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jeudi 5 novembre 2020
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CHRONIQUE - Ce n’est pas la République qui est visée par les islamistes, mais la France. Une France à la fois chrétienne et irrévérencieuse.
Par Eric Zemmour
Publié le 30 octobre 2020 à 06:01, mis à jour le 30 octobre 2020 à 09:55
Ils n’ont que ce mot à la bouche. À gauche comme à droite, et au centre, à la France insoumise mais aussi au Rassemblement national. C’est le point de consensus entre Macron, Le Pen, Mélenchon et les autres. La République sur tous les tons et à toutes les sauces. La République comme réponse à tout. Un extraterrestre qui débarquerait en France pourrait croire que la France est sous la menace d’un putsch monarchiste, et que tous les Républicains doivent s’unir.Il n’en est rien: la République n’est pas menacée et c’est peut-être pour ça qu’elle est si défendue. La République, ses valeurs et sa sacro-sainte laïcité. La réponse du président aux attentats islamistes, c’est la République. Et son arme est la laïcité.
Qui y croit sérieusement? Qui croit qu’un homme prêt à décapiter un professeur parce que celui-ci a insulté Allah sera arrêté par les règles de la laïcité? On n’est pas dans le même registre. D’un côté, des règles juridico-politiques ; de l’autre, une foi fanatisée qui veut imposer un système juridico-politique de remplacement: la charia. Ce n’est pas la République qui est visée, mais la France. Une France à la fois chrétienne et irrévérencieuse, la France des croisés et de L’Assiette au beurre.
Dans la bouche de nombre de politiques, la République est, depuis des années, le moyen commode de ne plus prononcer le mot France. Cette France qui doit se fondre dans l’Europe. La France qui sous-entend un enracinement, une histoire, une géographie, un peuple, une culture, des mœurs. Bref, une civilisation. Une France à laquelle on doit s’assimiler. À Rome, faire comme les Romains. Et à Paris, faire comme les Parisiennes. La République, c’est plus commode, cela signifie seulement une légalité superficielle qui fait consensus. Au-delà commencent les ennuis.
Les territoires perdus de la République sont les territoires perdus de la France. Des enclaves qui, parce qu’étrangères, sont devenues le terreau d’une contre-société fondée sur les règles islamiques. Un contre-pays: l’oumma. Une contre-civilisation qui produit terroristes islamistes et délinquants bas de gamme. Le djihad pour tous. Malraux l’avait dit: «Une civilisation, c’est ce qui s’agrège à une religion.»
C’est parce que la classe politique a voulu se débarrasser de la France qu’elle a fait de la République un tigre de papier. Une République réduite à des valeurs abstraites et à une laïcité limitée à la liberté de croire ou de ne pas croire, et à la neutralité de l’État, en oubliant son troisième pilier, à savoir un «devoir de discrétion» des religions dans l’espace public qui, en évacuant Dieu du débat, permet seule un affrontement rationnel au sein de l’espace des idées et des convictions. La République peut être unitaire ou fédérale, italienne ou américaine, libérale ou populaire, laïque ou islamique. Seule la France est française. Et comme disait Péguy, dans sa célèbre formule: «La République, notre royaume de France.»
« C’est très bien de planter des bougies, de mettre des fleurs, de pleurer, de mettre des photos etc… Mais je ne comprends pas pourquoi ces manifestants, qui étaient très nombreux à ce moment-là, ne sont pas partis en cortège pour aller faire une gigantesque manif devant une ambassade de pays arabe, l’une des plus salafistes possibles – pas ça qui manque ! – en cassant quelques carreaux, en faisant beaucoup de bruit etc… En manifestant une réelle indignation ! Il n’y a pas de colère… Et tant qu’il n’y a pas de colère, je ne vois pas du tout comment on s’en sortira. »
Jean Raspail (colloque de l'institut de l'Iliade / avril 2016)
par Gilles William Golnadel, Figaro Vox du 19 octobre 2020
Pour rien au monde, je n’aurais mis un bout de mon pied place de la République. Je ne supporte plus le symbolique. République, mot galvaudé, transformé en mantra que l’on utilise en gargarismes. Pour ne pas dire État et encore moins nation.
Je ne supporte plus la vue des bougies et le bruit des incantations. Vingt ans à prendre des coups par les petits marquis de la gauche morale sentencieuse qui aurait encore l’indécence de vouloir prendre en charge l’organisation d’une manifestation dont elle a effectivement une grande part de responsabilité morale dans sa survenance.
Vous auriez voulu que je marche à côté des cadres sans militants de SOS-Racisme qui auront passé leur temps à traiter de racistes ceux qui il y a dix ans alertaient des dangers de l’islam politique ou radical? Vous auriez voulu que je mêle mes pas avec ces antiracistes de carnaval qui, il y a encore peu, considéraient comme haineux ou injurieux d’évoquer l’antisémitisme islamique et qui ont vainement traîné devant les tribunaux mon ami Georges Bensoussan. C’était évidemment avant les grands massacres.
Vous auriez voulu que je me commette avec l’UNEF qui organise des camps racisés? Avec la LDH qui n’avait d’yeux que pour Ramadan et les jeunes filles voilées? Vous auriez voulu sans doute que je défile derrière ces syndicats d’enseignants qui il y a encore peu niaient la difficulté d’enseigner dans les classes la Shoah. Vous avez oublié sans doute qu’il n’y a pas 20 ans certains d’eux expliquaient doctement qu’il ne fallait pas prendre au pied de la lettre les enfants qui en traitaient d’autres de «juifs».
À moins que vous ayez imaginé que je puisse faire un petit bout de chemin, au nom de l’union nationale, avec à ma gauche M. Coquerel et Mme Obono. Le premier qui, il n’y a pas encore longtemps, accompagnait une centaine de sans-papiers occuper la basilique Saint-Denis dont il ignorait sans doute qui elle abrite. La seconde qui décernait hier encore des brevets d’antiracisme à la très antisémite Bouteldja, mutique avec ses indigénistes depuis vendredi soir.
J’aurais pu également aller bras dessus- bras dessous avec leur lider maximo ou avec la sénatrice Benbassa. Ils m’auraient raconté , yeux embués ,l’ambiance qu’il y avait à la grande manifestation constellée d’étoiles jaunes contre cette redoutable islamophobie qui ensanglante la France. Cet évènement organisé par le sieur Majid Messaoudene, élu de Seine-Saint-Denis, boute-en-train irrésistible lorsqu’il s’agit de blaguer sur les massacres de Mohamed Merah.
Mais désolé, je ne chemine pas aux côtés des fabricants de cigarettes lorsque je marche contre le cancer. Seulement m’intéressent les actes, et les incantations du type «ils ne passeront pas!», puisées au demeurant inconsciemment dans la geste révolutionnaire marxiste, servent de faux-semblants. Je constate que le dernier angle mort d’une vision du réel qui s’améliore même du côté de chez les myopes demeure la mise en cause de l’immigration illégale, massive et donc invasive.
Une réalité tellement éclatante qu’elle en est aveuglante. En quinze jours, un migrant pakistanais et un migrant tchétchène qui n’auraient pas dû se trouver sur le territoire national, l’un avec un hachoir, l’autre avec un couteau à décapiter une tête bien faite, ont voulu venger leur prophète. Fort peu de responsables politiques et médiatiques ont osé incriminer la réalité de la dangerosité de l’immigration islamique massive et illégale.
Non pas évidemment que tous les migrants musulmans soient dangereux. Il s’en faut de beaucoup. Mais compte tenu de la dangerosité statistique d’une partie de ceux déjà installés sur le territoire français et qui fait que les services de renseignements antiterroristes sont d’ores et déjà saturés, toute arrivée nouvelle accroît le danger déjà infernal. Le fait que la France officielle demeure hermétique à ce raisonnement purement arithmétique, exclusif de tout essentialisme, prouve à quel point cette fermeture psychologique au réel est de nature suicidaire.
Le combat intellectuel et culturel contre l’immigration illégale imposée de force au peuple français est un combat existentiel. Tout le reste n’est que bruit, esquive, hypocrisie, frime et jactance. Vous verrez que dans quinze jours, quand le nom de Paty commencera à être moins sur les lèvres françaises, que cet homme courageux reposera dedans la guerre froide, il se trouvera de belles âmes ou des forts en gueule qui nous expliqueront avec hauteur que nous sommes abusés par nos sens, que l’immigration est une aubaine pour la France et que celle-ci n’est pas un coupe-gorge.
De quoi est donc faite cette religion, l'islam, qui pousse des hommes jeunes à perpétrer des attentats planifiés qui ont pour but premier, la décapitation d'un homme ? Est-elle inspirée par le Diable pour fanatiser ainsi et engendrer autant de haine pour l'impie ? Voilà bien longtemps que j'ai cessé de croire en la fable qui nous présente l'islam comme une religion d'amour et de paix.
Après avoir en 2012 assassiné des enfants dans la cour de récréation d'une école maternelle, puis des militaires chez eux, en 2015 des journalistes, des dessinateurs et des citoyens lambdas comme vous et moi, il ne se passe plus quelques semaines depuis lors, sans un attentat islamiste. Nous en sommes à 267 victimes depuis 2012 !
Il s'appelait Samuel Paty. Je ne sais rien de ses opinions politiques et c'est sans importance. Ce qui m'importe, c'est qu'il était un homme de convictions et qu'il tenait à mener à bien sa mission de professeur d'histoire au prix du risque que fait peser sur nous tous, la lâcheté de nos gouvernants depuis quatre décennies. Une lâcheté vis à vis de l'islamisation rampante de la société française qui risque bien d'emporter tout ce en quoi nous croyons et que nous partageons.
Samuel Paty est un héros du quotidien, un obscur qui mérite tout notre respect pour avoir porté haut nos valeurs, celles de la France éternelle, héritées de sa souche judéo chrétienne et des lumières .
Depuis Victor Hugo, beaucoup pensent que les problèmes de la société française ne peuvent se résoudre que par l'éducation et l'école. C'est sans doute une des raisons pour laquelle, c'est un professeur d'histoire qui a été ciblé par les islamistes. Déstabiliser l'école, infiltrer les esprits dès le plus jeune âge et détruire l'inconscient national, pour finir de déstabiliser la société toute entière.
Le projet final n'est pas comme semble le penser Macron, le séparatisme, mais bien, à terme, la conquête de la France dans son intégralité. Notre pays est infiltré de toutes parts : écoles, hôpitaux, justice, armée, associations sportives, jusqu'à notre police nationale et lorsque ce ne sont pas par les islamistes directement, c'est par les collabos, cette cinquième colonne qui gangrène la presse et les médias en général.
C'est une guerre, une vraie celle là et non pas une gaminerie comme celle contre la Covid. On ne gagne pas une guerre en laissant au quotidien s'infiltrer l'ennemi. Que les belles âmes continuent de défiler, de se rassembler, d'allumer des bougies, d'écrire des poèmes et de déposer des gerbes de fleurs. C'est peut être nécessaire pour les bisounours et c'est, bien sûr, encouragé par les enfumeurs du "pas d'amalgame". Mais s'en contenter, c'est la soumission garantie à l'islam d'ici quelques années.
La victoire contre cette idéologie totalitaire passe par un grand nettoyage dans les banlieues et dans toute la société en général. Elle passe par l'expulsion du territoire national des étrangers et des bi-nationaux fichés S, des imams aux discours de haine. Elle passe par la relégation et la déchéance de la nationalité française pour ceux qui œuvrent et collaborent avec l'ennemi. Enfin, il faut stopper l'immigration, sous toutes ses formes, le regroupement familial (récemment élargi par les macronnards) et supprimer le droit du sol en le remplaçant par le droit du sang. C'est là, le prix de notre salut et celui de la civilisation française.
En hommage à Samuel Paty mais aussi parce que notre Nation est aujourd'hui en deuil, écoutons le Requiem de Mozart, cette œuvre que Jean Raspail choisit pour bande sonore, si je puis dire, de son roman le Camp des Saints.