"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

dimanche 18 janvier 2015

Chers djihadistes (Philippe Muray, 2002)



    Chers djihadistes, 

Chevauchant vos éléphants de fer et de feu, vous êtes entrés avec fureur dans notre magasin de porcelaine. Mais c'est un magasin de porcelaine dont les propriétaires, de longue date, ont entrepris de réduire en miettes tout ce qui s'y trouvait entassé. Ils ne peuvent même survivre que par là. 
Vous les avez perturbés. Vous êtes les premiers démolisseurs à s'attaquer à des destructeurs ; les premiers Barbares à s'en prendre à des Vandales ; les premiers incendiaires en concurrence avec des pyromanes. Cette situation est originale. Mais, à la différence des nôtres, vos démolitions s'effectuent en toute illégalité et s'attirent un blâme quasi unanime. Tandis que c'est dans l'enthousiasme général que nous mettons au point nos tortueuses innovations, et que nous nous débarrassons des derniers fondements de notre ancienne civilisation. 
C'est pourquoi, chers djihadistes, nous triompherons de vous. Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts. 

Philippe Muray (2002)

mardi 13 janvier 2015

Le bal des jean-foutre

C’était au temps de la parution des caricatures. Il n’est pas inutile de rappeler ce que Guy Bedos, une des égéries de la gauche bien pensante et "anti raciste", disait de Charlie Hebdo.



Les professionnels de l’indignation depuis l’attentat de mercredi dernier rivalisent de "jean foutrie". C’est à qui aura l’air le plus affecté parmi ces faux culs (Bedos, Ribes etc…) qui voudraient que l’on oubliât que bon nombre d’entre eux condamnèrent Charlie Hebdo lors de la parution des caricatures en 2012. Pour eux, elles étaient racistes et "stigmatisantes".
Rappelons nous l’attitude du gouvernement socialiste à cette époque en la personne de Jean Marc Ayrault qui plutôt que de réaffirmer ces principes fondamentaux de la démocratie et de la république, que sont la liberté d'expression et le droit au blasphème, préféra rappeler que ces derniers "s'exerçaient sous le contrôle des tribunaux", invitant ainsi les islamistes à porter plainte contre l'hebdomadaire satirique.(1)
Rappelons que Charb dut se fendre d’une tribune dans les colonnes du journal le Monde pour expliquer que non, l’hebdo satirique n’était pas devenu raciste en critiquant et en caricaturant l’islam.
Jeannette Bougrab compagne de Charb a raison lorsqu’elle déclare au sujet de l'attentat contre l’hebdomadaire « les coupables ce sont ceux qui ont traité Charlie Hebdo d’islamophobe ». Les plus fieffés d'entre eux (2) dont le représentant de l'anti-France Edwy Plenel, accusent aujourd'hui Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Renaud Camus, Marine Le Pen d'avoir créé le climat propice à ces attentats. Ce sont les pyromanes qui accusent les pompiers. Les accusateurs sont le parti de la "soumission", de "Fraternité Musulmane". (3)

Comme à son habitude la gauche a la mémoire courte et sélective. Aujourd’hui elle encense Charlie Hebdo alors qu’elle le vouait hier encore aux gémonies. Beaucoup de ces « je suis Charlie » dégoulinent de récupération notamment au PS et dans les officines anti-rascites subventionnées par l’état qui délivrent ou non les brevets de respectabilité, donnant ainsi leur onction à ceux qu'ils estimèrent dignes de manifester dimanche, écartant par la même un quart de la communauté nationale. Curieuse façon de défendre la liberté d’expression et de rendre hommage à ceux qui sont morts pour l’avoir utilisée ou devrais-je dire, idéalisée.

Ces Jean Moulin de fête foraine, les Plenel, Ribes, Bedos, Sopo et compagnie feraient bien de se souvenir que pendant que le parlement issu du Front Populaire votait les pleins pouvoir à Pétain, déjà à Londres, des membres des Croix de feu, de la Cagoule et de l’Action Française avaient rejoint la France libre du Général de Gaulle.
Aujourd’hui, mes chers Compatriotes, dire, écrire que les soi-disant islamophobes, Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Renaud Camus, Marine Le Pen  seraient responsables de l’islamisme, c’est implicitement énoncer que Charlie Hebdo qui fut qualifié comme tel par une certaine gauche, est responsable de ce qui s’est produit la semaine passée et qu’il n’a fait que recevoir les foudres qu’il s’était attirées.
CD

(1) lire Le pantalon sur les chaussures  
(2) voir Libération du 8/01 "Sale gueule" 
(3) lire le dernier roman de Houellebecq  

La France d'hier et d'aujourd'hui / Finkielkraut/ Zemmour/ Duhamel

Finkielkraut sur les attentats de Charlie Hebdo et Hypercacher

lundi 12 janvier 2015

Combien à Bihorel ?


Nous savons tous que le maire n'est pas un fervent défenseur de la liberté d'expression, il nous l'a maintes fois prouvé ces dernières années. Mais je trouve absolument honteux et scandaleux alors que partout en France se sont tenues des manifestations pour réaffirmer l'attachement des Français à cette liberté fondamentale et rendre hommage aux 17 victimes des attentats de la semaine passée, rien n'ait été organisé sur le territoire de notre commune.
Décidément à Bihorel, les valeurs de la république sont traitées par dessus la jambe.
CD

samedi 10 janvier 2015

L'esprit Charlie


Rassemblement ce jour à 15 H, place de l’hôtel de ville.

Si je vois la moindre banderole d'un parti politique, d'un syndicat ou d'une association type "sos-racisme", je rentre chez moi.
CD

jeudi 8 janvier 2015

Jour de deuil national


Lors de cette journée de deuil national, méditons ensemble, mes chers Compatriotes, cet avertissement (passé quasiment inaperçu) que lançait en août dernier aux occidentaux l'Archevêque de Mossoul, Mgr Amel Shimoun Nona, dans un entretien accordé au journal italien Corriere de la Sera (1).

« Notre souffrance est un prélude à ce que vous-mêmes, chrétiens européens et occidentaux, souffrirez dans un futur proche », a crié l’archevêque à ses frères chrétiens d’Occident. « S’il-vous-plaît, il faut que vous compreniez. Vos principes libéraux et démocratiques n’ont aucune valeur ici. Vous devez reconsidérer la réalité du Moyen-Orient, car vous accueillez un nombre croissant de musulmans. Vous aussi, vous êtes en danger. Il vous faut prendre des décisions courageuses et dures, y compris en allant à l’encontre de vos principes. Vous croyez que tous les êtres humains sont égaux, mais ce n’est pas une chose certaine. L’Islam ne dit pas que tous les êtres humains sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas cela rapidement, vous tomberez victimes d’un ennemi que vous aurez accueilli dans votre maison. ».

Depuis hier, j'entends beaucoup de phrases commencées par "il n'y a pas de mot pour...". Et bien si, mais ces mots là ne se trouveront pas dans le politiquement correct. Dans les jours qui viennent, il sera temps de les prononcer. Aujourd'hui, laissons la place au recueillement en souvenir de ceux qui sont morts hier, au champ d'honneur en défendant nos libertés, non pas un fusil à la main mais en portant selon l'expression d'Albert Londres "la plume dans la plaie" (2).

CD

(1) même Jean Luc Méchancon, lecteur assidu de la presse italienne (cf affaire Zemmour), est passé à coté.
(2) sans oublier les policiers morts à leurs cotés

mercredi 7 janvier 2015

Sidération...

Dessin de Charb, dans le dernier numéro de Charlie
 Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Bernard Maris et huit autres personnes assassinées dans un attentat terroriste au siège de Charlie Hebdo. "Bal tragique chez Charlie Hebdo, 12 morts", le professeur Choron n'aurait pas renié ce titre mais je ne suis pas Choron et je n'ai pas l'envie devant tant d'horreur et de barbarie d'être dans cet état d'esprit...Pour l'instant, c'est la sidération.

Dessin de Cabu en "une" de Charlie Hebdo en 2007/2008


Finkielkraut sur "Soumission" de Houellebecq



Au moment où l'on entend tout et surtout n'importe quoi au sujet du nouveau roman de Houellebecq "Soumission" (réécouter à ce sujet l'analyse "psychanalytique" que François Bayrou en a fait ce matin sur France Culture), il m'est apparu important de diffuser l'avis, comme toujours éclairé, de l'académicien Alain Finkielkraut sur ce livre.  
CD

dimanche 4 janvier 2015

Tags dans le vieux Bihorel: l'oeuvre d'un "déséquilibré" ?


vieux Bihorel, janvier 2015

Non, mes chers Compatriotes, la photographie ci dessus n'a pas été prise ce jour par votre serviteur dans les quartiers nord de Marseille, ni en Seine Saint Denis mais bien à l'encoignure des rues Joseph Roy et Jules Michelet, autant dire dans le vieux Bihorel. Il s'agit là des murs d'un immeuble tranquille aux occupants sans histoire.
Le tag peut parfois être une expression "artistique" ou encore servir d'identification en vue de cambriolages futurs mais le plus souvent sa signification est tout autre. Le tag est un message clair à l'attention d'ethnies ou de bandes rivales,signifiant qu'ici, les auteurs du tag sont "chez eux" et que le quartier est devenu leur chasse gardée.
Sans doute dans le cas présent, s'agit-il d'une première approche, d'un coup pour voir et tester les réactions mais force est de constater que c'est un coin dans la tranquillité et la sécurité des habitants du vieux Bihorel qui vient d'être enfoncé.
Le maire est le premier responsable de la sécurité de ses administrés mais le parti politique auquel il appartient (l'UDI, sorte de parti bobo-centriste mou) ne brille pas dans ses discours par la fermeté vis à vis des délinquants. Les bobo-centristes seraient plutôt des adeptes de "l'excuse".
L'exemple de Bihorel est d'ailleurs tout à fait révélateur. Avant la fusion, la police municipale ne comptait pas moins de six membres. Elle est aujourd'hui réduite à deux agents pour neuf milles habitants et les trois quartiers de notre commune. Est-il besoin de poursuivre plus en avant la démonstration, si ce n'est en rappelant que c'est le maire actuel qui a laissé filer le poste de police nationale situé jadis rue de Verdun, vers la commune de Bois Guillaume.
On voit bien là, que la sécurité des Bihorellais est le cadet des soucis du maire qui soit, au sujet des tags, ne pipera pas mot ou se contentera tout au plus d'une vague déclaration qui restera sans lendemain comme il en est coutumier.
Si rien n'est fait, mes chers Compatriotes, sous peu ce seront les poubelles de cet immeuble qui seront un jour incendiées, puis d'autres tags fleuriront sur d'autres murs et plus rien ne pourra stopper à Bihorel, le processus qui a déjà modifié l'aspect et l'âme de tant de quartiers de nombreuses villes de France.
Mais dans toute chose, se trouve toujours une part de positif. Les bobos et les belles âmes de tous poils du vieux Bihorel, pourront enfin jouir des bienfaits du "vivre-ensemble" qu'ils chérissent tant !
CD

samedi 3 janvier 2015

2015


« Le politiquement correct est la langue artificielle de gens qui tremblent à l’idée de ce qui pourrait arriver s’ils arrêtaient de se mentir. ». Pierre Manent

Mes chers Compatriotes, je vous adresse mes meilleurs voeux pour 2015.