"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mercredi 9 août 2023

 




"Si vous « campez » en famille, vous découvrirez ce sentiment admirable : être le camarade de vos enfants. Coude à coude avec vous dans la grande égalité des sports, ils auront vite pour vous un sentiment de déférence si vous êtes plus fort, de protection si vous êtes plus faible. Croyez-moi, il vaut mieux être le plus vieux des « jeunes » que le plus jeune des « vieux ». 

Emmenez votre femme vers la forêt où il y a quelques générations elle tremblait en votre absence aux cris des bêtes fauves. Apprenez-lui qu’elle vous plaît sans poudre et sans rimmel, quand elle est toute parfumée de l’odeur des foins ou fraîche de sa nage en rivière. Dans les pièces fermées les mots méchants résonnent et se conservent dans les murs. Le vent, votre ami, emporte votre impatience et la disperse au loin, tandis qu’il murmure votre tendresse à tous les échos.

Si vous ne savez où passer vos vacances en famille, emportez une tente dans votre voiture, ou bien accrochez derrière elle une de ces remorques confortables. Avant de partir, chargez chacun des vôtres d’une mission pleine de responsabilité… Et puis… Pensez à tout vous-même. Que chacun ait son lit, sache le dresser, emporte sa propre vaisselle. Peu de boîtes de conserves : les fermes vous fourniront œufs, poulets, légumes et même vin. Si vous « campez » loin des villages, qu’est-ce qu’une promenade de quelques kilomètres pour se rendre aux provisions, sinon le meilleur des apéritifs ?"


TITAYNA, Paris Soir – 14 juillet 1935

(alias, Elisabeth Sauvy, l'une des rares femmes françaises qui accéda au titre de grand reporter dans les années 1920/30)






mardi 8 août 2023

 

" En l’espace de quelques années (…) : la seconde mort de Dieu dont l’enterrement religieux, comme il se doit, a pris devant l’histoire le nom de “concile Vatican II”, la destruction programmée du catholicisme rituel et festif des petits et des humbles – celui des Rogations et de la Fête-Dieu, celui des saints intercesseurs et du rosaire -, le krach de la foi, l’offensive libertaire contre la verticalité et le “nom du père” en tant que principe et source d’autorité, la destitution biologique, juridique et sociale de la paternité avec la pilule et la déchéance du pater familias, la dissolution de la famille au nom du droit au bonheur individuel, le sexe comme ersatz de l’amour, le remplacement des traditions populaires par une culture de masse importée de l’étranger, l’ethnocide des campagnes, la fin des paysans et la déconstruction des paysages, soit, dans la novlangue techno, le remembrement qui a saccagé la France à la fin des années cinquante. "


Patrick Buissonla Fin d'un monde





dimanche 6 août 2023

JDD: le retour !

 



Le JDD est de retour plus tôt que prévu avec une nouvelle équipe, dans laquelle  on  retrouve les signatures de Charlotte d'Ornellas et Raphaël Stainville (anciens de Valeurs Actuelles, comme Geoffroy Lejeune), de Pascal Praud, journaliste à Europe 1 et CNews, Jacques Vendroux, pour le sport, ou encore Éric Naulleau qui s'exclame sur twitter :

 " Aux kiosques citoyens !"











vendredi 4 août 2023

Chronique de la peur ordinaire

 




Bihorel, parc de l'Argilière, juillet 2023 

billet invitée *



La petite main de ma petite fille dans la mienne par un après-midi de juillet qui ressemble à octobre. Nous ramassons de ci de là du petit bois « pour papi » Et nous rencontrons une dame de ma connaissance qui promène comme chaque jour son chien. La conversation s’engage

Ça commence comme souvent par le temps qu’il fait et la santé des gens. Et puis les vacances, le calme de la montagne qui contraste et qui fait du bien après la période que nous venons de traverser.
La petite court vers une balançoire, et au fil des mots je sens bien que la dame avec qui je bavarde a peur. Elle aimerait vivre à la campagne, elle y a longtemps vécu mais elle craint d’y être isolée.
Il lui arrive de ne pas se sentir tranquille quand elle promène son chien sur l’hippodrome où on croise de plus en plus souvent des types dont le regard n’est pas franchement amical. Elle n’oublie jamais de fermer sa maison et la grille de son jardin.
Et tandis qu’elle me livre ses impressions et ses craintes, nous voyons arriver un groupe d’une dizaine de jeunes gens entre peut-être 14 ,15 et 20,25 ans. L’un d’eux porte une tenue islamique,  le pantalon bouffant, la tunique et le calot sur la tête (type Afghan). Ils passent tout près de nous et véritablement nous toisent du regard et la dame au chien me dit tout bas « Il ne faut pas les regarder ».

Je les regarde tout de même et je regarde aussi ma petite fille sur la balançoire parce qu’en cet instant, c’est plus fort que nous et je dis nous parce que toutes les deux, nous pensons à Annecy.
La bande s’éloigne un peu jusque sous les arbres. Là ils semblent se concerter.
Il commence à pleuvoir dru et alors que je voudrais repartir vers l’hippodrome pour rentrer chez moi, la dame me suggère d’attendre qu’ils soient partis pour passer. Nous nous abritons sous un saule, ma petite fille s’amuse de ce grand parapluie. Je sens sa petite main dans la mienne.
Le groupe fait demi tour, revient un peu vers nous et sort du parc. Nous quittons enfin notre abri. Pendant qu’ils passent près de nous, l’atmosphère se refroidit, on sait, on sent, on voit que ces gens nous détestent et qu’en effet pour un regard une parole, ils n’hésiteront pas, qu’ils n’ont aucune limite et qu’ils ne craignent rien, ni personne.

J’ai déjà eu cette impression récemment devant le Carrefour market du coin avec une bande de jeunes africains s'exprimant dans une langue inconnue et qui se comportaient comme des sauvages. Moi, qui jusqu’ici, n’ai jamais laissé une caissière se faire insulter sans réagir, qui me suis toujours opposée, qui ne baissait pas les yeux, je me suis surprise pour la première fois à hésiter, à avoir peur.

On a passé un cap.

Ces jeunes hommes par trop différents sont effrayants, immaitrisables. Au nom de quelle lâcheté de ceux qui font semblant de ne pas voir, cette dame doit elle avoir peur ?

Depuis de longs mois déjà, je ne fréquentais presque plus l’argilière, les jours de beau temps parce que je ne m’y sentais plus la bienvenue, habillée à l’européenne au milieu de femmes au minimum voilées ou en Burka avec des sauvageons dont la seule loi est celle du plus fort et qui vous imposent leur musique à fond, crachent par terre et parlent très fort.




* l'invitée est une ancienne conseillère municipale d'opposition citoyenne de la précédente mandature.




jeudi 3 août 2023

Première Dame de France

 


Geneviève de Fontenay
1932 - 2023 



« On peut juger une race sur l'allure de ses femmes. »

Jean Raspail








Encore un coup de Matteo et Kevin

 

source P.N et Actu76



Il se trouve qu'une de mes filles est aussi infirmière à domicile, qu'avant de changer de secteur, elle a exercé plusieurs années sur les hauts de Rouen, que parfois, elle a eu peur.

Ce qui est arrivé à sa collègue de Saint Etienne du Rouvray, pourrait lui arriver à elle aussi. 

J'ai déjà cité ici,  Laurent Obertone, mais je vous le répète "la foudre de la violence gratuite peut tomber sur n'importe qui".

Même sur les "belles âmes" pro-migrants, complices et responsables de nos malheurs.


C.D




mardi 1 août 2023

1er août 14

 



Voici 109 ans, vers 16h, les clochers de France faisaient sonner leurs tocsins pour annoncer la mobilisation générale.


"Un  film fantomatique à l’Abel Gance devrait montrer des poilus de 14  errant dans la France d’aujourd'hui, qu’ils voient pour quoi ils ont tant  souffert" (Renaud Camus, juillet 2016)







"La France en a marre. Pourquoi ne parle-t-on pas de mon fils ?"

 

source le Figaro 31 juillet 2023


ENTRETIEN EXCLUSIF - La mère de l’adolescent de 15 ans, récemment tué à coups de couteau à La Haye-Malherbe (Eure), s’est confiée au Figaro.

«Je suis une maman en colère. Il n'y a pas d'appel à la vengeance mais je veux que la justice fasse quelque chose», explique Sophie, la mère d’Enzo. Son fils de 15 ans a été tué à coups de couteau par un adolescent du même âge, samedi 22 juillet, à La Haye-Malherbe, une petite commune de l’Eure.


Le silence du monde politico-médiatique

La mère d’Enzo déplore par ailleurs le silence des politiciens, des sportifs et des stars. «La France en a marre. Pourquoi ne parle-t-on pas de mon fils ? Parce qu'il ne vient pas d'une cité mais d'une petite commune de 1400 habitants ? Parce que nous sommes restés dans le respect, le silence et le calme ? Pourquoi notre chef de l'État ne vient pas nous rendre hommage», s’interroge la mère de famille.









samedi 29 juillet 2023