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| Insignifiance (deux petits détails) |
Le show "Etat d'Esprit" a pris fin jeudi dernier. Le barnum est démonté, la très à gauche et bihorellaise Sophie Dionisi a encaissé, pour le compte de sa société, les 88.000 euros de commission pour la vente de Bihorel. Les marionnettes s'en sont retournées dans leurs mairies respectives et J.P.Tiffon est parti faire tourner des ballons sur son nez sous d'autres latitudes. Soyons néanmoins conscients qu'un comique troupier de ce genre est parfois officiellement nommé par l’État français comme garant d'un débat public. Cela nous donne un aperçu de la pantalonnade qu'est devenue de nos jours la démocratie française.
Ce débat aura dégonflé comme une baudruche le dossier de la fusion. Aucune des six réunions n'aura permis de mettre en évidence un seul argument qui aurait été le début d'une preuve qu'avec la fusion, demain serait radieux. Je ne reviendrai pas sur la prestation de chacun des intervenants lors de cette dernière réunion. Sauf peut être sur celle de Jean Pierre Férès, la plume du Freluquet, qui à l'oral nous aura débité fadaises et billevesées avec autant d'enthousiasme qu'une huitre du Cotentin.
Notons enfin qu'aucun élu des BVAB (Bihorel Vendu A Bois guillaume) liste du maire, majoritaire au conseil municipal bien que minoritaire dans la commune (42%), n'aura pris la parole pour défendre une fusion qu'ils applaudiraient tous, soi-disant, des deux mains. Y-aurait-il du mou dans la corde à nœuds de l'unanimité chez les freluquistes ou le simple rôle de plantes vertes au premier rang qui leur a été dévolu pendant le débat, les aurait-il comblé? A moins qu'on ne les ai muselés de crainte qu'ils ne nous sortent une énormité comme certains d'entre eux en sont coutumiers. On ne peut pas se permettre d'envoyer deux fois de suite les grands mères bihorellaises à l'hospice pour faire de la place aux promoteurs.
Maintenant que la Démocratie Parade est terminée et en attendant le très important conseil municipal du 21 avril prochain (date de sinistre mémoire pour certains, moi j'en rigole encore), conseil lors duquel se décideront les modalités d'organisation du référendum du 26 juin ainsi que la question à laquelle les bihorellaises et bihorellais auront à répondre par oui ou par non, je vous propose de lire et méditer le texte de l'allocution de Jean Claude Ravenel, qui pour moi en ce 8 avril au soir, a synthétisé le mieux ces six réunions.
"Nous en sommes aujourd'hui à la sixième réunion publique concernant la possibilité d'une fusion entre Bihorel et Bois-Guillaume. Jusqu'ici, j'ai écouté attentivement les habitants qui se sont exprimés en faisant part de leurs interrogations, en posant une question. Que retenir des cinq réunions précédentes ?
D'abord, pour la première réunion l'exigence d'un référendum.
Puis, pour la seconde, la thématique des logements sociaux. Nous avons appris que le Maire d'une des deux communes, et il n'est pas bien difficile de deviner laquelle, voulait fusionner pour contourner la loi, c'est à dire aller vers le quota prévu par la loi SRU de logements dits sociaux sans avoir à les construire. Et dégât collatéral, l'autre commune qui avait son quota ne l'aura plus et ses habitants paieront l'amende prévue dans ce cas.
Au cours de cette même réunion, nous n'avons eu aucune précision sur ce que pourrait être le Plan local d'Urbanisme (PLU) de la nouvelle commune, après la période transitoire où coexisteraient les deux PLU actuels.
Ensuite, pour la troisième réunion qui traitait des services de proximité, le seul élément marquant qu'on a pu retenir est la diminution d'un tiers des effectifs des polices municipales . Monsieur le Maire de Bihorel a parlé d'un effectif de 10 au lieu de 15 aujourd'hui, sans doute pour plus de proximité sur un territoire plus vaste.
Pour la réunion concernant les associations rien à signaler, si ce n'est que tout va très bien aujourd’hui et les associations des deux communes collaborent dans une parfaite harmonie. Dans ces conditions, on peut s'interroger : pourquoi changer une équipe qui gagne ?
Enfin l'intitulé de la cinquième réunion était : quels moyens pour les projets d'avenir ?
Au cours des trois heures de débat, on a assisté à une laborieuse explication de possibilité de baisse des impôts. Mais il y a au moins une chose que tout le monde sait : c'est que -sauf situation personnelle particulière- nous n'avons jamais vu nos impôts baisser. En témoignent les impôts fonciers d'un contribuable : En 2000, il payait 950€ ; en 2003, 1030€ ; en 2006, 1126€, en 2008, 1193€ ; en 2009 1290€ ; en 2010, 1321€ soit 39% d'augmentation en dix ans .
En fait, seulement cinq minutes ont été consacrées au sujet de départ : quels moyens pour les projets d'avenir ?
Quels moyens ? le produit fiscal serait le même qu'aujourd'hui en additionnant celui des deux communes et encore faut-il pour qu'il en soit ainsi que l’État verse sur douze ans les 6 millions d'Euros qu'il a promis
Quels projets d'avenir ? Il semble que les seuls projets qui pourraient être d'avenir seraient un gymnase et une prison.
Donc les réunions thématiques n'ont pas éclairé le débat sur la justification d'une fusion.
Et c'est là que nous revenons au début de mon intervention : le 26 juin, sans doute, chaque commune aura l'occasion de dire OUI ou NON. Et répondre oui ou non, même à un long discours, même à une question fort longue, même à une auto-justification, c'est bien d'un REFERENDUM dont il s'agit.
Dès le 21 avril, commencera la campagne pour ce référendum non seulement pour apporter des arguments favorables ou défavorables à la fusion mais aussi pour inciter chacune et chacun à aller voter car c'est à chaque Bois-Guillaumaise et Bois-Guillaumais, à chaque Bihorellaise et Bihorellais de choisir son destin."
Je n'ai rien à ajouter, si ce n'est: Vive Bihorel et Vive Bihorel Libre !
Manu ad ferum
CD