Le blog d'un contemporain du crépuscule - Membre de l'Internationale Réactionnaire
"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"
Louis Ferdinand Céline
Louis Ferdinand Céline
jeudi 8 mars 2018
mercredi 7 mars 2018
«Mai 68, la grande désintégration»
Éric Zemmour : «Mai 68, la grande désintégration»
Maintenant on sait. On sait que Mai 68 n'était qu'une ruse de l'histoire. On sait que le marxisme emphatique des jeunes révolutionnaires n'était qu'une manière détournée de faire le jeu du marché. On a lu Régis Debray, dès 1978, et Luc Ferry, au milieu des années 1980. Avant eux, l'Américain Christopher Lasch, et tous les autres depuis. On sait que la «crise de civilisation» diagnostiquée alors par Georges Pompidou était surtout une mutation du capitalisme, qui passait d'un système fondé sur la production, l'industrie et l'épargne, à une économie basée sur la consommation, les services et la dette.
On sait que même la «grève générale», rêve séculaire de tous les syndicalistes, a été noyée sous les augmentations de salaires - bientôt dévorées par la dévaluation du franc et l'inflation - et le retour de l'essence dans les stations-service pour les départs du week-end de la Pentecôte.
On sait que le talent du slogan travaillé dans les ateliers de la Sorbonne s'est reconverti dans les agences de publicité. On sait que la libido des étudiants de Nanterre qui voulaient aller dans le dortoir des filles s'est transmuée en pulsion de consommation. On sait que leur universalisme utopique a fait le lit du marché mondial des capitaux et des marchandises.
On sait que leur antiracisme généreux a forgé dans l'ouest de l'Europe des sociétés multiculturelles où chacun suit sa coutume, ses racines, sa loi religieuse. On sait que l'austérité virile des militants maoïstes a été subvertie et vaincue par le féminisme hédoniste du MLF et des mouvements «gays».
On sait que Mai 68 a commencé avant mai 1968. A Vatican II, avec la chute de la pratique du catholicisme. Ou en cette même année 1965, avec la fin du baby-boom démographique. Ou en 1967, avec la légalisation de la pilule. Ou avec les émeutes raciales de Los Angeles ou les manifestations contre la guerre du Vietnam, ou l'émergence du «politically correct», la défense véhémente des minorités.
On sait que Mai 68 n'a pas été seulement français, mais occidental (Italie, Allemagne, Etats-Unis), et même européen (Prague) et même mondial (Mexique). On sait que Mai 68 a été cependant la voie française pour fermer le ban de l'histoire révolutionnaire du pays en faisant une ultime révolution pour rire. Une dernière révolution mais sans mort ou presque. Une révolution faite au nom du peuple par les fils de la bourgeoisie. Comme 1789 et 1848. Et, comme d'habitude, disait déjà Marx à propos de 1848, l'histoire se répète, la première fois en tragédie, et la seconde en farce.
Mai 68, ce fut farces et attrapes.
On sait que même la «grève générale», rêve séculaire de tous les syndicalistes, a été noyée sous les augmentations de salaires - bientôt dévorées par la dévaluation du franc et l'inflation - et le retour de l'essence dans les stations-service pour les départs du week-end de la Pentecôte.
On sait que le talent du slogan travaillé dans les ateliers de la Sorbonne s'est reconverti dans les agences de publicité. On sait que la libido des étudiants de Nanterre qui voulaient aller dans le dortoir des filles s'est transmuée en pulsion de consommation. On sait que leur universalisme utopique a fait le lit du marché mondial des capitaux et des marchandises.
On sait que leur antiracisme généreux a forgé dans l'ouest de l'Europe des sociétés multiculturelles où chacun suit sa coutume, ses racines, sa loi religieuse. On sait que l'austérité virile des militants maoïstes a été subvertie et vaincue par le féminisme hédoniste du MLF et des mouvements «gays».
On sait que Mai 68 a commencé avant mai 1968. A Vatican II, avec la chute de la pratique du catholicisme. Ou en cette même année 1965, avec la fin du baby-boom démographique. Ou en 1967, avec la légalisation de la pilule. Ou avec les émeutes raciales de Los Angeles ou les manifestations contre la guerre du Vietnam, ou l'émergence du «politically correct», la défense véhémente des minorités.
On sait que Mai 68 n'a pas été seulement français, mais occidental (Italie, Allemagne, Etats-Unis), et même européen (Prague) et même mondial (Mexique). On sait que Mai 68 a été cependant la voie française pour fermer le ban de l'histoire révolutionnaire du pays en faisant une ultime révolution pour rire. Une dernière révolution mais sans mort ou presque. Une révolution faite au nom du peuple par les fils de la bourgeoisie. Comme 1789 et 1848. Et, comme d'habitude, disait déjà Marx à propos de 1848, l'histoire se répète, la première fois en tragédie, et la seconde en farce.
Mai 68, ce fut farces et attrapes.
La destruction de la famille
Le général de Gaulle avait joué le rôle de Richelieu et celui de Louis XIV ; les rebelles de la Sorbonne jouèrent donc aux enragés de 1793. La cible était idéale. De Gaulle, c'était tout à la fois le dernier père avant les papas poussettes, le dernier chef avant les managers, la dernière incarnation de la nation avant la dissolution de la nation, le dernier homme avant les adolescents féminisés.
La cible était parfaite et peu importe qu'elle ait elle-même préparé le terrain, par de nombreuses mesures «émancipatrices», à ceux qui allaient le renverser. Sa mort, en 1970, était concomitante de la loi qui mettait un terme à la puissance paternelle dans la famille.
Balzac avait dit que la mort du roi sur la guillotine avait été la mort de tous les pères. L'histoire repassait les plats avec la mort de De Gaulle. Les pères n'étaient plus que des papas, et les papas, que des secondes mères. La famille patriarcale passait sous le règne du matriarcat, dont les hommes s'échappaient, par le corps (explosion du nombre des divorces ou des familles monoparentales) ou par l'esprit. L'égalitarisme révolutionnaire passait partout, entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les parents et les enfants, même entre les différentes sexualités. Il était interdit d'interdire. Tous égaux, tous sujets, tous dotés de droits.
On n'était plus une famille, avec un père, une mère et des enfants, mais «on faisait famille» avec des individus égaux en droits, aux sexualités diverses. La famille n'est plus le lieu de la transmission, d'un héritage culturel et matériel, mais le lieu de l'épanouissement des individus. C'est là où les nécessités du marché (devenir un consommateur) rejoignent les anciens fantasmes révolutionnaires (détruire la famille bourgeoise). Là où les libéraux s'allient aux libertaires. Là où les mouvements féministes s'allient aux mouvements homosexuels, devenus «gays». Là où les minorités sexuelles s'allient aux minorités ethniques. Avec un ennemi commun: le mâle blanc hétérosexuel occidental.
Mai 68 voit la remise en cause de toutes les identités
Un des slogans de Mai 68 était: tout est politique. Ils ne parlaient pas en l'air. Tout: famille, école, Eglise, parti, syndicat, sexe, nation, toutes les structures hiérarchiques et verticales seraient subverties et renversées. Mises à bas. Toutes les identités seraient remises en cause. Au nom de la liberté, on n'avait que des droits. Au nom de l'égalité, la société n'avait que des devoirs. Au nom du marché, on était un individu roi à qui il était interdit d'interdire. Mais, au nom de l'ancienne vulgate marxiste, nous sommes tous des «damnés de la terre» qui devront faire rendre gorge à notre ancien maître: le père, le prof, le patron, le prêtre, le ministre et, plus largement, l'homme, le blanc, le Français. La majorité est sommée de s'incliner et de se soumettre aux minorités.
La redécouverte dans les années 1980 de Tocqueville, considéré comme un horrible aristocrate libéral par les révolutionnaires marxistes des années 1960, permettait de retourner l'antique malédiction des démocraties: puisque Tocqueville avait bien vu que le danger était la dictature des majorités sur les minorités, il fallait empêcher par tous les moyens cette tyrannie majoritaire. Au nom des droits de l'homme, on donna donc aux juges le moyen de contenir la moindre contrainte, la moindre «discrimination» de la moindre minorité. La démocratie n'était plus le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple, mais le pouvoir du juge, au nom du droit, pour les minorités. Le résultat ne se fit pas attendre: au nom de la nouvelle religion des droits de l'homme, le principe sacré de «non-discrimination» affirmait la tyrannie du juge et des minorités. On appelait cela avec emphase «l'Etat de droit».
Les anciens révolutionnaires qui avaient retenu de Marx que le droit en général, et les droits de l'homme en particulier, n'était que l'arme de la bourgeoisie pour affermir son pouvoir et contenir les assauts du prolétariat, retournèrent leur veste avec maestria et devinrent les défenseurs les plus forcenés des droits de l'homme. C'était leur nouvelle religion séculière après le communisme. Après la défense du prolétariat, la défense des minorités. Après la lutte contre le capitalisme, la lutte conte le néocolonialisme. Après le communisme, l'antiracisme. Religion dont ils devinrent les nouveaux prêtres. La religion avait changé, mais les bûchers de l'Inquisition étaient allumés par les mêmes. Les fascistes d'avant étaient seulement devenus les racistes d'aujourd'hui.
La victoire de l'existentialisme
La pensée conservatrice affirme depuis longtemps qu'une nation n'est qu'une famille de familles. Il était inéluctable que la désagrégation de l'une entraînât celle de l'autre. Le constructivisme né dans les cerveaux des théoriciens français - Deleuze, Guattari, Foucault - nous revenait auréolé de son passage dans les campus américains des années 1960. Rien n'était naturel, tout était social. Rien n'était biologique, tout était culturel. C'était la victoire absolue de l'existentialisme de Sartre. On ne naît pas femme, on le devient. Ou pas. On ne naît pas homme, on le devient. Ou pas. On ne naît pas français, on le devient. Ou plus.
Tous les instruments de l'assimilation - prénoms, vêtements, langue, école, histoire, culture, cuisine -, qui avaient permis l'intégration de générations d'immigrés venus de toute l'Europe, étaient rejetés au nom du respect des cultures et du prestige de la «diversité». Là encore, la conjonction très française de la liberté et de l'égalité, du libéralisme mais aussi de l'ancienne vulgate marxiste, faisait des ravages. Libres de suivre et d'imposer sa culture d'origine, sa tradition, sa religion, même si elle vient en contradiction avec la culture dominante de la France ; mais égaux, au nom du scrupuleux respect du principe de «non-discrimination».
Cette double injonction est destructrice de la nation, qui n'est plus qu'un territoire sans passé où cohabitent des communautés diverses, au nom d'un «vivre-ensemble» oxymorique. Mais c'est bien l'objectif. Daniel Cohn-Bendit disait, bien des années après ses «exploits» de Mai 68: «Le peuple français n'existe pas ; et la notion même de peuple n'existe pas.» Le véritable héritage de Mai 68 est sans doute là, dans cette destruction voulue, pensée, imposée, des individus, des familles, des peuples, des nations. Ce nihilisme anarchisant s'épanouit au nom d'un universalisme totalitaire hérité du marxisme, marié avec le libéralisme de marché et qui n'a plus comme objectif de sacrifier la bourgeoisie sur l'autel du prolétariat, mais les peuples européens sur l'autel du métissage généralisé.
Mai 68 a gagné depuis longtemps. Les rebelles sont devenus le pouvoir. Un pouvoir qui se prétend toujours rebelle. Et qui traite toujours ses opposants de conservateurs. Alors que les conservateurs, ce sont eux. Mais la révolte gronde. Elle est disparate, éclatée, divisée. C'est le succès de la Manif pour tous, en 2013, contre le mariage homosexuel. C'est le réveil d'un catholicisme identitaire qui a compris le danger de l'islam. Mais c'est aussi, dans les banlieues, un patriarcat islamique souvent virulent, et parfois violent, porté par les «grands frères», qui se vit en opposition avec le féminisme de leur société d'accueil.
C'est même, sans qu'elles le comprennent elles-mêmes, la montée en puissance d'un néopuritanisme féministe qui, au nom des droits des femmes, remet en cause l'hédonisme libertin des anciens soixante-huitards, qu'ils soient producteurs de cinéma, photographes ou politiques. C'est enfin, à l'est de l'Europe, la coalition de peuples qui entendent bien sauvegarder tout à la fois leur cohérence nationale et leurs racines chrétiennes.
Toutes ces révoltes ne se valent pas. Elles sont même souvent antinomiques, et même adversaires. Elles sont toutes le produit de la désagrégation des sociétés occidentales depuis Mai 68, de toutes les identités, individuelles, familiales, religieuses, et nationales.
Sur les ruines de Mai 68, il faudra un jour reconstruire.
par Eric Zemmour /Le Figaro 2 mars 2018
samedi 24 février 2018
vendredi 23 février 2018
Maréchaliste !
S'il subsiste une chance pour nos petits enfants de vivre en France, c'est elle qui l'incarne.
Alors soyons Maréchaliste, tendance Marion !
CD
mardi 20 février 2018
Conseil municipal
Conseil municipal, jeudi 22 février, heure et lieu habituels.
On y discutera du budget de la commune et si vous souhaitez savoir combien ont généré de pertes financières les folies immobilières du maire (rien qu'en 2017 plus de 220.000 euros...) si vous voulez connaitre le montant de l'aide de la commune aux projets pédagogiques des écoles bihorellaises (une misère) et le comparer aux subventions accordées à certaines associations...Bref, comprendre où et comment sont engloutis vos impôts, pourquoi la piscine est fermée et Notre Dame des Anges menacée de ruine et bien c'est le moment d'assister au conseil municipal !
CD
jeudi 15 février 2018
Zemmour, Blanquer et les "pédagogistes"
Ne vous privez pas d'un moment de plaisir, écoutez Zemmour...
mercredi 14 février 2018
mardi 13 février 2018
lundi 12 février 2018
dimanche 11 février 2018
Sunt verba et voces, praetereaque nihil (1)
![]() |
| Injonction à un maire après ses trois mandats |
A peine fus-je assis dans la salle du Chapitre vendredi 2 février, que je me demandais ce que j’étais venu faire là ? Assister une
fois encore au sempiternel numéro de claquettes du maire, l’écouter énoncer les
mêmes antiennes (Bihorel perd des habitants) et l’entendre chouiner (l'état est méchant), voilà ce qui m’était promis pour les
deux heures à venir. Je ne fus pas déçu, il respecta dans les grandes lignes,
le programme que j’attendais.
La presse locale a publié dans les éditions de la semaine un
résumé des annonces du maire (fermeture définitive de la piscine, urbanisation galopante) et
de cet exercice d’auto-satisfaction auquel il se livra pour décrire son
action à mi-mandat. Aussi, je ne reprendrai pas dans ces colonnes le menu dans le détail.
Évidemment, cette presse servile se garda bien cette semaine
de mentionner les principales prises de parole des habitants relatives à l’insécurité
au plateau des Provinces (dégradations des halls d’immeubles, voitures
saccagées à coups de barres de fer, insultes, crachats, vols de sacs à main,
liste non exhaustive…). Cela dit, il faut bien reconnaitre que notre police
municipale fait de son mieux, la nationale aussi sans doute, mais toutes deux
sont desservies par une justice laxiste qui permet, selon les dires des
habitants concernés, qu’à peine arrêtées, les racailles soient de retour 24 ou 48
heures plus tard sur les lieux...On ne peut rendre responsable le maire de
Bihorel de l’impéritie des gouvernements qui se succèdent depuis quarante
ans.
L'autre sujet qu’oublia de mentionner le petit rapporteur de la
locale de PN, fut l’intervention de M. Valet du Comité Non à la déviation
BIHOREL / ROUEN (2). Les travaux du tunnel de la grand mare sont à peine terminés que déjà des
interventions de maintenance nécessitent la fermeture plusieurs nuits par
semaine de l’ouvrage, entrainant le passage entre les habitations de toujours
plus de camions.
A cela, le maire ne répond que par des génuflexions à Saint Contournement Est dont la date de démarrage de construction n’est pas encore connue alors, quant à celle de son achèvement… Au plateau des Provinces encore de « belles » années de nuits blanches en perceptive pour les habitants, sans que cela n’émeuve ni le maire, ni le préfet.
A cela, le maire ne répond que par des génuflexions à Saint Contournement Est dont la date de démarrage de construction n’est pas encore connue alors, quant à celle de son achèvement… Au plateau des Provinces encore de « belles » années de nuits blanches en perceptive pour les habitants, sans que cela n’émeuve ni le maire, ni le préfet.
Si le contenu de cette réunion ne m’a pas déçu parce que convenu et attendu, la forme, elle, fut plus décevante. L’invitation indiquait « venez échanger avec vos élus ». Bon dès l’entrée dans la salle, on comprenait que ce serait le « Pascal power point show » car ses berniques assises au premier rang tournaient le dos aux Bihorellais et dans le rôle du silence, il faut avouer ma foi qu’elles furent parfaites.
Mais, si je me souviens bien, Pascal Houbron fut élu par 51%
des votants en 2014 (un minimum en démocratie) et ne représente du coup qu’un
Bihorellais sur deux puisque 49% d’entre eux ne votèrent pas pour lui, dont
votre serviteur, faut-il le préciser ?
A ma grande déception, je ne pus échanger « avec mes élus », ceux de Bihorel rassemblée, non invités à s’exprimer de façon contradictoire sur le bilan du petit Pascal et à répondre aux questions de leurs électeurs. La démocratie locale serait sortie grandie si eux aussi avaient pu s'exprimer mais en la matière, nous le savons bien, mes chers Compatriotes, le maire n’a jamais été très bon et le cancre fait peu d'efforts.
A ma grande déception, je ne pus échanger « avec mes élus », ceux de Bihorel rassemblée, non invités à s’exprimer de façon contradictoire sur le bilan du petit Pascal et à répondre aux questions de leurs électeurs. La démocratie locale serait sortie grandie si eux aussi avaient pu s'exprimer mais en la matière, nous le savons bien, mes chers Compatriotes, le maire n’a jamais été très bon et le cancre fait peu d'efforts.
Il faut malheureusement reconnaitre que les élus de l’opposition
se firent remarquer par leurs absences à l’exception près de Mme Bonneau, (Mme
Jérôme, souffrante était excusée), mais Mme Dubec avait sans doute piscine et n’était
pas présente.
Dommage, que celle qui se considère depuis la défection de Benoit Pétel comme la « première » de liste et à qui l’on prête des ambitions communales (et plus si affinités) se dérobe ainsi. Tout à fait entre nous, je ne suis pas sûr que les Bihorellais ce soir-là, s’aperçurent de son absence…
Dommage, que celle qui se considère depuis la défection de Benoit Pétel comme la « première » de liste et à qui l’on prête des ambitions communales (et plus si affinités) se dérobe ainsi. Tout à fait entre nous, je ne suis pas sûr que les Bihorellais ce soir-là, s’aperçurent de son absence…
Vous l’aurez compris, mes chers Compatriotes, la soirée fut préemptée par la clique et la claque du petit marquis. Alors, prendre la parole dans ce contexte, revenait à faire une tentative d’évangélisation au beau milieu d’une mosquée un vendredi pendant la prière et si j’ai le gout du risque, je n’ai pas celui de l’inutile.
Au final, une opération de communication vaine parce qu’elle
ne prêcha que des convertis. Incapable de développer un projet fédérateur des Bihorellais pour l'avenir de notre commune, le maire montra une fois encore ses limites. Son bilan, même si ce n'est pas celui de mi-mandat mais de 17 années à la tête de Bihorel, se résume en peu de mots: toujours plus bas.
Qu'il semble loin le rêve d'Alfred Caron de faire de Bihorel, le joyau des hauteurs de Rouen. Pascal Houbron travaille depuis trois mandats de maire à faire perdre l'âme de ce qui restait encore à la fin du vingtième siècle, une commune "village". Digérée par la métropole, Bihorel s'efface peu à peu dans une pseudo modernité non choisie par une majorité mais imposée par quelques uns et disparait lentement car livrée aux promoteurs.
J'ai connu un Bihorel où il faisait "bien vivre ensemble chez nous à Bihorel", celui de Jean Freret. A l'époque, la commune était attractive de par son charme, sa tranquillité. Sa piscine certes ne s'appelait pas "Transat", point de toboggan, de bains bouillonnants et autres niaiseries mais elle avait l'avantage d'être ouverte et le mérite de fonctionner, elle !
Oui, nous y étions bien ensemble chez nous, à l'époque les Bihorellais ne se regardaient pas avec suspicion pour savoir lequel d'entre eux allait vendre sa maison à un promoteur qui allait pourrir avec ses constructions la vie du voisinage et polluer l'entourage.
Jean Freret n'aurait lui jamais laisser défigurer le clocher de Notre Dame des Anges pour 30.000 euros (0,3% du budget communal, Houbron en est là...), sans doute lui savait-il ce que les mots patrimoine et histoire signifient ainsi que respect du cultuel et du culturel.
Le maire actuel est l’archétype de cette droite en carton pâte, inculte, dont les élus ne se sentent dépositaires de rien, sans colonne vertébrale idéologique, gestionnaires à la petite semaine et dont le seul soucis est de briller comme un miroir de bordel sur les photographies des revues institutionnelles et autres publications locales pour assurer leurs réélections et le plus important, conserver les émoluments associés à leurs mandats. Enlaidir Bihorel et lui faire perdre son âme, c'est pour notre petit marquis, poussière de comète.
En écoutant l’auto-satisfait ce soir-là de février 2018 à la salle du Chapitre, j'ai fini par m'ennuyer et quitter l'endroit avant la fin. En remontant dans ma voiture, songeur j'ai souri en pensant à Érasme qui écrivait " Chacun aime l'odeur de son fumier" et trouvé que cela qualifiait parfaitement ce que je venais d'entendre.
CD
(1) "des mots et des paroles et rien de plus" Horace ou les pages roses du dictionnaire, comme l'écrivait Céline.
(2) lien vers la page facebook du comité
(2) lien vers la page facebook du comité
samedi 10 février 2018
Samedi soir
Mes chers Compatriotes, une chanson à "texte" par des chanteuses "engagées" (comme l'on disait à gauche dans les années 60/70). Peu de chance qu'elles passent à "the voice" ou représentent la France lors du prochain "Eurovision".
CD
ps: merci à Nathalie pour cette découverte musicale
ps: merci à Nathalie pour cette découverte musicale
vendredi 9 février 2018
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