"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mardi 9 février 2010

La Blague Carambar de Maurice

Nous avons déjà eu ici l’occasion de nous féliciter du professionnalisme avec lequel Maurice préparait ses dossiers en vue du conseil municipal. Hier il nous a confié qu’il étudiait le document PLU depuis trois jours. Autant dire que depuis deux ans il ne sait pas de quoi on parle. Enfin il nous a montré qu’il travaillait ses interventions et ses citations avec tout autant de minutie.
Mais non Maurice, dans le dialogue d’Audiard ce n’est pas en tant que conseiller municipal que Robert Dalban a entendu beaucoup de conneries mais comme militant socialiste !
Ah la verve, le réalisme et la justesse d’analyse d’Audiard, on ne la louera jamais assez.
A « Bihorel avec vous » on appréciera sans doute.
En tout cas, comme l’a relevé Jean Claude Ravenel en réponse au tribun Buisson, si on est friand de conneries, il ne faut jamais louper une intervention de Maurice au conseil municipal.

dimanche 7 février 2010

Juste un samedi soir, parc de l'Argilière

Il est environ 19 heures ce samedi soir de février 2010. Au parc de l’Argilière, une jeune bihorellaise de 20 ans avec son petit copain du même âge se bécotent sur un banc public, comme aimait à le chanter Brassens dans la France d’avant. Comme tous les amoureux dans ces instants là, ils se sentent seuls au monde. Illusion! Bientôt une bande de racailles « aux tronches pas très catholiques » va venir briser le romantisme de l’instant. Ils s’en prennent en priorité à la jeune fille, lui demandent son « 06 ». Son refus les énerve, le garçon lui a peur. D’ailleurs qui n’aurait pas peur, seul avec sa copine face à 5 ou 6 racailles? Le couple tente de s’échapper du parc mais il est rattrapé rue de l’argilière. Le garçon frappé dans les côtes et à la tempe avec un anti-vol de moto, s’écroule. Pendant ce temps, la jeune fille est coincée contre la clôture d’une maison.
On passait par là. Coup de chance pour les deux tourtereaux, mauvaise pioche pour la racaille. Le rapport de force en leur faveur étant passé en dessous de 3 contre 1, les descendants de fellouzes en dignes héritiers filent comme des péteux dans plusieurs directions. L’urgence n’est pas de les poursuivre mais de s’occuper du jeune homme resté à terre la tête entre ses mains. La police est prévenue. Les deux amoureux en état de choc montent tant bien que mal dans ma voiture, nous attendons devant le commissariat (fermé) rue de Verdun l’arrivée de la maréchaussée et de l’antenne mobile. Une vingtaine de minutes plus tard la police nationale arrive. La municipale ? Non, elle est peut être à quelques dizaines de mètres de là, cachée dans les arbres avec ses jumelles radar, occupée à contrôler sur la quatre voies de la rue du maréchal Juin des automobilistes qui seront verbalisés pour 52km/h (vitesse retenue). La racaille peut casser tranquillement du blanc.


Les deux policiers ne prendront même pas mes coordonnées, c’est sans doute mauvais pour les statistiques. Le jeune homme se tient toujours la tête, il a des étourdissements, il est emmené dans l’antenne mobile direction les urgences du CHU pour des radios du crâne et de l’abdomen. La jeune bihorellaise est elle toujours en état de choc. Comment vont-ils ce matin ? Nous ne savons pas.
La jeune fille habite à deux rues de chez moi. Ce n’était ni mon fils, ni ma fille mais cela peut leur arriver demain, tout comme à vos enfants ou à vous-même. Deux français de souche contre 5 ou 6 racailles. Configuration des combats futurs. La France de ce début de vingt et unième siècle me fait de plus en plus penser au Liban de 1975. Le jour où ça pétera, je vous conseille de ne pas avoir chez vous que vos fourchettes pour vous défendre.


Ce n’est pas au « Karcher » qu’il faudrait nettoyer les banlieues. La mission aurait du être confiée depuis longtemps aux Parachutistes du Général Massu ou à leurs successeurs, histoire de renvoyer toute cette racaille dans la patrie dont ils chérissent tant l’équipe de football.

Manu ad ferrum
C.D

samedi 6 février 2010

Mise en bière

Vote du PLU inscrit à l'ordre du jour du conseil municipal, lundi 8 février de l'an de grâce 2010. Soyons nombreux de noir vétus, à suivre le cortège des funerailles de Bihorel.

samedi 30 janvier 2010

Clearstream

Lorsque le Sage montre la pieuvre financière, l'idiot regarde le duel Sarkozy / Villepin

(libre adaptation du proverbe chinois: lorsque le Sage montre la lune, l'idiot regarde le bout du doigt)

Poésie (2)

Poularde Marguerite de Savoie


Faire rissoler pendant cinq minutes dix alouettes dans du beurre brûlant.
Leur ajouter une belle truffe blanche, détaillée en copeaux ; couvrir hermétiquement la casserole et la retirer du feu.
Introduire ensuite alouettes et truffe, pendant qu’elles sont chaudes encore, dans une belle poularde, braiser celle-ci avec moitié fonds de veau, moitié vin blanc de Savoie.
D’autre part; préparer une polenta au lait : l’étaler sur une plaque, en couche de deux centimètres d’épaisseur et laisser refroidir. Détailler ensuite avec un emporte-pièce rond de quatre centimètres de diamètre.
Quelques instants avant de servir, passer ces ronds de polenta dans de la farine; les colorer au beurre clarifié. Les saupoudrer ensuite de Parmesan râpé et les glacer vivement.
Dresser la poularde sur un tampon très bas, en pain frit ; l’entourer avec les ronds de polenta glacés: saucer le fond du plat avec un peu du fond de braisage, lié à l’arrow-root, et envoyer le reste dans une saucière.

- Servir en même temps un légumier de truffes blanches du Piémont, émincées, sautées au beurre et arrosées de quelques cuillerées de glace de viande fondue.

Auguste Escoffier, le Guide Culinaire, Paris 1902

mercredi 27 janvier 2010

Alain Finkielkraut

Tribune publiée dans La vie, le 21 janvier 2010

En lançant la proposition d’une réflexion nationale autour de ce qui nous fait français, Éric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, a ouvert une série de débats jusqu’à fin janvier. Non dénuée d’arrière-pensées politiques, la proposition mérite qu’on s’y arrête. La Vie y apporte sa contribution. Après Max Gallo (n° 3349), Esther Benbassa (n° 3351), Patrick Lozès (n° 3358), le philosophe livre sa position.

Être français, pour moi, c’est d’abord consentir à un héritage, être le légataire d’une histoire. Voulons-nous la continuer, la reprendre à notre compte ou préférons-nous nous alléger de ce fardeau ? Malheureusement, la tendance actuelle va plutôt vers la désaffiliation. L’identité française s’efface peu à peu au profit d’une société des individus. Une société où chacun fait son marché. Ce n’est plus la mémoire nationale qui forme le monde commun, c’est la télévision. Ce lieu où ceux qu’on appelle les « people » bazardent l’héritage, résilient toute dette et parlent n’importe comment, en y mettant la même application que la classe cultivée d’hier mettait à s’exprimer dans une langue choisie.
Il existe une civilisation française. La question est de savoir si celle-ci a encore une place à l’ère du village global et si nous voulons nous donner les moyens de la perpétuer. Je n’en suis pas sûr. J’entendais l’autre jour, à la radio, Robert Badinter parler de l’identité nationale en évoquant une communauté de culture, de valeur et de destin. Pour faire comprendre ce que signifiait « communauté de culture », il a cité spontanément deux œuvres littéraires : À la recherche du temps perdu et la Princesse de Clèves. En l’écoutant, je pensais à Ernst Curtius, grand philologue allemand de la première moitié du XXe siècle, qui écrivait : « La littérature joue un rôle capital dans la conscience que la France prend d’elle-même et de sa civilisation. Aucune autre nation ne lui accorde une place comparable. Il n’y a qu’en France où la nation entière considère la littérature comme l’expression représentative de sa destinée. »
Dans la même émission, quelques minutes après, un auditeur interpellait Robert Badinter : « Moi, je suis juif d’origine polonaise. Je n’ai jamais lu Proust ni Mme de La Fayette, ma femme qui est auvergnate, non plus, et nous n’en sommes pas moins français. » Cette affirmation m’a profondément déprimé. Elle témoigne d’une révolte du sentiment démocratique contre ce qu’il y a de plus beau dans l’identité nationale, notre culture. « Fier d’être français ! », affirme Robert Badinter. « Fier d’être inculte ! », lui répond cet auditeur qui ne veut pas qu’on lui gâche la vie avec des références écrasantes. Cette prise de position montre bien la volonté d’émancipation actuelle à l’égard du surmoi national. Pourtant, les œuvres littéraires et le passé qu’elles constituent sont pour nous une source d’inspiration et une espèce de défi. Elles ne nous laissent pas tranquilles. Elles exigent de nous que nous les comprenions, que nous soyons à la hauteur de leur intelligence et de leur langue. Mais voilà qui semble insulter, offusquer le sentiment présent d’égalité. Alors, on s’en débarrasse, on se défait d’une identité trop lourde à porter car elle nous oblige. Ce n’est donc pas le contenu de l’identité nationale qui est aujourd’hui en question, mais son existence même : y a-t-il une place en nous pour la reconnaissance de dette ou ne sommes-nous désormais que des clients, des consommateurs, des créanciers du monde ?
Je suis né de parents d’origine polonaise, j’ai bénéficié avec eux d’une naturalisation collective lorsque j’avais 1 an. Je n’ai jamais été rien d’autre que français et en même temps il y a un moment de ma vie où je me suis demandé ce que cela signifiait d’être français. Ce sont les écrivains qui m’ont permis de répondre à cette question. Ronsard, La Fontaine, Nerval, Verlaine, Aragon, Racine et Corneille, Montaigne et Pascal, Diderot, Marivaux, Balzac, Stendhal, Flaubert ou Proust ont pour moi plus d’importance que Robespierre ou Napoléon. Je suis reconnaissant de parler une langue qui me donne immédiatement accès à une littérature aussi variée et aussi belle. Et j’ajoute, de manière plus objective, que les écrivains ont eu en France un rôle déterminant. C’est la raison pour laquelle je suis très inquiet du destin, à mes yeux tragiques, de notre idiome national, qui s’appauvrit chaque jour davantage.
Dans un pays qui accueille un nombre toujours croissant d’étrangers, notre devoir est d’assurer une coexistence harmonieuse entre les uns et les autres. Pour dire les choses plus brutalement, d’éviter le conflit, d’empêcher la guerre civile. À cette fin, la France se doit de ne pas renoncer à elle-même. Dans certaines circonstances, la fidélité n’est pas une attitude passéiste. Elle est un projet d’avenir. Notre civilisation doit pouvoir s’affirmer face à ceux qui la contestent. Et nous ne devons rien céder à la francophobie montante dans notre pays. « Sale Français » est devenu une injure répandue dans les banlieues. On ne peut pas répondre à cela en faisant abstraction, au nom de la diversité et du respect de l’autre, de l’identité française. Ce serait d’ailleurs une entreprise vouée à l’échec que de vouloir intégrer dans une France qui ne s’aime pas, des gens qui n’aiment pas la France. Ne fût-ce que par les nouveaux dispositifs technologiques dans lesquels les enfants sont pris et absorbés dès leur naissance, notre pays est aujourd’hui menacé d’amnésie. Et, face à cette amnésie grandissante, la mémoire est un projet.
Nous avons besoin de la littérature, de ses nuances, des qualités dont elle est porteuse pour mieux voir. La littérature est une éducation de la sensibilité. Notre perception est aussi fonction de notre pouvoir d’énonciation et donc des œuvres que nous avons lues. Nous devrions aujourd’hui changer de paradigme. Notre but ne peut plus être de transformer le monde, mais de le sauver. Le philosophe allemand Hans Jonas parlait d’un passage du « principe espérance » au « principe responsabilité ». Dans la mesure où elle nous éduque à la beauté, la littérature nous donne les moyens, nous ouvre les yeux sur la variété des paysages. Elle peut nous aider, face à l’uniformisation, face au « devenir-banlieue », à épargner le monde ou ce qu’il en reste.
La culture a la vertu de nous vieillir. Plus nous lisons, et plus nous sortons de notre temps. Et l’idéal serait de pouvoir habiter d’autres siècles. « Il faut en finir jeune avec la jeunesse, sinon quel temps perdu », écrivait Philippe Muray. Oui, je crois qu’aujourd’hui l’humanité est de plus en plus jeune. Elle n’est pas assez vieille, pas assez déployée. On parle sans cesse d’émancipation, alors émancipons-nous du présent. Nous avons besoin d’un détour par le passé pour comprendre quelque chose à ce que nous sommes. Si nous voulons embellir le monde, ou à tout le moins éviter qu’il ne s’enlaidisse irrémédiablement, il faut que nous puissions acquérir et transmettre le sens de la beauté. Je ne veux pas me détourner des urgences du présent, mais je ne vois pas comment une politique digne de ce nom, c’est-à-dire une politique qui soit souci du monde, pourrait faire l’économie de la culture et s’affranchir du passé.

La grande peur des ouviers de France qui vivent dans les banlieues

Article de Mireille Popelin, paru sur le site de Riposte Laïque
http://www.ripostelaique.com/La-grande-peur-des-ouvriers-de.html


"Ils sont 12 millions dans le salariat français. Et on fait tout pour qu’ils disparaissent. On n’en parle plus ! la gauche "bobo" dit même qu’ils n’existent plus. La discrimination, eux , ils la subissent : leurs luttes, les "Conti" les Caterpillar etc. qui se battent contre les délocalisations et les "plans " dits sociaux ( le chômage ) ils les mènent souvent seuls. Ce sont eux qui habitent dans ces cités HLM qui subissent la loi des intégristes et des mafieux.
Beaucoup ont quitté ces banlieues devenues invivables. sauf ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter ou de louer ailleurs. Les vieux retraités qui n’ont pas pu partir subissent injures : " sales français, vieilles putes, et 4 m2 " Vous ne savez pas ce que signifie ce 4m2 ? C’est la tombe, ils réduisent ces vieux travailleurs à la tombe ! Avec les crachats ciblés, près de leurs chaussures, avec les places, dans le bus, que l’on offre ostensiblement à une musulmane voilée plus jeune qu’eux. Au marché, c’est la musulmane que l’on sert d’abord, ostensiblement et l’on fait attendre les "francés", les marchands sont "arabes". Les boucheries sont presque toutes halal et les retraités doivent prendre un bus ou le métro pour s’approvisionner en viande non halal

L’école ? Les islamistes sont à la porte et font pression sur les pauvres enseignants... pas de piscine pour les filles, pas d’éducation "sexuelle " ( Nous, on a la religion on n’a pas besoin de ça , on ne parle pas de ça ) . Biologie , histoire , les enseignants craquent souvent, partagés entre la peur et le désir de "tirer" ces gosses vers l’émancipation, vers le savoir . Je le sais bien, ça se passe dans ma famille, et ça se termine par dépression et infarctus .
Alors, j’en ai assez de lire partout ( sur Marianne aussi ) la grande peur des musulmans discriminés. Alors qu’intégristes et mafieux font régner "leur" loi dans les "territoires perdus de la République). "
Mireille Popelin

Le petit jardin


J Dutronc --le petit jardin--

vendredi 22 janvier 2010

Cocus

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Benoît joue à Simplet. Benoît voudrait nous faire croire qu’Houbron et le système ont fait cocus les socialistes et leurs amis de Bihorel avec vous. Benoît feint de découvrir qu’une enquête publique « c’est une phase obligatoire, on fait semblant d’écouter les gens, on fait semblant de lire ce qu’ils écrivent » et de poursuivre «En fait, le pouvoir du maire est absolu ». Benoît le louveteau aurait donc (enfin) perdu son pucelage en politique. Fort de sa nouvelle condition et deux semaines avant le vote du PLU, Benoît va essayer « d’alerter, de faire prendre conscience aux gens ce qu’est ce document d’urbanisme et ses conséquences ». Benoît, fallait pas dormir pendant l’homélie de Saint Freluquet, sa grand messe sur le PLU dure depuis des mois. Je sais Benoît que vous lisez mon blog mais apparemment pas assez attentivement. J’ai expliqué tout cela.
Bien sûr je plaisante, car bien évidemment vous nous prenez pour des cons. « On a d’abord réellement cru qu’au sein des instances faites pour, on pourrait amender cette affaire là » (ndlr : le PLU). C’est la phrase de trop. Jusque là, Benoît, d’innocents bihorellais auraient encore pu vous accorder de la mansuétude, celle que l’on accorde aux naïfs ou aux benêts, mais cette phrase vous range dans la catégorie des politiciens cyniques jouant d’une fausse innocence pour mieux nous tromper.
Mes Chers Compatriotes l’interview de Benoît a au moins un intérêt : c’est une excellente illustration de comment faire semblant en politique d’être un opposant sans s’opposer. Cela nous montre pourquoi en France la démocratie est un marché de dupes entre le peuple et les « élites » et où la droite et le PS verrouillent le système pour mieux en profiter.
Avec Pascal Houbron et Benoît Pétel, les cocus de l’histoire c’est toujours Bihorel et les bihorellais.

lundi 11 janvier 2010

Un Pupille fier de sa Nation


"La droite et la gauche ont le même grossiste. C'est pour ça qu'ils vendent le même produit" se plaisait à dire Philippe Seguin.
Une simple lecture de son discours à l'assemblée Nationale du 5 mai 1992 suffit pour voir ô combien celui-ci était prophétique... Tout y est: la définition de la Nation française contre une hypothétique identité nationale définie en creux par le Traité de Maastricht, la perte de la souveraineté au profit d’une caste dirigeante et technocratique, 1992 comme l'antithèse de 1789, le mépris de la souveraineté du peuple et des droits de l'Homme.

" la vie politique d’aujourd’hui, c’est comme un match de foot où les deux équipes jouent mais où le ballon a disparu, détenu par les autres puissances, celles de l’argent qui gouvernent en cachette", commentait Philippe Seguin auprès du jeune Dupont-Aignan...

lundi 4 janvier 2010

Albert Camus

"Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse."

Albert Camus, extrait du discours de Stockholm (10 décembre 1957)

mercredi 30 décembre 2009

VAPEURS

Arracheur de dents (oeuvre contemporaine)
« Dans quelle langue faut-il l’écrire ? », nous demande un Pascal Houbron que la critique visiblement échauffe et qui a des vapeurs. Question inutile, mon cher, avec vous, on sait qu’à l’écrit comme à l’oral vous pratiquez la langue des arracheurs de dents: celle du mensonge.
Si l’on souhaite un énième exemple, il suffit de poursuivre la lecture de l’édito du Bihorel Mag n°78. « La municipalité actuelle ne construira pas sur l’hippodrome; ne construira pas dans le square Tamarelle, ne construira rien sur l’espace des pommiers, ne construira rien sur la place de l’église… ». Le freluquet nous prendrait-il pour des benêts ? Bien sûr que ce ne sera pas la municipalité qui construira (elle n’a pas le premier centime pour le faire et cela grâce à la bonne gestion de Pascal Houbron) mais les promoteurs, eux, construiront en appliquant le PLU!
Encore un exemple ? « Vous qui êtes propriétaire, êtes vous si prompt, nous demande le bon Pascal, à quitter la commune et à laisser faire n’importe quoi sur votre parcelle ? » Si c’est à moi que l’on pose la question, je répondrai « non bien sûr » mais si la mairie préempte ma propriété lors de la vente, alors là on peut lui faire confiance pour laisser faire n’importe quoi sur mon ex-parcelle par un promoteur qui respectera le PLU.
La suite de l’édito se délaye un peu et le maire nous ressort ses antiennes essoufflées: « développement urbain de qualité et maîtrisé, protéger le cadre de vie, les paysages, les bâtiments emblématiques, blablabla…..jusqu’à « accompagner la vitalité économique de la ville ». Tiens, ça c’est intéressant ! Au moment où le maire fait courir le bruit qu’il préemptera les terrains des entreprises Delaunay et Karine, supprimer ou déplacer des emplois vers d’autres territoires que ceux de la commune, c’est sans doute cela accompagner la vitalité économique de Bihorel selon Pascal Houbron ! Situées en zone UB, ces deux belles et grasses parcelles feront de juteuses poires et de gros bénéfices pour les promoteurs grâce au PLU.
Et l’emploi à Bihorel? Allez donc vous faire embaucher ailleurs, ici on fait de l’immobilier!

Un plus un plus un, égale ? Trois mensonges.

Il est savoureux de lire la majorité municipale nous expliquer dans son billet que combattre le maire « avec tant de hargne, voire de haine », c’est ne plus respecter les règles de la démocratie. Au maire de nous montrer l’exemple en ne s’asseyant plus sur la démocratie à tout bout de champ et en arrêtant de s’essuyer les fesses avec l’expression des bihorellais (enquête publique) en déballant des projets de construction sur un terrain inconstructible alors que l’enquête publique est en cours.
Si « des procédés qui rappellent l’ultra gauche » avaient cours à Bihorel (allusion sans doute aux citations de Gandhi par les socialistes), Mesdames et Messieurs de la majorité municipale, vous seriez les premiers avertis car vous seriez déjà en camp de rééducation dans les rizières. Vous trouvez le climat insurrectionnel malsain ? Exact : le goudron et les plumes seront pour vous.

In fine, l’édito de Pascal Houbron dans le Bihorel Mag de Décembre est une illustration du paradoxe d’Eubulide (IV ème siècle avant J.C), que l’on peut résumer ainsi : « un homme déclare, « je mens ». Si c’est vrai, c’est faux, si c’est faux, c’est vrai ».
Mes Chers Compatriotes, je vous adresse mes meilleurs voeux pour 2010!
Constantin Dragasès

SILEX

Silex (œuvre contemporaine)
La fin de l’année est toujours l’occasion de distributions de friandises. L’association « Bihorel avec vous » n’a pas manqué à la tradition en déposant dans nos boites aux lettres un paquet de guimauve. Entre jeu de mots trouvé dans le rebut de l’almanach Vermot (pas de dialogue avec dialoge), abandon de poste façon Jospin (maîtresse Arson qui rend ses aiguilles et son tricot en plein mandat au comité de quartier), un édito à fleuret moucheté et autres billets qui posent des constats mais ne lèvent pas un seul moyen d’action, la lecture du Silex n°6 nous laisse en fin de bouche le goût sirupeux du démocratiquement correct.
Mais rien d’étonnant au fond à cela. Après tout les socialistes ne sont pas mécontents de voir le maire faire le sale boulot qu’ils auraient eux mêmes accompli s’ils avaient été élus. Et puis le mécontentement généré sera toujours bon à capitaliser l’instant venu et cela leur permettra d’invoquer s’ils arrivaient aux affaires « l’héritage ».
Mes chers compatriotes, lisons entre les lignes. Si l’on y prête suffisamment attention, ce que les socialistes reprochent au maire c’est de confondre « urbanisme et immobilier» (édito de Fred Duval). Ce qui les différencie ce n’est pas la préservation de l’existant ou du cadre de vie à Bihorel, pas plus qu’une différence sur le cos, la hauteur à l’acrotère ou le minimum parcellaire. Non, ce qui les différencie c’est la finalité des constructions à venir. Ils sont d’accord avec le maire pour « renouveler » Bihorel et ne s’opposent à lui que sur l’objet de ce qui sera bâti.
Si l’on fait simple, il y a deux écoles :
-La première, celle du freluquet, qui consiste à faire cadeau à des promoteurs, d’un règlement (le PLU) leur permettant de réaliser des opérations immobilières qui leur remplira les poches, ceci au détriment du cadre de vie des bihorellais. Après quoi, les promoteurs redevables s’acquitteront de leurs dettes en sponsorisant les futures campagnes électorales du freluquet à la députation ou autres fonctions républicaines sensées servir l’intérêt général (joke).
- La deuxième, celle des socialistes, qui consisterait à construire du logement social ou des équipements collectifs, par le biais d’un PLU qui permettrait la réalisation de ces constructions, ceci sur le dos du cadre de vie des bihorellais, constructions financées par de l’endettement de la commune et/ou de la hausse des impôts locaux et qui, in fine, remplirait les poches de promoteurs privés, futurs sponsors de campagnes électorales socialistes.

Pour Pascal Houbron et Benoit Pétél, le bihorellais est un égoïste encroûté dans son immobilisme.
Ne nous y trompons pas, les socialistes bihorellais au pouvoir sauraient tout comme Pascal Houbron ce qui est bon pour nous sans prendre soin de nous poser la question et ils passeraient leur projet de mixité sociale et culturelle tout autant en force que s’apprête à le faire Houbron, drapés dans les habits de la légitimité du suffrage universel et d’une concertation bidon.
Alors pour donner le change, nous assistons à un nouvel épisode de « je te sers la soupe, tu me repasses les plats » dont les plus belles illustrations sont ces articles/commandes de presse (paris normandie/bulletin de Rouen) où l’opposition officielle s’oppose et où la majorité se raidit.
Bref, nous sommes en plein Vaudeville: Fred claque les portes et à tour de rôle c’est Pascal ou Benoît qui est dans le placard. Mais le cocu, c’est toujours le bihorellais!

C’est à la lecture du Bihorel Mag de Décembre que l’on mesure le mieux tout le déterminisme qui muscle l’action des socialistes à Bihorel surtout lorsqu’ils en appellent à Gandhi dans leur billet pour dénoncer les projets du freluquet.
La feuille de route des socialistes bihorellais pour 2010 s’inspirera de « l’ahimsa » du Mahatma Gandhi: protestation contre le PLU par jet de chamallows sur les pelleteuses et manifestation avec des fleurs dans les cheveux face aux promoteurs tout en éparpillant des pétales de roses sur le parvis de la mairie avec le Président Duval au sitar indien.
La majorité municipale a raison : le climat insurrectionnel qui règne dans la commune est malsain!

Constantin Dragasès