"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mercredi 15 novembre 2017

L'édito de Riss dans Charlie Hebdo du 15/11/2017


"si l'islamo-gauchisme avait un nom, il s'appellerait Plenel et si l'honneur de la gauche avait un prénom, on l'appellerait Charlie".

Gilles William Goldnadel







mardi 14 novembre 2017


Fier d’être Français   
(lettre d’un soldat juif à son général)                                                                                                                                                                                                                                                                                  


Le 6 septembre 1917

         Mon Général,

Je me suis permis de demander à passer dans l’infanterie pour des motifs d’ordre personnel. Mon cas est en effet assez différent de celui de la plupart des combattants.
Je fais partie d’une famille israélite, naturalisée française, il y a un siècle à peine. Mes aïeux, en acceptant l’hospitalité de la France, ont contracté envers elle une dette sévère ; j’ai donc un double devoir à accomplir : celui de Français d’abord ; celui de nouveau Français ensuite.  C’est pourquoi je considère que ma place est là où les risques sont les plus nombreux.
Lorsque je me suis engagé, à 17 ans, j’ai demandé à être artilleur sur la prière de mes parents et les conseils de mes amis qui servaient dans l’artillerie. Les «appelés» de la classe 1918 seront sans doute envoyés prochainement aux tranchées. Je désire les y devancer.
Je veux après la guerre, si mon étoile me préserve, avoir la satisfaction d’avoir fait mon devoir, et le maximum de mon devoir. Je veux que personne ne puisse me contester le titre de Français, de vrai et bon Français.
Je veux, si je meurs, que ma famille puisse se réclamer de moi et que jamais qui que ce soit ne puisse lui  reprocher ses origines ou ses parentés étrangères.
J’espère être physiquement capable d’endurer les souffrances du métier de fantassin et vous prie de croire, mon Général, que de toute mon âme et de tout mon cœur je suis décidé à servir la France le plus vaillamment possible.
Veuillez agréer, mon Général, l’assurance de mon profond respect et de mon entier dévouement.
                         


Henry LANGE

Henry Lange  fut tué le 10 septembre 1918 à la tête de sa section. Il avait vingt ans.
Paroles de poilus (lettres et carnets du front 1914-1918)  ed.  Folio 





 

lundi 13 novembre 2017

In memoriam




Victimes du laisser aller de la gauche et de la droite depuis quarante ans, de la démission des élites, du vivre-ensemble, des immigrationnistes, de la bien-pensance, des idiots utiles et des compagnons de route de l'islam, des collabos de l'islamisme, de la "ruguierisation" et la de "plenelisation" des esprits. Victimes du Coran et de l'islam.

Relire et inlassablement, transmettre l'avertissement que dès 2014, nous adressait l’archevêque de Mossoul, Mgr Amel Shimoun Nona.

« Notre souffrance est un prélude à ce que vous-mêmes, chrétiens européens et occidentaux, souffrirez dans un futur proche. S’il-vous-plaît, il faut que vous compreniez. Vos principes libéraux et démocratiques n’ont aucune valeur ici. Vous devez reconsidérer la réalité du Moyen-Orient, car vous accueillez un nombre croissant de musulmans. Vous aussi, vous êtes en danger. Il vous faut prendre des décisions courageuses et dures, y compris en allant à l’encontre de vos principes. Vous croyez que tous les êtres humains sont égaux, mais ce n’est pas une chose certaine. L’Islam ne dit pas que tous les êtres humains sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas cela rapidement, vous tomberez victimes d’un ennemi que vous aurez accueilli dans votre maison. »
Ce texte devrait être enseigné dans toutes les écoles !

Et enfin, s'il est encore temps et il l'est, agir en conséquence. Après les commémorations, doit venir celui des décisions et de l'action. Commençons par interdire le retour de ceux qui ont fait sécession avec la France, en partant faire le "djihad" en Syrie, en Irak et où que ce soit.

CD 





samedi 11 novembre 2017

La guerre n'est jamais finie



Jour d'armistice. "La guerre est finie !" titraient les journaux et saluaient le carillonnement des milliers de cloches de nos églises, en ville comme dans les campagnes. 
Combien de discours de paix plus inspirés que ceux d'aujourd'hui, ont été prononcés dans l'après immédiat du 11 novembre 1918 ?  Qui ne se souvient du célèbre "plus jamais ça" au fameux "la Der des Ders" et pourtant nos grands-pères, enfin ceux qui survécurent à la grande guerre, repartirent vingt ans plus tard pour finir dans la poche de Dunkerque ou bloqués dans l'imprenable ligne Maginot, dans cette improbable débandade d'une armée française dépassée par l'armée du national-socialisme avant qu'à Londres ne se lève un Général qui ne renonçait jamais et qui incarna la France éternelle.
Puis ce fut contre le communisme en Indochine et après encore en Algérie juste avant l'équilibre de la terreur nucléaire qui nous protégea du socialisme soviétique. Aujourd'hui, nos soldats livrent un combat sans merci contre l'Islam conquérant qui vient au quotidien jusque dans nos campagnes, égorger nos filles et nos compagnes.
Ce matin, lors de la messe pour les morts pour la France en l'église Notre Dame des Anges à Bihorel, dans son excellente homélie, le père François Xavier Henry nous a rappelé que nous étions des héritiers, les héritiers de nos pères, de leur histoire et de cette terre au sens "Patria". Cet héritage nous devons le faire fructifier bien sûr, nous a-t-il dit, mais surtout, en évoquant Bihorel, la France et nos valeurs, faire en sorte qu'il y ait encore un héritage à transmettre dans vingt ou quarante ans. Comme moi, il n'était pas persuadé qu'il en sera ainsi...

Non, la guerre n'est pas finie et nous devons la poursuivre pour que vivent l'identité et l'âme française,  au nom du courage de tous les poilus et des soldats morts pour elles à travers les siècles jusqu'à nos jours. "La vida es lucha, y la paz solo un accidente" disait Franco. La vie est une lutte et la paix juste un accident. Cette fois, le Caudillo avait raison. Inlassablement, qu'ils soient de l'intérieur ou de l'extérieur, les ennemis de la France tentèrent et tenteront de la détruire pour ce qu'elle incarne. 

La guerre ne sera jamais finie.

CD  




 

mercredi 8 novembre 2017

Ni le jour, ni l'heure

CHU de Rouen, chambre 4352, janvier 2017

C'est parfois au bout de la nuit que votre vie ralentit car la mort cherche à vous attraper. Déjà, ce corps qui semble ne plus être tout à fait à vous, cette jambe, ce bras qui ne répondent plus, cette joue engourdie et cet œil gauche qui invente ses propres images.
Bientôt vous voilà dans un véhicule dont vous n'êtes pas le conducteur. Vous êtes allongé dans le sens inverse de la marche et vous observez, l'esprit déjà ailleurs, ce paysage connu mais juste entrevu aux travers des petites fenêtres et qui dans la nuit à intervalles réguliers, s'éclaire de bleu. Puis ce sont les néons d'un couloir qui défilent au dessus de vous. Vous les percevez mal, tout alentour prend des allures de kaléidoscope.
Vous entendez des bruits, on s'agite autour de vous, cela semble lointain et imprécis. Vous devriez être en panique mais bien au contraire, une extraordinaire douceur vous enveloppe et une grande sérénité habite votre âme. Ce que vous étiez, voici encore quelques heures n'existe plus. Vous êtes prêt. Vous attendez que quelque chose vienne vous chercher. Des anges peut-être ? Ou bien alors le vide ? Je ne me suis pas posé la question, confiant en la réponse...
Quelques heures passent et vous vous réveillez entouré d'êtres aimés qui vous veillent. Vous êtes resté dans l'anti-chambre, vous n'avez pas franchi la porte, la mort vous a accordé un répit, les prières de ceux qui vous aiment peut-être ?

Ce n'était ni le jour, ni l'heure (*), mais dorénavant vous savez à quoi ressemblera la dernière.

CD


(*) Mathieu 25 : 13




dimanche 29 octobre 2017

La Grande librairie du 26 octobre 2017


 Ce fut l'un de ces moments rares que parfois, la télévision nous offre. Fabrice Lucchini, Alain Finkielkraut et l'adagio de la sonate en mi-majeur de J.S.Bach pour terminer. Tous ces textes lus, cités avec tant d'exactitude dans leurs vérités. J'en eus parfois, d'émotion, les larmes aux yeux.
Puis j'ai pensé à ma petite fille et je me suis demandé si dans vingt ou trente ans, il se trouverait encore des personnages comme Lucchini ou Finkielkraut pour lui parler avec autant d'intelligence et d'érudition de Péguy, de La Fontaine, de Muray, de Céline, de Flaubert et de tous ceux qui furent évoqués ce soir là. 
Je n'ai pas trouvé de réponse et de là naquit une crainte qui me plongea dans une profonde tristesse.

Pour revoir la Grande Librairie du 26 octobre 2017, cliquez ici   La-Grande-Librairie




samedi 28 octobre 2017

Samedi soir




"c'est dur d'être aussi feignant, quand on aime tant l'argent"

c'était en 1979....



 

vendredi 27 octobre 2017

Eloge de la virilité / Natacha Polony




 “Ces lignes, messieurs, vous sont donc dédiées. Elles sont un hommage à tout ce que peut être un homme. Elles sont un hommage à la virilité, cette qualité tant décriée, et qui n’est rien d’autre que la confiance qu’un homme peut avoir dans son appartenance à son sexe. Une sorte de certitude rassurante car sereine. Et si rien n’est plus difficile à définir que cette appartenance, que chacun développe à son gré, elle est le miroir dans lequel les femmes se contemplent avec volupté. La virilité est une forme de confiance, de force tranquille ; ce qui signifie que l’époque actuelle, dans sa volonté de criminaliser toute résurgence du patriarcat honni, a rompu le charme et fait des hommes des êtres en doute perpétuel.

    Pas question pour autant de regretter le temps où « être un homme » semblait avoir un sens immédiat qu’il n’était même pas nécessaire d’interroger. Car la notion n’était pas moins problématique. Elle relevait, non de la confiance, mais de l’injonction. Considérons l’actuelle remise en cause comme une occasion de dissiper le vieux malentendu : vous n’êtes pas, messieurs, d’affreuses brutes épaisses qu’il faut réprimer ou contrôler. La violence n’est pas une fatalité masculine. Et en vous construisant face aux femmes, vous apprendrez peut-être que votre grandeur est d’investir votre force et votre audace dans la défense et le respect de l’autre, de la femme ; et non dans la peur et le rejet, ou bien au contraire dans l’indifférenciation.

    J’ai moi-même choisi, je le confesse, de vivre avec un spécimen en voie de disparition, un de ces authentiques machos que la modernité féministe voue aux gémonies et condamne aux oubliettes de l’histoire. Un être qui ne repasse pas ses chemises, qui paie l’addition au restaurant et propose de m’accompagner dès que je fais un pas dehors, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose. Un être qui pique des colères noires et veut toujours avoir raison, et qui fait tout à ma place parce qu’il estime que, par principe, il le fait mieux que moi. Un homme, dans toute son horreur. Un homme, sensuel et râleur, si différent de ce que je peux être et si proche de ce en quoi je crois. Un homme dans le regard duquel je lis que je suis une femme.

    Je l’avoue, j’aime l’altérité. J’aime cette différence essentielle qui fait que lui et moi sommes humains sans être semblables. J’aime ces jeux de domination qui nous font nous provoquer et nous affronter, chacun cédant tour à tour devant l’autre, chacun confrontant ce qu’il est à l’inconnu de l’autre. J’aime enfin découvrir à travers notre altérité ce qui nous unit et nous rend l’un à l’autre indispensables. Rien n’est plus destructeur du désir que l’abolition des frontières, le lissage minutieux des aspérités au nom de notre incapacité millénaire à penser la dualité.

    Messieurs, ne soyez pas dupes des injonctions contradictoires des femmes. Elles vous parlent d’égalité, de partage des tâches, elles se veulent libres et indépendantes. Et c’est en effet ce dont elles ont besoin. Comme elles ont besoin de cette figure rassurante de l’homme protecteur, autoritaire, assumant ses devoirs et symbolisant la loi ; l’homme qu’on vous a sommés de ne plus être. Ne soyez pas dupes des discours ambiants qui vous intiment l’ordre de vous renier au nom du métissage du féminin et du masculin dont on veut vous faire croire qu’il constitue le stade ultime de l’humanité, comme la seule chance d’abolition des souffrances de tant de femmes. Il n’est sans doute pas de pire ennui pour une femme que de se trouver face à cet homme insipide et morne qui a si bien appris sa leçon de féminisme et demande respectueusement l’autorisation pour tenter quelque trace de séduction , cet homme un peu ridicule qui use de crèmes antirides et d’autobronzant, cet homme pathétique qui n’éprouve pas le besoin de se lever pour une femme enceinte ou d’offrir sa veste à une belle en robe légère. Car quel geste plus beau que cet enveloppement tendre et puissant de celui qui dépose sur des épaules un peu de chaleur et de protection ?

    Et j’adresse ces lignes à mon fils, aujourd’hui si petit, à peine sorti du statut de l’ange, comme un message d’amour et d’espoir. Puisse-t-il à son tour être fier d’être un homme. Un homme, c’est-à-dire un être imprégné des valeurs chevaleresques qui ont fondé la civilisation occidentale. Un homme, c’est-à-dire un être jouant à être le plus fort pour mieux servir, pour mieux protéger, car telle est la vraie grandeur (que les femmes devraient également cultiver), celle qui consiste à ne jamais abuser de son pouvoir. Un homme, sûr de ce qu’il veut être et se promenant dans les modèles anciens et les grandes figures. Même s’il garde à l’esprit que tout cela n’est qu’une fiction, et qu’il ne doit pas être prisonnier des codes mais se les approprier, pour mieux parfois les renverser.

    Puisse-t-il apprendre à regarder les femmes dans leur complexité, leurs contradictions et leurs incertitudes. Puisse-t-il les aimer fières et fragiles, pudiques et passionnées, telles qu’elles seraient si notre triste époque ne leur enseignait l’infantile niaiserie qui les empoisonne, et que les bons génies du marketing tentent à tout prix d’inoculer aux hommes”

  Extrait de L’homme est l’avenir de la femme. Natacha Polony.  2008, p. 244-247





Nouveau monde







mardi 24 octobre 2017




“Où est-elle donc passée, cette plaisante culture de l'art de vivre ? Cette vie semblable à un long fleuve tranquille [ …], ce vin rouge, ces miches de pain blanc floconneux et ces savoureux ragoûts de la cuisine du nord de la France, où sont-ils donc passés ? Ces réunions vespérales du maire, du curé et des autres notables ? Cette existence fondée sur une acceptation joyeuse de la vie ?

Disparus ! Disparus, et peut-être à jamais.”

Ernst Jünger