"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

samedi 20 février 2016

Verdun


On ne pouvait pas dire ce qu'était cette guerre, qui était beaucoup plus que les morts, les blessures, les cris, la peur et la souffrance. Elle était un climat sombre, une contrée sinistre, une force qui de l'homme absorbait toute joie et lui versait à la place, droit au cœur, le lent poison du désespoir. Personne ne pouvait comprendre, sauf ceux qui était là...

La mort dans la forêt / Michel Bernard

samedi 13 février 2016

Dindons à la farce Houbron



Avec Bihorel, on est jamais bien éloigné de Flaubert. On a beau essayer de suivre les conseils de l'illustre auteur, de s'isoler dans sa tour d'ivoire mais rien n'y fait. Inexorablement, vous êtes toujours rattrapés par les glougloutements des dindons car oui mes chers Compatriotes, le dindon "gougloute".

La création d'une nouvelle taxe par la municipalité a suscité un vif émoi parmi les membres du comité de la fête pour tous, de notre belle et dynamique commune. Dans les faits, un euro sera désormais  ponctionné sur le prix de chaque mètre linéaire loué lors des foires à tout, euro qui tombera dans l'escarcelle de la municipalité et comble de la discourtoisie, la nouvelle est parvenue par voie de presse aux oreilles du comité qui de ce fait est tout révolutionné.
Bon, pas de quoi tout de même faire sortir avec leurs fourches, les Bihorellais place de l'église pour réclamer la tête du freluquet. Non, mais ce qui devient amusant, c'est le traitement de l'affaire par notre maire à tous, relaté par ce qui sert de presse locale:
"Présent à l’assemblée générale, le maire Pascal Houbron a fait son mea culpa. « Je comprends votre colère et votre amertume, s’est-il justifié. Je vous dois des excuses. Le dossier de cette taxe appliquée à l’occasion des foires à tout est passé sans que j’aie pu l’intercepter. L’administration a été plus vite que moi.".

C'est pas moi, c'est eux, essaie-t-il de se disculper à la manière d'un ministre qui dans un dossier balance la faute sur la commission de Bruxelles.  "L’administration a été plus vite que moi.". Fichtre, c'est bien la première fois que je vois reprocher à l'administration d'être trop rapide, à moins que ce ne soit le maire qui soit trop lent...

" C’était la période des élections régionales, où j’étais candidat." poursuit notre maire pour tous. Voilà bien le drame, à vouloir cumuler les indemnités, euh pardon, les mandats et bien on finit par ne plus être au courant des dossiers de la commune dont on est le maire...

"Je m’engage à présenter en conseil municipal une nouvelle délibération sur ce point. Le montant d’un euro par mètre linéaire pourra être revu." a promis l'idole des berniques. Notez bien, mes chers Compatriotes qu'il a dit "revu" et non pas "supprimé".

" La baisse des dotations de l’État nous oblige à rechercher des économies dans tous les domaines." Lorsque ce n'est pas la faute de l'administration, c'est celle de "l’État" bien évidemment mais surtout mes chers Compatriotes, en l’occurrence, vous aurez relevé comme moi qu'il ne s'agit pas d'une "recherche d'économie" mais bien de la création d'une nouvelle taxe locale, autrement dit d'une augmentation de la fiscalité communale.
Eh oui,  une nouvelle taxe, encore une, devrais-je écrire, venant d'une municipalité centriste pourtant si prompte à dénoncer le racket fiscal socialiste mais qui ne se gêne guère en la matière.

Enfin, je conclurai par un petit détail amusant. Dans notre comité bihorellais de la fête pour tous, se trouve Maryse Chaillet, conseillère municipale qui apparemment n'était pas au courant, elle non plus, de la nouvelle taxe, puisqu'elle n'en a pas pipé mot à ses petits camarades. Croquignolet, n'est-ce pas (?), lorsque l'on sait que Maryse Chaillet est conseillère municipale déléguée à...la communication. Elle n'était pourtant candidate à rien, elle. Sans doute débordée par la gestion des nombreuses manifestations qui chaque semaine animent Bihorel.
C'est dire si ça communique bien au sein de la mairie et si la communication de notre commune est entre de bonnes mains...
CD

L'article la-nouvelle-taxe-pour-la-foire-a-tout-du-comite-des-fetes-provoque-la-colere-de-ses-membres-a-bihorel


mercredi 10 février 2016

Carême 2016


"Convertissez- vous et croyez à l’Évangile"

Bon Carême à vous tous, mes chers Compatriotes et prenez le temps de la réflexion durant ces 40 jours
CD

lundi 8 février 2016

Toujours plus bas avec Hollande


No borders saccageurs et tagueurs impunis. Général patriote placé en garde à vue. Ainsi en va-t-il en Hollandie.

« En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin » disait Sébastien Chamfort

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dimanche 31 janvier 2016

Le discours d'Alain Finkielkraut à l'Académie française


Mesdames, Messieurs de l'Académie,

En manière de préface au récit débridé que lui a inspiré le tableau d'Henri Rousseau La Carriole du père Juniet, Félicien Marceau relate le dialogue suivant:

-La carriole du père Bztornski? dit le directeur de la galerie. Qu'est-ce que ça veut dire?

-C'est le titre de mon tableau, rétorqua le douanier Rousseau.

Le directeur plissa son nez, qu'il avait fort grand, et agita son index, qu'il avait fort long.

-Mon pauvre ami, avec ce titre-là, vous ne le vendrez jamais, votre tableau.

-Tiens! Pourquoi? dit Rousseau qui, de son passage dans l'administration de l'octroi, avait gardé le goût d'aller au fond des choses.

-Bztornski! reprit le directeur avec force. C'est un nom à éternuer, ça. Mon cher monsieur, retenez bien ceci: un client qui éternue, c'est un client qui n'achète pas.

Et, rêveusement, il énonça:

-Ce doit être une loi de la nature.

-Alors, qu'est-ce qu'on fait? dit Rousseau.

-Mettez Juniet et n'en parlons plus, dit le directeur. C'est le nom d'un de mes cousins. Un négociant. Très honorablement connu dans tout le Gâtinais, ajouta-t-il après un temps et sans doute pour balayer les dernières réticences du peintre.

Telle est la scène qui, s'il faut en croire le célèbre historien d'art Arthème Faveau-Lenclume, se serait déroulée, par une belle journée d'octobre 1908, dans une modeste galerie de la rue des Saints-Pères.

Nous sommes en janvier 2016. Et un nom cacophonique, un nom dissuasif, un nom invendable, un nom tout hérissé de consonnes rébarbatives, comme Bztornski ou mieux encore, comme Karfunkelstein, le patronyme dont l'extrême droite avait affublé Léon Blum pour faire peur aux bons Français, un nom à éternuer en somme, et même, osons le dire, un nom à coucher dehors, est reçu aujourd'hui sous la coupole de l'institution fondée, il y aura bientôt quatre siècles, par le cardinal de Richelieu.

Né quelque dix ans seulement après cette diatribe du futur académicien Pierre Gaxotte contre le chef du gouvernement de Front populaire: «Comme il nous hait! Il nous en veut de tout et de rien, de notre ciel qui est bleu, de notre air qui est caressant, il en veut au paysan de marcher en sabots sur la terre française et de ne pas avoir eu d'ancêtres chameliers, errant dans le désert syriaque avec ses copains de Palestine», l'héritier de ce nom n'en revient pas. Il éprouve, en cet instant solennel, un sentiment mêlé de stupeur, de joie et de gratitude. S'appeler Finkielkraut et être accueilli parmi vous au son du tambour, c'est à n'y pas croire.

Ce nom d'ailleurs, je ne l'ai pas toujours porté au complet. Pour simplifier la vie des professeurs, pour ne pas affoler le personnel administratif, et pour éviter à mes condisciples la tentation d'une plaisanterie facile sur la dernière syllabe, mes parents ont obtenu qu'à l'école ou au lycée je me fasse appeler Fink ou Finck. Je suis revenu à Finkielkraut quand ma carriole a quitté la classe, parce que je croyais pouvoir compter alors sur la maturité de mes interlocuteurs et que nous ne sommes plus en 1908: comme ceux de l'affiche rouge, à prononcer mon nom est difficile. Après les années noires, l'honneur m'imposait de ne pas m'en défaire.

Et en ce jour, c'est aux miens que je pense. À mes grands-parents, que, comme la plupart des Juifs ashkénazes nés dans le baby-boom de l'après-guerre, je n'ai pas connus. À ce grand-père maternel qui, avec sa femme, dirigeait une entreprise de bois à Lvov, alors ville polonaise, mais qui, je l'ai appris tardivement, préférait l'étude et la fréquentation des livres sacrés. À mes parents bien sûr, qui ne sont pas là pour connaître ce bonheur: l'entrée de leur fils à l'Académie française alors que le mérite leur en revient. Non qu'ils aient éprouvé à l'égard de la France une affection sans mélange. C'est de France, et avec la complicité de l'État français, que mon père a été déporté, c'est de Beaune-la-Rolande, le 28 juin 1942, que son convoi est parti pour Auschwitz-Birkenau. Le franco-judaïsme alors a volé en éclats, les Juifs qui avaient cru reconnaître dans l'émancipation une nouvelle sortie d'Égypte, ont compris qu'ils ne pouvaient pas fuir leur condition. Pour le dire avec les mots d'Emmanuel Levinas, la radicalité de l'antisémitisme hitlérien a rappelé aux Juifs «l'irrémissibilité de leur être». La judéité n'était plus soluble dans la francité et mes parents auraient été désolés de me voir m'assimiler à la nation en lui sacrifiant mon identité juive même si cette identité ne se traduisait plus, pour eux ni donc pour moi, par les gestes rituels de la tradition. 

Ce qu'ils voulaient ardemment néanmoins, c'est que j'assimile la langue, la littérature, la culture française. Et ils pouvaient, à l'époque, compter sur l'école. Ils vouaient à l'enfant unique que j'étais un amour inconditionnel mais ils ne lui ont pas vraiment laissé d'autre choix que d'être studieux et de ramener de bons bulletins. J'ai donc appris à honorer ma langue maternelle qui n'était pas la langue de ma mère (la sienne, le polonais, elle s'est bien gardée de me l'enseigner, pour que s'exerce en moi, sans partage et sans encombre, le règne du vernaculaire). J'ai appris aussi à connaître et à aimer nos classiques. Pour autant, le fait d'être français ne représentait rien de spécial à mes yeux. Comme la plupart des gens de mon âge, j'étais spontanément cosmopolite. Le monde où j'évoluais était peuplé de concepts politiques et, l'universel me tenant lieu de patrie, je tenais les lieux pour quantité négligeable. L'Histoire dont je m'entichais me faisait oublier la géographie. Comme Vladimir Jankélévitch, je me sentais libre «à l'égard des étroitesses terriennes et ancestrales». La France s'est rappelée à mon bon souvenir quand, devenue société post-nationale, post-littéraire et post-culturelle, elle a semblé glisser doucement dans l'oubli d'elle-même. Devant ce processus inexorable, j'ai été étreint, à ma grande surprise, par ce que Simone Weil appelle dans L'Enracinement le «patriotisme de compassion», non pas donc l'amour de la grandeur ou la fierté du pacte séculaire que la France aurait noué avec la liberté du monde, mais la tendresse pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable. J'ai découvert que j'aimais la France le jour où j'ai pris conscience qu'elle aussi était mortelle, et que son «après» n'avait rien d'attrayant.

Cet amour, j'ai essayé de l'exprimer dans plusieurs de mes livres et dans des interventions récentes. Cela me vaut d'être traité de passéiste, de réactionnaire, voire pire, et même le pire par ceux qui, débusquant sans relâche nos vieux démons, en viennent à criminaliser la nostalgie, et ne font plus guère de différence entre Pétain et de Gaulle, ou entre Pierre Gaxotte et Simone Weil. Le nationalisme, voilà l'ennemi: telle est la leçon que le nouvel esprit du temps a tirée de l'histoire, et me voici, pour ma part, accusé d'avoir trahi mon glorieux patronyme diasporique en rejoignant les rangs des gardes-frontières et des chantres de l'autochtonie. Mais tout se paie: ma trahison, murmure maintenant la rumeur, trouve à la fois son apothéose et son châtiment dans mon élection au fauteuil de Félicien Marceau. De cet auteur prolifique, Le Monde disait, en guise d'éloge funèbre, qu'il est mort oublié le mercredi 7 mars 2012, à l'âge de 98 ans. Et la bonne presse, en effet, ne retient de lui que cette épitaphe: «Félicien Marceau, un ancien collaborateur devenu académicien».

Un défenseur exalté de l'identité nationale, oublieux de ses origines vagabondes et astreint à faire l'éloge d'un collabo: il n'y a pas de hasard, pensent nos vigilants, et ils se frottent les mains, ils se lèchent les babines, ils se régalent à l'avance de cet édifiant spectacle. Les moins mal intentionnés eux-mêmes m'attendent au tournant et j'aggraverais mon cas si je décevais maintenant leur attente.



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mercredi 27 janvier 2016

C'est pas trop tôt !



Est-il vraiment nécessaire de préciser de qui il s'agit ?

Pot de départ organisé par la manif pour tous ce mercredi à 19h30 place Vendôme.

 

mardi 26 janvier 2016

Conseil Municipal

centriste en rogne   

Très offensif depuis le début de l'année, notre  maire et conseiller régional pour tous twittait le 14 janvier dernier: "Bon, j'écris mon discours des Vœux aux associations et corps constitués pour demain soir : un discours de vérité qui devrait faire réagir !". 
Grosso modo, il s’agissait d'un plaidoyer pour la fusion de communes au sein de la métropole et d'un appel aux finances de celle-ci pour la piscine de Bihorel. 
Un centriste qui se fiche en rogne, ça file les jetons, non ?

Conseil municipal le jeudi 28 janvier à 19h, lieu habituel. 
A noter qu'il sera de nouveau question de la caution de la commune concernant la "magnifique" résidence en cours de finition, rue Eugène Lecoq, caution avec nos impôts d'un montant s’élevant à près de deux millions d'euros !
CD
Documents:

PV du CM du 16 décembre 2015
Convocation et ordre du jour



Grèves



Ah ! En ce temps là, on savait négocier et mettre fin à une grève. Dommage, Bernard Blier ne sera jamais ministre de la fonction publique...
CD