notre Dame des Anges. Mais l'on a les priorités de sa hauteur d'esprit.

Nous savons tous, mes chers Compatriotes, que Bihorel est un modèle de démocratie locale et que la manière dont notre petit marquis la fait vivre à Bihorel force l'admiration et est source d'inspiration pour l'ensemble des communes françaises. 

Aussi, il n'était pas question de choisir le nouveau logo dans le dos des Bihorellais et c'est ainsi qu'une grande consultation est organisée sur le "net" où vous trouverez via la page Facebook ou le compte Instagram de la ville de Bihorel un lien qui vous mènera vers un document google. 

Facebook, Instagram, Google, qui a dit qu'à la mairie, il n'y avait que des élus sclérosés du bulbe et des fonctionnaires ringards les yeux fixés sur la pendule ? Preuve en est que non, à Bihorel, on est "djeuns" ! Et tant pis pour les autres...




Après avoir suivi ces liens, vous débouchez sur un rapide questionnaire et trois propositions de logo. Et c'est là que se trouve la ficelle de cette consultation : c'est un choix fermé, vous ne pouvez émettre aucune remarque mais juste vous prononcer en faveur de telle ou telle proposition et si aucune d'entre elles ne vous sied, vous n'avez plus qu'à passer votre chemin. Faudrait quand même voir à ne pas abuser, mes chers Compatriotes, déjà on vous consulte, vous ne voudriez tout de même pas en plus pouvoir formuler des critiques, même constructives, ou intimer au service communication de revoir sa copie, bande de gueux incultes que vous êtes.

Cette consultation / plébiscite pour un logo porte bien la marque de fabrique de notre petit marquis et illustre parfaitement sa conception de la démocratie locale, une démocratie en trompe l'œil. 


C.Dragasès


ps: la "consultation" sera close le 14 mars










jeudi 10 mars 2022

Poissonnière

 



Je ne sais pas vous, mes chers Compatriotes, mais pour moi Valérie Pécresse ce soir lors du débat face à Eric Zemmour, m'a fait penser à Lelosubmarine, l'épouse du poissonnier dans Astérix. 

Confondant décibel  ("il est pas frais mon poisson ? ") et argument, Madame 20h02, s'est contentée d'haranguer et d'aligner au kilomètre les promesses d'un catalogue destiné aux naïfs à la mémoire de poissons rouges qui ne se souviendraient pas que depuis trente ans, sa famille politique (les centristes qui ne s'assument pas) a collaboré à la ruine du pays, sa déculturation et au grand remplacement du peuple français.

Pour réaliser un grand match de football, il faut deux grandes équipes face à face et il en est de même pour un débat politique. Eric Zemmour, ce soir, était seul. Pécresse dissertait sur l'écume du présent. Eric Zemmour lui eut aimé que l'on parlât des profondeurs de l'Histoire et de ses grands courants marins qui façonnent nos lendemains et les décisions que devançant l'Histoire, prennent les grands visionnaires pour leur nation.

Jean Lasalle a raison, c'est une campagne de merde.

C.Dragasès




L'Heure des Pitres

 




« Dans ce pauvre pays qui n'existe plus, les pires singeries, les impostures les plus farces prennent la valeur de la véritable monnaie – on ne recule plus devant aucun mensonge. Tout fait barrage ! c'est la complète décadence. L'Heure des Pitres. »

Louis-Ferdinand Céline — Lettres de prison.





mardi 8 mars 2022

8 mars, journée de la femme

 


 Trieuses de charbon, presqu'île du village noir, port de Rouen, dans les années 50/60. Qui se souvient d'elles encore aujourd'hui ?






samedi 5 mars 2022

Samedi soir (dans la zone)

 










Méduse blême

 




" Ils pouvaient acheter des journaux comme en se jouant. Ils avaient le pouvoir d'étouffer, d'engloutir. Ils étaient une hydre puante, une méduse blême. Ils avaient des femmes hautaines qui considéraient le pays comme un terrain conquis, peuplé de bonniches et de croquants."


A.D.G, pour venger pépère (1980 / Série Noire -Gallimard)







mardi 1 mars 2022

l'Ukraine, Poutine et nous

 




En 2020 à la même période de l'année, j'écrivais sur ce blog au sujet du Covid " la seule question aujourd'hui qui vaille d'être posée, c'est celle-ci: serons nous encore là pour voir tomber les feuilles que nous regardons éclore aujourd'hui".

Deux ans plus tard je pourrais réécrire mot pour mot la même phrase concernant le conflit ukrainien. Personne ne sait où nous en serons dans quarante huit heures, une semaine, un mois, je n'ose m'aventurer plus loin.

Voilà bien longtemps que les bruits de bottes et celui des chenilles de chars n'ont pas retenti sur le pavé de nos démocraties d'Europe de l'ouest. Pas loin de 80 ans, autant dire une éternité à tel point qu'il ne doit plus rester qu'une poignée de Français pour se souvenir du son des attaques en piqué, de l'obus qui fend l'air, de la rafale qui transperce et de la trouille qui va de paire. C'est si loin tout cela dans la mémoire collective que l'on avait longtemps cru que ces bruits et ces sons s'étaient tus à jamais. Et voilà que l'histoire nous rattrape, donnant définitivement tort à Fukuyama et raison à Samuel Huntington.

Ce qui nous tombe dessus aujourd'hui planait sur nos têtes depuis plusieurs décennies et l'occident a tout fait pour que le phénomène prenne de l'ampleur. En préambule, je précise que je condamne totalement l'agression de l'Ukraine par la Russie et les actes de guerre qui en découlent. Mais l'Occident doit se regarder dans la glace. Depuis la dislocation de l'URSS en 1991, nous avons méprisé, humilié, pillé les ex-républiques socialistes soviétiques et principalement la Russie. L'Occident n'a eu de cesse malgré les engagements initiaux, d'avancer toujours davantage les bases de l'Otan vers les frontières physiques de la Russie, d'y intégrer les ex nations du pacte de Varsovie et les pays qui formaient le "matelas" de protection de la Russie face aux occidentaux. Pendant vingt ans, Poutine a multiplié les appels du pied à l'UE afin de développer des partenariats économique, culturel et même militaire. Pour toute réponse les Européens lui ont claqué la porte au nez en prenant bien soin de lui coincer les doigts dans le chambrant. L'Oncle Sam veillait sur son prè carré. 

Pourtant de nombreuses voix en France se prononçaient pour un rapprochement avec les Russes, arguant qu'une Europe des nations de l'Atlantique à l'Oural, selon l'idée du général De Gaulle, formerait une formidable entité à la mesure des enjeux du 21ème siècle et seule capable de rivaliser face aux mastodontes que sont les Etats Unis d'Amérique et la Chine. 

Depuis des siècles, la France et la Russie ont eu tant d'échanges culturels et linguistiques. La Grande Catherine de Russie fut une fervente lectrice de l'œuvre de Voltaire, Pierre Cubat fut le cuisinier de trois Tsars (Alexandre II, Alexandre III et Nicolas II) tout comme Urbain Dubois fut celui de la maison des Orlov. Ceux qui connaissent l'Histoire se souviendront de l'alliance Franco-Russe conclue en 1892. Enfin, lorsque les Russes "blancs" durent fuir les bolcheviks suite à la révolution d'Octobre, c'est la France qu'ils choisirent pour se réfugier, 80% d'entre eux étant francophones et très attachés à la culture française. Enfin, les Russes pensent que nous avons les mêmes racines judéo-chrétiennes et sont des alliés dans la lutte contre l'état islamique.

Aujourd'hui, je suis effaré par ce que j'entends et par la tournure que prennent les événements. Les va-t'en guerre de salon et nos dirigeants qui ont le nez collé sur la vitre du hublot (ce sont parfois les mêmes) mènent une danse qui pourrait devenir macabre. Aucune distanciation face à l'évènement, aucune mise en perspective historique, des analyses d'écoles de commerce, nos politiques courent comme des poules décapitées derrière l'évènement. Macron se comporte en coq cayen et prend des postures à la Obama comme si nous étions dans la dernière série de Netflix. Von der Layen, la pintade permanentée de la commission, excite le coq Poutine en  prenant des décisions hors de propos qu'aucune légitimité démocratique ne l'autorise à prendre. Le ministre Bruno Le Maire parle de guerre "totale" en matière de sanctions contre la Russie avant de se faire vertement reprendre et ramener la queue entre les pattes par l'ancien président russe Dimitri Medvedev. Mes chers Compatriotes, avec des dirigeants aussi provocateurs qu'inconséquents, si dans les jours ou semaines qui viennent, Vladimir nous transformait en chaleur et en lumière, nous n'en aurions pas le temps mais nous pourrions tous les en remercier.

En Europe, nous avions oublié que, selon l'expression de l'Abbé de Saint Pierre "la paix n'est qu'un état transitoire entre deux guerres" . Gavés de "pain et de cirque", durant plusieurs décennies, nous voilà aujourd'hui dans un état désastreux. Quarante ans de pacifisme bêlant, de désengagements, de consumérisme, de déculturation, de dévirilisation, de destruction des piliers de notre civilisation ont fait qu'en 2022, la "Reine" Europe se retrouve nue et son protecteur "Oncle Sam" dévirilisé lui aussi. Comment un Vladimir Poutine pourrait-il craindre un Joe Bidon (l'idole des bien pensants progressistes) qui a détalé de Kaboul comme un lapin à la vue de trois talibans sur une mobylette ? Il me plait à penser que si Donald Trump était toujours président, Vladimir y aurait regardé en deux fois avant de dégainer.

On peut beaucoup et même sûrement plus encore, reprocher à Poutine, mais lorsqu'il a repris en main la Russie, elle était en lambeaux. Il a eu pour lui, la durée et l'autorité et c'est ainsi qu'il a su et pu redonner sa fierté au peuple russe et sa place à la Russie dans l'ordre mondial. Pendant ce temps là, nos démocraties modernes et libérales, prenaient le chemin inverse. 

Aujourd'hui clairement entre la Russie que nous avons poussé dans ses bras et la Chine, va se constituer un pôle sino-russe avec lequel nous ne pourrons ni rivaliser, ni lutter. Comme l'écrivait Jean Raspail, "ces temps là seront cruels". 

Encore faudra-t-il que le "temps" soit encore de ce monde...


C.Dragasès