J'aurais pu prolonger l'isolement en m'achetant, comme le Crabe-Tambour, une jonque et revenir par la mer, ou comme Sylvain Tesson en acquérant une vieille Oural et emprunter la route de la retraite de Russie de l'armée napoléonienne ou encore suivre en canot les chemins d'eau du Roi avec Jean Raspail. Je savais qu'il me faudrait bien un jour revenir, tôt ou tard, auprès de mon arbre comme le chantait Brassens.
Et pourtant, les bruits que j'entendais au loin ne m'y incitaient guère. Seul l'anniversaire d'une petite de six ans, me fit quitter et descendre des plateaux, m'éloigner d'une côte orientale et suivre un long ruban. Puis, comme les sept cavaliers qui jadis quittèrent la ville par la porte d'Orient, je finis par apercevoir de l'autre coté de la montagne, au fond d'une vallée et au travers d'un épais nuage de particules, le monde moderne, bruyant et trop peuplé.
Ainsi, se referma la parenthèse.
C.D
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