"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

lundi 20 décembre 2010

Jacqueline de Romilly nous a quitté.


"Je ne suis pas très optimiste, ni pour les chères langues anciennes, ni pour la française, d'ailleurs, ni pour les humanités en général et, puis, guère plus pour l'avenir de notre civilisation. S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrerons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières"
Jacqueline de Romilly

dimanche 19 décembre 2010

Bien Bazarder Bihorel


Lundi 20 décembre, Conseil Municipal à 20h30, salle des mariages à la mairie de Bihorel :

Ordre du jour :
-         Il est proposé au conseil municipal d’adopter les délibérations suivantes :

1)      Le Conseil Municipal après en avoir débattu, autorise Pascal Houbron afin d’assurer son avenir politique personnel, à bazarder dans le cadre d’une fusion avec Bois Guillaume, la commune de Bihorel et ses 9.000 habitants.
2)       Le Conseil Municipal après en avoir débattu, décide de confier à un consultant  spécialisé la conception des supports d’information du public, l’organisation et l’animation du débat ainsi que la synthèse de celui-ci, d’une part parce que le Freluquet est  incapable de le faire lui même et que de toutes façons il a les chocottes d'en débattre en public avec les citoyens Bihorellais, mais aussi dans un soucis d’être certain de la mettre bien profond à ses administrés et sans oublier le coté cocasse de financer cette farce avec leurs impôts.
   Vu, le Freluquet

lundi 13 décembre 2010

Chatouillons "magouille droite"


Considéré comme un amuseur par les Verts Solidaires, catalogué de bouffon, « Zorro zéro masqué » et boite aux lettres par les Freluquetôlatres, les compliments sont toujours pour moi une motivation et une source d’inspiration. 
Aussi en cet hivernal dimanche, vous ai-je, à la façon des « Mazarinades » composé une « Houbronade ». 

Dans son p’tit costard étriqué
Petit Pascal le freluquet
Fut fait cocu par la justice
Il eut préféré que vous ne le sussiez
Car malgré que ses vieux complices
Très dévoués lui fussent
Du promoteur la bâtisse
On n’put lui mettre aucunement
Et c’est ainsi que Freluquet
Celui qui n’a pas de projet
Sûrement par derrière la glisse
L’addition de ses égarements
Il voudra que ses vieux complices
Sur nos impôts la fasse porter
Mais l’on mènera de dures luttes
Pour qu’à la fin le joueur de flûte
Fasse taire son instrument
Car comme il respire il nous ment

Bien Pétocher à Bihorel

L’écrivaillon de "Bien vivre à Bihorel" n’est pas le premier à se montrer très agacé par le fait que je signe mes billets d’un pseudonyme qui me maintiendrait dans un (très) relatif anonymat.
Mais ce besogneux n’est pas à une contradiction près. Il dénonce mon manque de courage : «dragases, Vengeur masqué et manquant cruellement de courage"...écrit-il dans un billet qu’il s’empresse, penseriez-vous  joignant la parole à l’acte, de signer de son nom.
Que nenni ! La hardiesse de ce « petit chose » ne va pas jusque là !
Signant "BVAB", il se planque ainsi derrière le nom de « Bien Vivre à Bihorel ». Les braillards de ce genre n’ont jamais entre les jambes une paire proportionnée à leur organe vocal.
Ce cher BAVB ; quelle témérité et quelle leçon de courage mais aussi et surtout quel tocard ! 
Dommage. Sur la toile depuis si peu et déjà discrédité.
C.D

vendredi 10 décembre 2010

Catastrophe, il neige en décembre!

Des catastrophes par Philippe Muray (tiré de "Après l'Histoire")

"Quand il ne fait pas de ski à travers Paris, Homo Festivus va se promener en moyenne montagne avec ses raquettes ; et déclenche une coulée de neige qui, dans un bruit de cauchemar, dégringole pour l’engloutir. Ou bien il participe, dans un petit port de pêche quelconque, à une Fête de la mer qui se termine en naufrage. Lorsque ce n’est pas son camping qui se retrouve noyé sous un torrent de boue. 
Toutes ces horreurs n’ont rien de drôle. Mais ce qui est singulier, c’est l’air de stupéfaction infinie, c’est l’expression de douloureuse surprise d’Homo festivus chaque fois que la Nature lui joue un de ses tours. La montagne serait méchante ? L’océan dangereux ? Les rivières peuvent grossir jusqu'à devenir des fleuves mortels ? Même la recherche systématique des responsabilités, les mises en examen, la traque des coupables, ne consoleront jamais Homo festivus de ce genre de trahison. Il n’y a qu’à voir, chaque hiver, lors de l’habituelle « vague de froid », qui se débrouille en général pour coïncider avec les vacances de février, tous ces gens bloqués sur les autoroutes, naufragés, coincés dans les trains arrêtés, et stigmatisant la négligence des autorités, pour comprendre qu’en fait, derrière toutes ces accusations, c’est la pensée magique qui est de retour, avec l’ère hyperfestive, même si les termes dans lesquels elle s’exprime ont un peu changé. On ne danse plus pour faire tomber la pluie ou la convaincre de cesser, mais on cherche les responsables s’il y a du verglas ; et on les lyncherait volontiers si on les avait sous la main. 
Depuis que le concret n’existe plus, les décors naturels, devenus terrains de jeux, se sont rapprochés vertigineusement des Idées platoniciennes. On exige d’eux, en plus, la même transparence que des affaires de l’état et de la vie privée des vedettes en vue. Homo festivus croit dur comme fer que la montagne ou l’océan sont synonymes du mot bonheur ; qu’ils n’ont été inventés que pour servir d’écrin à la perfection de son divertissement. Le moindre accident, dans ces conditions, devient un scandale ; et un coup de canif dans le contrat festif. Que la montagne ou la mer rappellent, de temps en temps, leur existence indépendante de la vision hyperfestive est une sorte de crime. Comme tous les enfants, Homo festivus prend son désir pour une réalité qui n’existe plus. Il ne veut pas envisager que la Nature puisse être tortueuse, vicieuse, compliquée. Sa puérile religion est censée l’assurer contre le hasard et les accidents, ces résurgences d’Ancien Régime, ces spectres d’un temps où l’on n’avait pas encore inventé le risque zéro."
 Paris, février 1998

lundi 6 décembre 2010

Bien Magouiller à Bihorel

A Bihorel, on ne peut même plus magouiller tranquillement. C’est un peu ce qu’exprime la réponse du plumitif du Maire au texte du CCVPN sur l’affaire Houbron/Chapitre et les 130.000 euros.
 « L'échec du projet d'extension du Centre est bien regrettable (ndlr : surtout pour nos impôts), mais il serait très injuste d'en faire porter la responsabilité à la seule collectivité (ndlr : le maire). Par sa politique d'obstruction systématique menée à l'encontre du projet, Monsieur Ravenel a contribué pour une large part à le faire capoter. »……….. « il a cherché à nuire autrement; d'où les multiples procédures qu'il a engagées. »
Et oui mes chers Compatriotes, figurez vous qu’à Bihorel des citoyens osent, quelle outrecuidance,  déposer des recours auprès des tribunaux lorsque le maire vend, de façon illégale, des terrains appartenant à la commune pour un projet bien précis, modifie en « loucedé » et sans respecter la loi, les règles d’urbanisme toujours pour le même projet et délivre un permis de construire bidon encore et toujours pour le même projet.
Quel culot et quelle bande d’emmerdeurs ces citoyens qui fourrent leur nez partout. A Bihorel, rendez-vous compte, on ne peut même plus magouiller tranquillement sans finir au tribunal ! Mais dans quel monde vit-on ?
Je ne sais pas pour vous mais moi, mes chers Compatriotes, je trouve que les costards à rayures vont de mieux en mieux à Pascal Houbron.
Au fait, vos indemnités de maire, cher Freluquet, vous allez les reverser ou pas à la commune en guise de repentance?
C.D

mercredi 1 décembre 2010

Les non-handicapés

Mes chers amis,
C’est avant tout en tant que président de l’association des non-handicapés de France que je m’adresse à vous ce soir.
C’est vers vous, les non-vieux, les non-jeunes, les non-chômeurs, les non-femmes, les non-affamés, les non-émigrés, les non-homosexuels, les non-infirmes, les non-mongoliens, c’est vers vous que vont ce soir toutes mes pensées.
Nous formons dans ce pays, mes chers amis, une minorité, certes, mais cette minorité, comme les autres minorités, a le droit de se faire entendre. Et pour cela, nous devons nous unir, et montrer au monde que nous existons. Avec nos différences, certes – mais ces différences, les autres doivent, au nom de la solidarité nationale, les reconnaître et les accepter.
Nous sommes des hommes comme les autres.
Nous ne gênons personne en allant travailler la tête haute, sans canne blanche ni béquilles. Si la nature nous pousse à avoir des rapports intimes avec des personnes du sexe opposé au nôtre, en quoi cette singularité dérangerait-elle le bourgeois ?
Nous devons dénoncer le racisme dont nous sommes de plus en plus souvent les victimes. Pas plus tard qu’hier, mon fils, qui vient d’avoir sept ans, est rentré de l’école en larmes:
« Papa, qu’est-ce que c’est qu’un Blanc ? »
Je dois dire que je ne m’attendais pas à cette question si tôt. Je savais bien qu’un jour ou l’autre nous devrions en passer par là. Mais pas si tôt. J’étais désemparé.
« Pourquoi me demandes-tu cela, mon garçon ? ai-je demandé en le prenant sur mes genoux pour le consoler.
- A l’école, les autres se sont moqués de moi. Ils m’ont montré du doigt en criant : « Ah le blanc – eee Ah le blanc – eee. » C’est quoi, Papa, un Blanc ?
- Un Blanc, c’est... c’est un homme comme un autre.
- Alors pourquoi les autres ils se moquent ?
- Ils ont tort. Vois-tu, nous avons nos coutumes, notre religion, qui ne sont pas tout à fait les mêmes que les leurs. Nous portons des pantalons, nous mangeons avec des fourchettes. Nous buvons du vin, et c’est vrai qu’il y a dans le vin comme un goût primitif qu’on ne retrouve pas dans l’eau, cela peut surprendre, mais tu ne dois en aucun cas, mon enfant, en avoir honte. Nous sommes blancs, descendants des Gaulois et des Francs ? Et alors ? Les raisons de nous en féliciter ne manquent pas. Le franc est stable et jamais les Gaulois n’ont donné la gale aux romaines. Nos charolais sont laids, mais nos bordelaises sont girondes. L’Alsace nous a donné ses ballons, Sophia nous a donné la Lorraine. Nous ancêtres du Berry nous ont donné le béret, et nos ancêtres basques les baskets. L’art blanc existe autant que l’art fumé. La Joconde, Versailles, Le Cid, les jeu des 1000 francs, c’est nous, la bombe H et le mistral gagnant, c’est nous. Austerlitz, c’est nous, Auschwitz, c’est... c’est loin, nous sommes blancs et nous devons assumer notre blanchitude.
- Mais pourquoi on est blanc, Papa ?
- C’est naturel. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi. D’ailleurs, l’été, nous ne sommes plus très blancs. Il nous suffit d’aller au soleil et de ne plus bouger. C’est chiant mais ça banalise.
- Oui mais eux, ils ont du pot, ils ont même pas besoin d’aller au soleil.
- C’est un autre problème. C’est parce qu’ils n’ont pas les moyens. Ils gaspillent tout leur argent en nourriture. Vois-tu mon chéri, nous ne sommes pas tellement à plaindre. »
J’ai réussi à consoler cet enfant. Mais combien de temps encore devrons-nous subir les humiliations des minorités handicapés de ce pays ?
L’affaire Jean Dupont a certes secoué les torpeurs et ému les esprits. Mais il a fallu ce drame pour que le gouvernement vote enfin le décret de reconnaissance publique de l’association des non-handicapés de France.
Les faits sont connus de tous, mais nous le répéterons une fois de plus, à l’intention du grand rabbin nègre, non-comprenant, de l’association pour le racisme et contre l’antisémitisme, qui a tenu à être des nôtres ce soir pour montrer qu’à ses yeux nous étions des français à part entière.
Lors des derniers Jeux olympiques pour handicapés, la finale du 400 mètres-haie mettait aux prises une équipe de 30 chômeurs émigrés, cancéreux, non-voyants, à la colonne vertébrale brisée à tout jamais et un non-handicapé de 40 ans, monsieur jean Dupont, auvergnat, hétéro et cadre. Ce dernier arriva le premier avec 39 heures 12 minutes et 6 secondes d’avance sur le second. Par la suite, Jean Dupont devait reconnaître qu’il avait été distrait et qu’il était fatigué le jour de la compétition. C’est cette distraction qui lui a fait oublier qu’en pareil cas le non-handicapé doit attendre les handicapés. De même qu’à l’école les surdoués doivent attendre que les tri-chromosomiques aient compris 1 et 1 = 2 avant de passer, le mois suivant, à 2 et 1 = 3.
Mais cela n’excuse en rien que, de retour aux vestiaires, les « chômeurs émigrés cancéreux non-voyants à la colonne vertébrale brisée à tout jamais » aient roué de coup le malheureux à coup de canne blanche, avant de lui rouler sur le corps jusqu’à ce que mort s’ensuive, en chantant la chanson pour l’Ethiopie.
N’ayons pas peur des mots, mes amis : c’est une attitude qui est contraire à l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme. Jean-Marie Le Pen ne me contredira pas sur ce point : c’est bien ce qui m’emmerde.


Pierre Desproges, Chroniques de la haine ordinaire, 24 avril 1986

mardi 30 novembre 2010

Sur le résultat du référendum suisse

Par Renaud Camus
"Le parti de l'In-nocence salue avec joie et avec admiration le résultat du référendum en Suisse sur l'expulsion des étrangers délinquants. Il constate que c'est une fois de plus la Suisse qui donne l'exemple de la résistance courageuse à la contre-colonisation, malgré les habituelles pressions et menaces des médias collaborationnistes, lesquels d'ailleurs s'ingénient, à présent que le résultat est acquis, à lui donner aussi peu d'importance et de place que possible, crainte que l'exemple ne soit suivi.

Le parti de l'In-nocence juge particulièrement pertinent la matière même du référendum suisse, qui met en avant la délinquance et le droit d'expulser ceux qui s'en rendent coupables. Bien loin de ne relever que de la justice pénale et de la lutte contre la criminalité, la nocence est devenue en effet, avec la démographie, l'instrument par excellence de la conquête. C'est en rendant la vie impossible à leurs voisins indigènes que les colonisateurs les forcent à la fuite, à l'abandon de leurs appartements, de leurs maisons et de leurs quartiers ravagés par la violence, par les fameuses "incivilités" et par la loi du silence. Le nettoyage ethnique en cours dans de si nombreuses zones n'a pas d'autre procédé, et c'est par lui que s'élargissent incessamment les territoires déjà soumis." 
Renaud Camus, Président du Parti de L'In-nocence 

Le socialiste Manuel Valls agressé à Corbeil Essonnes

"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes."
 Bossuet

vendredi 19 novembre 2010

Maire ou Propriétaire de Bihorel ?

Propriétaire de Bihorel
           Mes Chers Compatriotes,

Vous avez, comme moi, reçu cette semaine dans vos boites aux lettres un texte au sujet de  «l’affaire du Chapitre », édité par le « Comité du cadre de vie du plateau nord ».
A sa lecture, on  reste pantois devant « les libertés » qu'a prises Pascal Houbron depuis 2004 avec la loi. Libertés qui lui ont valu 4 condamnations par la justice française en 6 ans dans le même dossier en tant que maire de Bihorel pour non respect de procédure de modification du POS, vente illégale d’un bien immobilier communal à un promoteur, délivrance de permis de construire illégal à un promoteur et la dernière en date mais non la moindre, condamnation à payer 100.000 euros de dédommagement à un promoteur.
Beau palmarès! Mes amis Corses qui ont connu "les Baumettes", pourraient presque en être jaloux.

Est ce bien un maire qu’ont élu les 1.800 électeurs de « Bien vivre à Bihorel » ou n’ont-ils pas plutôt désigné « un propriétaire » de Bihorel ? Un propriétaire qui se croit tout permis en matière de bien immobilier communal, comme dans tous les autres domaines, du PLU à la fusion.
Pascal Houbron aurait pu et dû à un moment, renoncer au projet du Chapitre mais il a préféré, comme pour le PLU, passer en force. Alors il a accéléré, klaxonné mais là, il a fini dans le mur !   
Aujourd’hui l’addition est salée : 100.000 euros à verser au promoteur plus la bagatelle de 30.000 euros de frais. Pascal Houbron peut –il encore se cacher derrière son écharpe tricolore et sortir le chéquier de la commune pour régler la note?
Peut-il encore tenter de partager sa responsabilité avec une majorité municipale servile, qui par réflexe pavlovien, lève en conseil municipal, un bras d’approbation dès que la voix de son maître lui soumet l’une de ses décisions ?
Enfin « Est-ce aux Bihorellais de payer ? » comme questionne le texte du CCVPN ?
Poser toutes ces questions, c’est déjà y répondre et y répondre par la négative!
Le freluquet décide seul, agit seul, alors il doit lui seul assumer et payer.
Même si cela ne couvrira pas la moitié des 130.000 euros, qu’il renonce donc à ses indemnités de maire (environ 1.500 euros/mensuel) jusqu’au terme de son mandat et les consacre à rembourser la dette financière et morale qu’il a maintenant contractée auprès de nous tous, les contribuables et citoyens bihorellais en dilapidant nos impôts locaux .
C.D
Texte du CCVPN (cliquer pour agrandir)

jeudi 11 novembre 2010

Le souvenir de Léopold Veze

Sépulture de Léopold Veze
Le destin m’a un jour mené dans le cimetière de Colamine sous Vodable, un vieux village auvergnat. Il s’y trouve une sépulture oubliée parmi d’autres. La plaque porte le nom de Léopold Veze et indique qu’il est  mort à 26 ans, en août 1914 près de Sarrebourg. Il est écrit « A mon cher fils ». La plaque est surmontée d’un cœur aux inscriptions effacées et d’une croix christique en fer.
Le cimetière entoure l’église Saint Mary du 11ème siècle. Ce n’est ni Vézelay ni la colline de Sion mais pourtant là aussi souffle l’Esprit. Dans ce cimetière, je me sentais chez moi sur cette terre de France et parmi les miens, ceux de cette « race d’esprit » dont parle Charles Péguy. On y mesure à quel point chaque mètre carré de notre patrie porte l’emprunte de leur sueur et de leur sang. Au bout d’une petite heure et après avoir admiré avec émotion dans l’église une statue en bois de la Vierge en majesté datant du 12ème siècle, j’ai repris ma route vers d’autres lointains villages.
Ce matin à 11 heures devant le monument aux morts de Bihorel, pendant la minute de silence, j’ai bien sûr pensé à mes deux grands pères, mais aussi à Léopold Veze, cet inconnu pour moi, mort pour la France et pour nous, dont le souvenir a croisé le chemin que j’empruntais et qui traversait notre pays un jour de paix au mois d’août 2010.
C.D
Eglise Saint Mary à Colamine sous Vodable

samedi 6 novembre 2010

Le dilettantisme de « Bihorel avec Vous »

Expression de l'opposition "Vert Solidaire"
A Bihorel, sans le savoir, sur le plan politique nous sommes de petits veinards.
La Droite française a depuis des décennies la réputation, que certains diront usurpée, d’être la plus bête du monde. De fait, à « Bien Vivre à Bihorel », on apporte, chaque jour que Dieu fait, sa pierre à l’édifice et ceci sans relâche depuis 2008.
Ces petits bourgeois que caricaturait si bien Flaubert, mêlés à de niais calotins (parfois ce sont les mêmes), nous ont éclairé sur leurs dessins et perspectives concernant l’avenir. Il n’est qu’à relire le premier commentaire du billet « Bien vivre à Bihorel et trilogie du bonheur », pour comprendre à quel futur radieux et socialement asiatique (destinés aux autres, bien sûr, et à leurs descendants) rêvent ces petits boursicoteurs et rentiers de la démocratie.
Tout au plus, font-ils la charité très « Notre Dame des Anges » aux plus démunis, d’un bonheur consumériste (mon brave, voici de quoi vous vêtir), en permettant, avec leur générosité condescendante, la construction d’un Distri Center.
Depuis Molière, on sait le petit bourgeois inculte. Pourtant ce n’est pas le talent, voire le génie, qui manque aux écrivains de droite: Chateaubriand, Barrès, Léon Bloy, Céline, Bernanos, Raymond Aron, Jean Raspail et tant d’autres qui auraient pu inspirer tous ces « Bourgeois Gentilhomme » qui se rêvent en notables à Bihorel  mais qui ne sont que des petits boutiquiers d’âme et d’esprit.

La gauche ou ses débris qui  flottent encore dans l’univers politique de ce début de 21ème siècle, n’est même pas là pour relever le gant. Dans notre commune, c’est « Bihorel avec Vous » qui est sensée, incarner l’alternative « de Gauche » avec sa pseudo « différence », ses projets soi disant « solidaires » et « durables » susceptibles de sauver le prolétaire et la planète. On se voudrait « responsable », « crédible », on se pose en alternance, en force de recours, prête demain à assumer la gouvernance de Bihorel.
 Mais in fine qu’en est-il ? Au moment où la commune est, une fois encore, bradée sous forme de fusion par le Freluquet,  au moment où ce Paon (qui fait la roue à chaque fois qu’il évoque sa bonne gestion de Bihorel), est condamné par la justice française (décision que nous n’avons pas à commenter) à verser 100.000 euros, pris sur nos impôts locaux, à un promoteur, l’opposition de salon « Bihorel avec Vous » nous la joue façon dilettante.
Eux si prompts à dénoncer le verrouillage de la démocratie locale par Pascal Houbron, se montrent incapables de rédiger un texte de 420 caractères dans le « Bihorel Mag » d’Octobre 2010 pour, si ce n’est exprimer leur opinion, tout au moins montrer qu’ils existent encore!
Les élus de « Bihorel avec Vous », n’avaient-ils rien à opposer au Freluquet ?  Panne d’idée  ou « je-m’en-foutisme » de bobos qui n’ont cure de l’intérêt des bihorellais mais qui tout autant que le petit Marquis de la rue Saint Denis, sont mûs par leurs seuls désirs de paraître ?
De vrais veinards, je vous disais, les citoyens bihorellais.
C.D
4ème de couverture. "Bihorel Mag" octobre 2010 (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

lundi 1 novembre 2010

Chateaubriand

L'automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j'entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois. J'écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors même qu'il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu'il fallait peu de chose à ma rêverie ! Une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d'un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s'élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j'aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait ; je sentais que je n'étais moi-même qu'un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : " Homme, la saison de ta migration n'est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. "
 Chateaubriand