Constantin Dragasès
Le blog d'un contemporain du crépuscule - Membre de l'Internationale Réactionnaire
"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"
Louis Ferdinand Céline
Louis Ferdinand Céline
jeudi 24 décembre 2009
dimanche 20 décembre 2009
La patrie trahie par la République
Texte paru dans le Figaro du 17 juin 2004 Débats & Opinions
«Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?» Une série du «Figaro»
La patrie trahie par la République
PAR JEAN RASPAIL*
J'ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d'un colis piégé. Difficile de l'aborder de front sans qu'il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C'est pourtant l'interrogation capitale. J'ai hésité. D'autant plus qu'en 1973, en publiant Le Camp des saints, j'ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.
Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu'«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d'une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).
La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l'ONU (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des «gouvernances» et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme...
Sans compter que les «Français de souche», matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de «l'accueil à l'autre», du «partage» cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites «antiracistes», conditionnés dès la petite enfance au «métissage» culturel et comportemental, aux impératifs de la «France plurielle» et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule «citoyen» du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.
Face aux différentes «communautés» qu'on voit se former dès aujourd'hui sur les ruines de l'intégration (ou plutôt sur son inversion progressive: c'est nous qu'on intègre à «l'autre», à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s'agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d'une communauté de la pérennité française. Celle-ci s'appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.
Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l'autre. Quelque chose comme l'élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d'une espèce à jamais disparue qui s'appelait l'espèce française et n'annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.
Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu'en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c'est que les derniers isolats résistent jusqu'à s'engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l'espagnole mais s'inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n'est pas moi qui m'en chargerai, j'ai déjà donné. Son auteur n'est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j'en suis sûr...
Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c'est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d'hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n'ose dire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France (évitons le qualificatif d'éternelle qui révulse les belles consciences) sur l'autel de l'humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces «intelligents» qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l'organisme encore sain de la nation française.
Même si je peux, à la limite, les créditer d'une part de sincérité, il m'arrive d'avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication: ils confondent la France avec la République. Les «valeurs républicaines» se déclinent à l'infini, on le sait jusqu'à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d'abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n'est qu'une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d'idéologie, idéologie avec un grand «I», l'idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu'ils trahissent la première pour la seconde.
Parmi le flot de références que j'accumule en épais dossiers à l'appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l'étendue des dégâts. Elle est extraite d'un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003: «Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune Française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République...»
Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: «Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.» (Président Boumediene, mars 1974.)
Et celle-là, tirée du XXe chant de l'Apocalypse: «Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.»
*Ecrivain, romancier.
(1)Le délicat iman de Vénissieux, en vertu du jus soli, a engendré à lui seul seize petits citoyens français
Cathédrale et Mémoire
J’habite une ville dans laquelle s’élève une très belle cathédrale. Peut-être la plus belle de France. J’aime passer devant. Parfois, lorsque j’ai le temps, j’y entre. L’intérieur aussi est magnifique. Grand, froid, sombre, silencieux et majestueux. La sensation y est unique. A condition de savoir être à l’écoute, on peut y sentir le poids des siècles. Fouler le sol des ancêtres, apercevoir leurs ombres, entendre les murmures de leurs fantômes, se dire que le sang qui coule dans nos veines coulait dans les leurs ici même il y a mille ans… prendre conscience que nous sommes une étape de quelque chose de bien plus vaste, de bien plus fort,de bien plus lointain, de bien plus précieux. Alors, un sentiment étrange entre l’humilité, la plénitude et l’amour s’empare du corps et de l’âme. Une fois propulsé en haut, le panorama est imprenable.Un morceau d’éternité, un voyage immobile, une contemplation profonde et intense, un instant infini qu’aucun livre d’histoire ne saurait retranscrire. Une vague qui rassure et qui fait palpiter le cœur. Comme une évidence, elle surgit même dans des endroits qui n’ont a priori aucun lien avec notre mémoire individuelle, avec lesquels nous n’avons pas d’attaches personnelles. Des endroits dans lesquels nous n’avons pas grandi, que nous n’avons pas connus ici-bas. Nous n’y avons jamais mis les pieds et pourtant… et pourtant dès les premiers pas ils nous semblent aussi familiers que la poitrine d’une mère.
samedi 19 décembre 2009
Brèves de Conseil
Le lecteur ne trouvera pas ici un compte rendu exhaustif du conseil municipal du 14/12. Le site de la mairie s’en charge et à vrai dire je ne me sens pas l’âme d’un secrétaire.
Rue Saint Denis : un exemple de démocratie locale.
Le freluquet, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, s’est confectionné son petit nid douillet rue Saint Denis (1). Cette rue est depuis plusieurs mois en « voie sans issue », ceci dans les deux sens et dans le but d’y empêcher toute circulation automobile. La république a ses privilégiés et le petit marquis ne se sent pas concerné par la nuit du 4 août 1789. Apostrophé à ce sujet par Benoît la Fronde, le petit Pascal, si cher au cœur des grands-mères bihorellaises, mit en avant deux arguments imparables :
- La rue Saint Denis est une voie très empruntée par les lycéens (?) qui se rendent au lycée Flaubert (une sorte de boulevard Saint Michel bihorellais). Le souci c’est que cette rue n’a pas de trottoir (un comble pour une rue Saint Denis !) d’où la dangerosité pour ce flot continu de jeunes qui passent et repassent chaque jour dans cette rue et l’interdiction faite aux voitures.
Bon, Pascal, si on te donne cent balles et un Mars, tu nous en racontes une autre comme celle la?
- Deuxième argument, cette interdiction n’est pas le fait du Prince, mais le fruit de la concertation et même du souhait tout court des habitants de la rue. Fichtre !
Mes chers compatriotes, nous demandons par conséquent à ce que soit organisées une concertation et une votation sur le PLU avec les habitants de la zone UB, zone vendue aux promoteurs, étant sûrs que la voix des habitants de cette zone sera entendue comme le fut celle des riverains de la rue Saint Denis.
S’il n’en était pas ainsi, nous en déduirions que, tout comme Daniel Cohn Bendit, Pascal Houbron est pour la démocratie quand ça l’arrange et que cela sert ses intérêts.
Parcours résidentiel, dernière étape :
Lorsque l’on veut qu’un dossier soit correctement traité, rien de tel que de le confier à un futur intéressé. Aussi, ce fut Christian Yvonnet qui nous présenta les nouveaux tarifs du cimetière de Bihorel. Ils ont semblé prohibitifs à beaucoup (plus de 700 euros pour une case au columbarium) mais le conseiller Yvonnet argua du fait que la commune avait dû consentir à de gros investissements pour la construction de celui ci. En suivant cette logique, 2 millions d’euros pour des vestiaires de foot, cela va nous mettre à combien le billet pour aller voir jouer le GCOB en division d’honneur?
Maurice: une autre! Une autre!
Un conseil municipal ne serait pas tout à fait un vrai conseil sans la remarque pertinente de Maurice. Je ne parle pas des poncifs qu’il nous servit quant à la bonne gestion de la « masse salariale » et que l’on entend débité au kilomètre, depuis que Laurent Fabius fut nommé premier ministre, par tous les chroniqueurs économiques matutinaux et autres tailleurs de flûte au patronat. Non, je fais référence au moment où nos édiles discutaient de l’opportunité ou non de revoir à la baisse les tarifs du cimetière. Le tribun Buisson objecta alors que si l’on revoyait l’année prochaine les tarifs à la baisse, ceux qui auront acheté cette année leurs places se sentiront lésés (ndlr: avec un grand B). Il ne lui est pas venu à l’idée que si on les baissait cette année, ceux qui avaient acheté l’an passé, se sentiraient lésés (ndlr, toujours avec un grand B)? A développer ainsi de suite, aussi bien au passé qu’au futur. Alors à quand la baisse ? Belge de souche, Maurice ?
Bien, il est 22 heures, le Maire déclare le conseil clos et la buvette ouverte. La majorité municipale s’empresse de se décoller la menteuse en allant s’en jeter quelques uns derrière le col.
Quant aux autres, ils sortent à l’extérieur dans le froid, refaire le match. Dures conditions que celles de l’opposant.
Un conseil municipal ne serait pas tout à fait un vrai conseil sans la remarque pertinente de Maurice. Je ne parle pas des poncifs qu’il nous servit quant à la bonne gestion de la « masse salariale » et que l’on entend débité au kilomètre, depuis que Laurent Fabius fut nommé premier ministre, par tous les chroniqueurs économiques matutinaux et autres tailleurs de flûte au patronat. Non, je fais référence au moment où nos édiles discutaient de l’opportunité ou non de revoir à la baisse les tarifs du cimetière. Le tribun Buisson objecta alors que si l’on revoyait l’année prochaine les tarifs à la baisse, ceux qui auront acheté cette année leurs places se sentiront lésés (ndlr: avec un grand B). Il ne lui est pas venu à l’idée que si on les baissait cette année, ceux qui avaient acheté l’an passé, se sentiraient lésés (ndlr, toujours avec un grand B)? A développer ainsi de suite, aussi bien au passé qu’au futur. Alors à quand la baisse ? Belge de souche, Maurice ?
Bien, il est 22 heures, le Maire déclare le conseil clos et la buvette ouverte. La majorité municipale s’empresse de se décoller la menteuse en allant s’en jeter quelques uns derrière le col.
Quant aux autres, ils sortent à l’extérieur dans le froid, refaire le match. Dures conditions que celles de l’opposant.
Constantin Dragasès
(1) zone UA, donc protégée dans le PLU, étonnant non ?
(1) zone UA, donc protégée dans le PLU, étonnant non ?
mardi 15 décembre 2009
Charles de Foucauld: français et chrétien.

"Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.
L'empire Nord Ouest Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc. a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.
Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui.
D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du Medhi, il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve ; "l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi..."
Lettre du père Charles de Foucauld à René Bazin de l'Académie Française, le 29 juillet 1916.
vendredi 11 décembre 2009
BIHOR' EL DORADO des PROMOTEURS
Mes Chers Compatriotes,
Voici donc à quoi ressemblera Bihorel d’ici la fin de l’année prochaine ou la fin de l’année suivante. C’est ce genre de construction qui au cours des prochains mois deviendra petit à petit notre horizon. C’est beau comme de l’Auguste Perret. Si l’on retire les trois ou quatre géraniums des balcons, on obtient une grosse déjection en béton. Sur la place de l’église ce sera sans doute même pire. L’immeuble ci-dessus (réalisation VIANOVA, promoteur choisi pour les Campanules) ne compte que 54 logements (1). Alors 200, 300 voire 400 logements, imaginez donc ! Il vous suffit de multiplier par 4 à 8 fois cette merveille et vous aurez une idée assez précise de ce que sera sous peu, ce que l’on appellera encore pour un temps «Bihorel Village» ou le «vieux Bihorel». Le temps que le reste de la commune suive.
Dès qu’une parcelle se libérera en zone UB, un promoteur viendra déposer comme un chien mal éduqué ce genre de construction et sur la pelouse du chapitre vous n’y échapperez pas non plus. Le Freluquet a sans doute déjà tout négocié, tout arrangé avec les promoteurs. Les pelleteuses et les bétonnières sont planifiées pour 2010. Enquête publique et conseil municipal ? Rien à cirer le freluquet.
Politiciens et promoteurs forment parfois de curieux couples qui savent se renvoyer l’ascenseur (2). Peut être vous demandez vous, comment ces promoteurs ont été choisis? Moi aussi voyez vous. L’ont-ils été après une saine et franche mise en concurrence ? Cela se saurait. Ou bien l’ont-ils été dans le secret du bureau du maire? Mais posez donc la question à Pascal lorsque vous le croiserez dans Bihorel ou si vous êtes un(e) élu(e) lors du conseil municipal du lundi 13 décembre. A moins qu’il vienne jouer ici la transparence et nous donner la réponse.
Le lobbying a fait son entrée très récemment à l’assemblée nationale. Il semblerait qu’à la mairie de Bihorel, le bureau du maire soit ouvert au lobby des promoteurs depuis belle lurette. Il suffit pour s’en convaincre de lire le PLU et de regarder les projets de constructions à Bihorel qui, un par un, sortent au grand jour.
Manu ad ferrum
C.D
(1) voir site, http://www.vianova.fr/references.html
(2) en Espagne, plus de 700 élus sont inculpés dans des affaires immobilières.
Voici donc à quoi ressemblera Bihorel d’ici la fin de l’année prochaine ou la fin de l’année suivante. C’est ce genre de construction qui au cours des prochains mois deviendra petit à petit notre horizon. C’est beau comme de l’Auguste Perret. Si l’on retire les trois ou quatre géraniums des balcons, on obtient une grosse déjection en béton. Sur la place de l’église ce sera sans doute même pire. L’immeuble ci-dessus (réalisation VIANOVA, promoteur choisi pour les Campanules) ne compte que 54 logements (1). Alors 200, 300 voire 400 logements, imaginez donc ! Il vous suffit de multiplier par 4 à 8 fois cette merveille et vous aurez une idée assez précise de ce que sera sous peu, ce que l’on appellera encore pour un temps «Bihorel Village» ou le «vieux Bihorel». Le temps que le reste de la commune suive.
Dès qu’une parcelle se libérera en zone UB, un promoteur viendra déposer comme un chien mal éduqué ce genre de construction et sur la pelouse du chapitre vous n’y échapperez pas non plus. Le Freluquet a sans doute déjà tout négocié, tout arrangé avec les promoteurs. Les pelleteuses et les bétonnières sont planifiées pour 2010. Enquête publique et conseil municipal ? Rien à cirer le freluquet.
Politiciens et promoteurs forment parfois de curieux couples qui savent se renvoyer l’ascenseur (2). Peut être vous demandez vous, comment ces promoteurs ont été choisis? Moi aussi voyez vous. L’ont-ils été après une saine et franche mise en concurrence ? Cela se saurait. Ou bien l’ont-ils été dans le secret du bureau du maire? Mais posez donc la question à Pascal lorsque vous le croiserez dans Bihorel ou si vous êtes un(e) élu(e) lors du conseil municipal du lundi 13 décembre. A moins qu’il vienne jouer ici la transparence et nous donner la réponse.
Le lobbying a fait son entrée très récemment à l’assemblée nationale. Il semblerait qu’à la mairie de Bihorel, le bureau du maire soit ouvert au lobby des promoteurs depuis belle lurette. Il suffit pour s’en convaincre de lire le PLU et de regarder les projets de constructions à Bihorel qui, un par un, sortent au grand jour.
Manu ad ferrum
C.D
(1) voir site, http://www.vianova.fr/references.html
(2) en Espagne, plus de 700 élus sont inculpés dans des affaires immobilières.
samedi 5 décembre 2009
mardi 1 décembre 2009
A l'Heure du Casanis
Voici quelques jours sur les bords de la grande bleue, je discutais devant un Casanis, de politique et d’immobilier avec mon vieil ami corse, Ghjilormu, un Aleriacci d’origine.- « Fils (il a dix sept ans de plus que moi), chez nous, il y a longtemps qu’on ne nous ennuie plus » m’a-t-il confié du ton grave qui n’appartient qu’aux hommes de l’île de Beauté.
- «Oui, et je sais que tu parles en expert!» ai-je répondu.
- «Vois tu, a t-il poursuivi, ici les politiciens qui restent sourds à nos recommandations, on les invite à faire une petite promenade. En général, l'air sain et vivifiant du maquis suffit à ramener à la raison ceux qu’ils l’ont perdue ».
Puis scrutant l’horizon comme s’il était à la recherche du rayon vert, Ghjilormu conclut:
- «Fils, les voyous ne comprennent que les méthodes de voyous».
C.D
lundi 30 novembre 2009
Dimanche 29 Novembre 2009
samedi 28 novembre 2009
Bras d'Honneur à la Démocratie

Mes Chers Compatriotes,
Vous en souvient-il? Le 5 mai dernier ici même, je faisais allusion dans mon premier billet à « ces petits marquis bien repus, très satisfaits d’eux-mêmes, ravis de profiter des avantages du pouvoir, sans toucher au système, à ses privilèges et qui, si on les laisse faire, continueront à nous pourrir la vie». Pascal Houbron est de ceux là.
Le 23 novembre, je paraphrasais Audiard « Un Houbron ça ose tout, c’est même à cela qu’on le reconnaît ». Cette semaine l’affaire des Campanules nous en apporte une preuve supplémentaire.
Provocation sans nul doute, le freluquet fait une nouvelle fois un bras d’honneur à la démocratie et s’assoit sur la loi.
Tout cela ne rend que plus pertinent le texte que j’ai rédigé et consigné sur le registre de l’enquête publique (voir ci-dessous).
"PLU : un Requiem pour Bihorel
Cent vingt pages de PLU, c’est beaucoup pour un camouflage mais finalement pas encore suffisant pour masquer le cœur de ce projet : un chèque en blanc donné par Pascal Houbron aux promoteurs/spéculateurs pour densifier l’habitat et la population de Bihorel.
Le PLU proposé par Pascal Houbron est un mauvais projet pour notre commune, voici pourquoi :
- Comme l’est tout projet qui sorti, de l’esprit de technocrates baptisés en la circonstance « cabinet d’études », ignore les besoins, l’avis et les désirs des citoyens de la commune.
- Parce que la démocratie, cela doit fonctionner de bas en haut et non pas à l’inverse, c’est aux citoyens de Bihorel de définir dans quel cadre de vie ils souhaitent vivre à l’avenir et quel développement ils veulent donner à leur commune. C’est à eux d’établir un cahier des charges et un canevas de réflexions qui seront confiés par la suite à des « experts » chargés, alors, de les traduire en projet. Ce n’est pas à un seul individu, fut-il maire de la commune et à son cabinet d’études de donner un «pré mâché» aux citoyens comme base de discussion (encore eût-il fallu, qu’il y eut, par la suite, un réel débat).
- Nous servant un projet « pré mâché», Pascal Houbron et son cabinet d’études délimitaient d’entrée, l’espace de réflexion et surtout celui des propositions, fermant la porte à l’imagination des citoyens et au domaine des possibles.
- Cependant, le cabinet Hubert eut un cahier des charges, celui de son donneur d’ordre : Pascal Houbron. Car même si cette étude de projet de PLU est financée par le budget de la commune, seul Pascal Houbron indiqua les buts de la modification du POS de 2001 et en fixa la finalité : densification de la population et ouverture des portes aux promoteurs/spéculateurs de tout poil. Le cabinet d’études n’avait plus qu’à s’exécuter et à traduire noir sur blanc la vision de Pascal Houbron et à servir ses intérêts.
- Ce PLU n’est qu’un lâché de « permis de densifier » donnés aux promoteurs vénaux, PLU qui ne tient aucun compte, malgré l’alibi affiché, de la situation démographique de Bihorel et des besoins des populations situées aux extrémités de la pyramide des âges de notre commune. Les personnes âgées ne pourront demain acquérir pour des raisons financières les appartements que les spéculateurs construiront sur les friches de leurs maisons détruites, pas plus et pour les mêmes raisons que les jeunes familles ne pourront venir s’installer à Bihorel.
- Ce PLU permettra la construction d’immeubles à hauteur élevée partout en zone UB et sans minimum parcellaire. L’argument est : il en existe déjà. Vision ringarde, qui nous est proposée là par Pascal Houbron et son cabinet, d’une urbanisation telle que pratiquée dans les années 1960 et 1970 de concentration de logements collectifs sur un espace délimité, urbanisation qui a donné naissance aux ghettos urbains que l’on tend à déconstruire de nos jours. Si partout en France, on détruit des immeubles au milieu d’immeubles pour créer des espaces verts et donner de l’air aux habitants, à Bihorel, le projet de PLU de Pascal Houbron propose de détruire de l’habitat individuel et des jardins pour les remplacer par du béton et des logements empilés.
- Ce PLU ne tient aucun compte de la situation urbanistique de Bihorel. Rien n’est envisagé pour apporter une qualité de vie nouvelle et meilleure aux habitants du quartier du plateau des provinces. C’est pourtant sur cet espace de la commune que l’effort de renouvellement et de rénovation devrait se porter en priorité. Mais elle n’intéresse pas les spéculateurs, alors on se concentre sur les quartiers « juteux » pour les prédateurs immobiliers : une grande partie du « Bihorel village » et le quartier du chapitre. Là, le PLU de Pascal Houbron double les possibilités de construire au détriment des maisons individuelles et des espaces verts parfois pour certains d’entre eux emblématiques (hippodrome, square Tamarelle, pelouse du chapitre).
- Ce PLU ne tient aucun compte du développement urbanistique qu’il générera et de ses conséquences en matière de circulation et de stationnement.
Pascal Houbron fut élu comme candidat avec un programme «sans projet » et tout particulièrement dans le domaine du renouvellement urbain.
Son PLU n’a donc aucune légitimité, les bihorellais n’ont pas eu à voter pour ou contre. Pascal Houbron tout maire qu’il soit, était minoritaire lors des dernières élections municipales (43% des suffrages exprimés au 2ème tour). Il ne représente que 1.853 habitants sur près de 9.000.
Sur chacune des cent vingt et quelques pages du PLU, il y a au moins une raison qui fait que le projet de Pascal Houbron est un mauvais projet pour notre commune, pire : un véritable Requiem pour Bihorel, dont le visage sera modifié en profondeur dans la décennie qui vient si ce PLU est adopté. C’est le cadre de vie de tous les bihorellais qui se verra détruit pour les uns (Bihorel village, chapitre) ou non renouvelé pour les autres (plateau des provinces). Bihorel doit avoir un projet d’avenir et de développement pour le 21ème siècle. Mais c’est aux citoyens qu’il appartient de le définir et non pas à Pascal Houbron de s’en arroger le droit afin de ne servir que ses ambitions politiques et les intérêts des promoteurs/spéculateurs.
Bihorel, le mercredi 25 novembre de l’an de grâce 2009
Constantin Dragasès, citoyen bihorellais"
Manu ad ferrum
C.D
KGB ?
Un tocard, portant habituellement un gilet jaune fluo, aurait été vu à la mairie, le jeudi 26 novembre. Il photographiait chaque page des cahiers où les bihorellais ont consigné leurs remarques concernant le PLU dans le cadre de l'enquête publique.Dans quel but? Un fichage des habitants ? Constituer une base de données pour une association ? Aurions nous affaire à des nostalgiques du KGB?
En tout cas, procédé malsain.
dimanche 22 novembre 2009
En Quête de Public
Mes Chers Compatriotes,Un Houbron ça ose tout, c’est même à cela qu’on le reconnaît (1).
Hier il envisageait de ne pas suivre la décision du conseil municipal sur la Crea, demain, n’en doutons pas, si les conclusions de l’enquête publique sur le PLU étaient négatives, il passerait outre.
Le "petit Pascal" va bientôt clore son show «concertation sur le PLU» avec son dernier numéro "l’enquête publique". En rappel dans quelques semaines, il nous réinterprétera le «conseil municipal».
En fait, derrière le suffisant et le méprisant, se cache un pleutre, qui limite le débat public sur le PLU à minima et se planque à l’abri dans son bureau de la mairie. Pascal Houbron est un petit calibre qui fuit toute confrontation dans le réel ou sur la toile.
Rappelons-lui qu’il fut élu comme candidat «sans projet urbanistique». Son "PLU de maçon" n’a donc aucune légitimité, les bihorellais n’ont pas voté pour. Enfin Houbron tout maire qu’il soit, était minoritaire lors des dernières élections municipales (43% des suffrages au 2ème tour). Il ne représente que 1.853 voix sur près de 9.000 habitants.
Alors, mes chers compatriotes, ne nous laissons pas envahir par le découragement. Accomplissons notre devoir. Participons, même si c'est sans illusion, à l’enquête publique (nous avons jusqu’au 26 novembre), ne serait ce que pour signifier au freluquet qu’il y aura d’autres élections municipales, cantonales ou législatives et que nous l’attendons pour le match retour. Histoire que ses ambitions tournent court.
« Un temps viendra où il sera chassé dehors sous le fouet de ses péchés ». (2)
Manu ad ferrum
Constantin Dragasès
(1) merci à Michel Audiard
(2) Saint Augustin, extrait du sermon sur le psaume 130.
samedi 21 novembre 2009
Coqs Gaulois
Champion d’Europe 1984
Equipe de France qui jouait au football, chantait la Marseillaise, et à laquelle la Nation s’identifiait
Oublitude?
vendredi 20 novembre 2009
Prime à la Casse
Les supporters de l’équipe nationale d’Algérie toucheraient-ils la prime à la casse?On sait déjà qu’avec d'autres ressortissants d’Afrique du nord et d’Afrique noire ils participent activement à la relance de l’industrie automobile avec environ 30.000 voitures incendiées par an en France. Les constructeurs ont d’ailleurs de belles perspectives pour 2010 puisque l’Algérie disputera au moins 3 ou 4 matchs lors de la coupe du monde en juin prochain.
Quand on vous dit que la croissance sera au rendez vous en 2010 !
C.D
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