"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

jeudi 24 septembre 2009

Parole de Président


"Les paradis fiscaux et le secret bancaire, c'est fini, cela n'existe plus!"
Nicolas sarkozy, 23 septembre 2009
"Parole", aurait-il pu ajouter.

Mes Chers Compatriotes, vous êtes priés de ne pas rigoler!

C.D

mardi 22 septembre 2009

Clearstream

Denis Robert

Mes chers Compatriotes, ne vous laissez pas distraire par le procès dont les deux Tartuffes sont les vedettes.
Non Clearstream c’est bien autre chose. C’est le nœud principal de la finance internationale, le grand « lavomatic » de l’argent sale ou de celui des « voleurs de foules » comme dit Denis Robert. Je vous conseille d’ailleurs d’écouter l’excellente émission sur ce sujet de « Là bas si j’y suis » d’hier (lundi 21/09). Pendant que vous y serez, profitez en pour aller faire un tour sur le blog de Denis Robert (les liens sont dans « mes blogs preferés"), Après, Clearstream n’aura (presque) plus de secret pour vous.
Sur beaucoup d’autres sujets, je suis (très) loin de partager l’avis de Daniel Mermet, surtout lorsqu’il fait dans l’anti-France, mais il faut reconnaître que c’est l’une des dernières voix libres (avec Finkielkraut) sur les ondes françaises et que ce type sait faire de la radio depuis 20 ans. Alors même s’il me file souvent des boutons, je préfère me gratter plutôt que de ne pas l’écouter. Vous pourrez ensuite faire les « intéressants » dans les dîners en ville, mais surtout vous éviterez de tomber dans le panneau tendu par ce leurre médiatique qu’est ce procès.

Daniel Mermet

dimanche 20 septembre 2009

Journée du Patrimoine (2)


Du plus humble au plus prestigieux, le vignoble et le vin font partie du patrimoine français et de celui de notre civilisation. Apprenons à le connaître dans sa diversité et transmettons à nos enfants cette richesse. N’en déplaise au professeur Got, aux hygiénistes de tous poils, aux tristes du godet et sans doute d’ailleurs.
C.D
Ps : le Muscadet de Guy Bossard peut-il être considéré comme l’un des plus humbles, lui qui trompa en dégustation à l’aveugle, les meilleurs dégustateurs bourguignons du plus illustre des villages ? Pour info, le Mouton Rothschild est de 1959.

Journée du Patrimoine


J’ignore si Pascal Houbron participe de près ou de loin à quelques manifestations que ce soient dans le cadre de la journée du patrimoine. Il serait bien gonflé de le faire, lui qui s’apprête à faire adopter un PLU qui à jamais détruira le patrimoine bihorellais.
Nous connaissons tous cette carte postale (fin 19ème début 20ème ) de notre commune. Certes, rue Détancourt, on n’y croise plus de poule (aucun sous entendu) et le bitume a remplacé la terre. Mais toutes les maisons figurant sur cette carte postale sont aujourd’hui encore debout et constituent avec l’ensemble du vieux Bihorel, l’essentiel du patrimoine de la commune. Qu’en sera-t-il dans cinq ou dix ans si les projets du freluquet aboutissent? Tout cela disparaîtra mois après mois, année après année pour laisser place à des constructions sans âme. Le maire n’aime pas sa commune, il a une revanche à prendre par rapport aux bihorellais qu’il n’aime pas non plus. Pascal Houbron a des rancoeurs à évacuer et il compte le faire en laissant derrière lui, car il partira bientôt, un Bihorel saccagé et bradé. Pendant ce temps, vous les bihorellais, vous dormez
Ce soir, une chaîne de télévision diffuse « La métamorphose des cloportes » film de Pierre Granier Deferre. Puisse le titre de ce film se matérialiser à Bihorel.
Cessez d’être des rampants et bougez vous ou vous aurez mérité ce qui arrivera à votre cadre de vie et au patrimoine de votre commune.
C.D

mercredi 16 septembre 2009

PS: des pratiques de République Bananière


Pour les élus nationaux ou locaux du PS, le livre « Hold-uPS, Arnaques et Trahisons » est un tissu de mensonges. Bref circulez y a rien à voir, tout va très bien Madame la Marquise.
Vous trouverez ci-dessous un lien qui vous permettra d’accéder à un document, appelé « Protestation électorale » adressé à l’attention de M. Daniel Vaillant, président de la commission de recolement et ce après le vote comptant pour l’élection du premier secrétaire du parti socialiste en 2008.
Ce document est signé : David Assouline, (sénateur PS de Paris), Jean-David Ciot (premier secretaire fédéral du PS, Bouche du Rhône) et Jean Pierre Mignard membre du conseil national du PS.
Pour les irrégularités concernant nos camarades de la section Seine Maritime, vous pouvez aller directement aux pages 11 et 15. Mais l’ensemble est très instructif.
Mes Chers Compatriotes, une chose est certaine. Maintenant lorsque ce sera un camarade du PS qui tiendra un bureau de vote, il faudra ouvrir l'oeil et le bon!
C.D

dimanche 13 septembre 2009

BULLE MEDIATIQUE


Copé, démission !

Lors du campus d’été de l’UMP à Seignosse (Landes), Jean François Copé, Président du groupe UMP à l’assemblée nationale a stigmatisé la communauté auvergnate en tenant des propos remplis de sous entendus discriminatoires dans la plus pure tradition franchouillarde. Propos indignes d’un élu de la représentation nationale.
Aussi, les représentants des minorités invisibles, se joignant à moi, demandent la démission immédiate de M. Jean François Copé de tous ses mandats nationaux.

Mes Chers Compatriotes et amis du second degré, vous aurez compris.

vendredi 11 septembre 2009

Les "11 Septembre"



































La Démocratie vue par le PS

Ah, ces socialistes !
Pères « la vertu » incarnant le bien, toujours prompts à désigner le mal chez les autres , à nous donner des leçons de morale et de démocratie. Pauvres militants, l’agonie de votre parti est bien sordide.
Le socialisme français méritait une fin plus digne.

Lire les extraits du livre sur le site du journal le Point

jeudi 10 septembre 2009

La Démocratie vue par l'Islam


Lal est un paysan afghan qui croise le 20 août 2009 (élection présidentielle en Afghanistan) sur le chemin du bureau de vote trois talibans. Ils lui ont expliqué leur vision du suffrage universel en lui coupant le nez et les deux oreilles.
C'est une pratique courante dans les pays de tradition islamique. Dans les années 50 et début 60, les féllouzes en Algérie firent de même avec les harkis ou les européens.
(Photo provenant des hôpitaux publics d’Alger,1956)

mercredi 9 septembre 2009

jeudi 3 septembre 2009

Dèjà plus là bas. Pas encore ici.

" C’est une singulière destinée que celle du voyageur : il sème partout des affections, des souvenirs, des regrets : il ne quitte jamais un rivage sans le désir et l’espérance d’y revenir retrouver ceux qu’il ne connaissait pas quelques jours auparavant. Quand il arrive, tout lui est indifférent sur la terre où il promène sa vue : quand il part, il sent que des yeux et des cœurs le suivent de ce rivage qu’il voit s’enfuir derrière lui. Il y attache lui-même ses regards ; il y laisse quelque chose de son propre cœur ; puis le vent l’emporte vers un autre horizon où les mêmes scènes, où les mêmes impressions vont se renouveler pour lui. Voyager, c’est multiplier, par l’arrivée et le départ, par le plaisir et les adieux, les impressions que les événements d’une vie sédentaire ne donnent qu’à de rares intervalles ; c’est éprouver cent fois dans l’année un peu de ce qu’on éprouve dans la vie ordinaire à connaître, à aimer, et à perdre des êtres jetés sur notre route par la Providence. "

Alphonse de Lamartine, 3 septembre 1832, Voyage en Orient

mercredi 5 août 2009

De Georges Bernanos à Frédéric Dard


« Qui n'a pas vu la route à l'aube, entre ses deux rangées d'arbres, toute fraiche, toute vivante, ne sait pas ce que c'est que l'espérance. »
Il m’arrive souvent d’avoir cette phrase de Georges Bernanos présente à l’esprit lorsque l’été je pars au petit matin courir dans les rues de Bihorel et Bois Guillaume vers la forêt verte. Mais année après année, j’y trouve de moins en moins l’espérance.
C’est l’heure du laitier. Le vieux Bihorel est encore tout assoupi. Le sifflement des merles est à peine troublé par le bruit de quelques volets qui s’ouvrent ou des stores que l’on remonte. Pour croiser les premières voitures il faut longer l’argilière et passer devant ce tas d’immondices qu’est le bâtiment « Super U ».
Là, venant des « Hauts de Rouen » (en langage technocrate bobo, cela veut dire « les Sapins »), des ouvriers encore fatigués du labeur de la veille partent à l’usine, pour certains en voiture, pour d’autres en mobylette (eh oui ça existe encore !) ou rentrent quelques femmes de ménage qui ayant déjà accompli leur première demie-journée de travail, vont prendre un peu de repos chez elles ou plus sûrement s’acquitter de leurs taches domestiques avant leurs vacations de ménage du soir.
J’oblique rue Herbeuse, enfin de ce qu’il en reste d’herbe. Ce matin c’est un fumet d’essence qui agresse mon odorat. Un camion remplit les citernes de la pompe « discount ». Plus que deux cents mètres et j’aurai dépassé ce super marché dont l’architecture rappelle celle d’Albert Speer (c’est P.Houbron qui a dû la choisir). Il y a encore peu de temps on se retrouvait le long d’un champ de maïs. Bon je ne suis pas un fanatique de cette plante tropicale qui n’a rien à faire sous nos latitudes. C’est une grosse consommatrice d’eau. Il suffit pour s’en convaincre de comparer la carte des zones de sécheresse en France avec celle de la culture du maïs. Les deux zones quasiment se superposent. Enfin c’était un champ vert mais en cette fin de juillet 2009, c’est une dizaine de gars du bâtiment, casque jaune sur la tête, qui font chauffer les moteurs diesels de leurs pelleteuses et autres bulldozers (P.Houbron n’est pas là pour jouer au sable avec eux). Mon nez en reprend, si j’ose dire, une pelletée en traversant le nuage bleu des fumées. Le champ est devenu une jachère en attendant d’être transformé en rues, parkings, surfaces commerciales.
Développement durable. C’est le nouvel oxymore à la mode dans tous les discours de ces politiciens fraîchement écolo à gros nez rouge de menteur comme P.Houbron. On nous parle d’imperméabilité des sols, pire de (probables) pénuries alimentaires dans un futur proche et l’on bitume des hectares de riches terres agricoles. Nous aurons l’air malin avec nos supermarchés vides lorsque nos estomacs crieront famine. Mais un écolo « développement durable » comme P.Houbron ça ne voit pas plus loin que les prochaines élections.
Il me faut faire encore trois cents mètres pour retrouver le silence. Je croise un couple d’oiseaux niché dans la haie qui borde la route. Un instant, j’ai l’impression qu’ils cherchent à me faire comprendre qu’ils ne seront plus là l’an prochain. Leur haie, d’autres types en casque jaune viendront l’arracher sous peu. Pourtant j’ai quitté Bihorel, je suis à Bois Guillaume. Le problème c’est que des P.Houbron, on en a fait un élevage. Celui des Bois- Guillaumais s’appelle Renard et malgré son patronyme, il se fiche de l’écologie si ce n’est que pour les voix potentielles que cela peut rapporter aux élections. Il doit être « développement durable » aussi Renard. Pourtant avec son partenaire Bouygues, ça bétonne et ça va bétonner (si j’ose) dur dans les mois et les années à venir. Notre Pascal en ferait même un complexe d’infériorité de ne pas pouvoir bétonner autant. C’est pour cela qu’il nous a fait un nouveau PLU de maçon. Pour pouvoir faire comme Renard. Une rivalité de bac à sable en somme.
Je passe les herbages condamnés à gauche et à droite de la rue herbeuse, promis à un avenir d’appartements de standing ou de Jardiland. Les grands arbres: finis. Les pommiers: finis. Les boutons d’or: finis. Les vaches et les veaux qui broutent l’herbe grasse au printemps: finis. Rappelez vous la fable de Rohmer. Il faudra bien construire un parking. Cela sera chouette les dimanches quand le grand Jardiland sera ouvert, quelle belle balade. On ira acheter des petites graines au prix du caviar et des arrosoirs fabriqués en Chine.
Boulot, teor, conso, dodo. Je sens qu’un naïf va m’objecter que cela va créer des emplois ! En bon chrétien, J’ai écrit naïf pour être charitable.
Je traverse la route de Darnétal et rejoins bientôt la rue Vittecoq. Passant devant le collège Léonard de Vinci, je salue en face les ruminants déjà affairés à prendre leur petit déjeuner dans leur champ (condamné lui aussi). Le soleil pointe tout juste derrière eux. C’est beau, ça sent bon. Je bénis le créateur. Encore quelques hectomètres dans les rues de Bois Guillaume. Le temps de faire de la sociologie à deux balles avec les bruits entendus (bols, petites cuillères qui se posent sur la table). Nous ne sommes plus dans les quartiers de ceux qui courent vers la pointeuse aux matines mais dans les quartiers de ceux qui parlent beaucoup pendant la journée au bureau et le quittent tard le soir parce que cela fait bien devant le patron et c’est bon pour la promotion.
Continuant de trottiner, j’évite maintenant de passer par la zone agricole de la Ronce qui a commencé à muer en zone d’activité. Projet piloté par l’agglo et un autre adepte du développement durable, lui aussi écolo de fraîche date à gros nez rouge, Frédéric Sanchez, encarté au moribond parti socialiste. Là, le camarade a vu grand. Leroy Merlin aussi d’ailleurs. Ce sera bientôt le pendant de la ballade du dimanche de la rive gauche : Ikéa.
Décidément pour occuper ses RTT le bon peuple est gâté par ses élus.
Quelques centaines d’hectares de terres agricoles de bousillées mais c’est pour une zone d’activité de haute technologie et bien entendu certifiée « développement durable ». Nous voilà rassurés. A l’agglo, les verts du camarade Taleb ont du y veiller. Enfin je pense. Enfin si à l’agglo ils existent plus que Léon au conseil municipal de Bihorel.
Je passe par la forêt avant de me taper la cote du cimetière d’Isneauville et arrivé là haut c’est la plaine. Une grande plaine à perte de vue avec des herbages, des champs, des arbres. De quoi donner des nuits blanches à tous les Houbron, les Sanchez, les Renard. Pas une zone d’activité, pas un super marché, pas un parking, pas un mètre carré de bitume, pas un mètre cube de béton. Un vrai gâchis !
Question de temps. Faisons confiance à tous les apôtres du « développement durable » à gros nez rouge. Ils finiront bien par rattraper les pommiers et les vaches.
« Les cons finissent toujours par gagner. Ils sont trop nombreux ». Il m’arrive souvent d’avoir cette phrase de Frédéric Dard présente à l’esprit lorsque je pense à ces « écolos tartuffes » de Bihorel, de Bois guillaume, de l’agglo ou d’ailleurs.

Mes Chers Compatriotes, je pars sur les traces de Stevenson.
On se retrouve en septembre. Bonnes vacances.
Constantin Dragasès